Danser la vie à pleines dents

Passionnées de danse, Tuyêt Minh et Linh Nga sont toutes deux des artistes qui se vouent corps et âme à cette expression corporelle que certains qualifient de “poésie muette“.
Danser la vie à pleines dents ảnh 1Tuyêt Minh est considérée comme étant l’une des danseuses les plus talentueuses. Photo : CAND/CVN

Hanoi (VNA) - Passionnées de danse, Tuyêt Minh et Linh Nga sont toutes deux des artistes qui se vouent corps et âme à cette expression corporelle que certains qualifient de “poésie muette“.

"La danse est le premier-né des arts. La musique et la poésie s’écoulent dans le temps ; les arts plastiques et l’architecture modèlent l’espace. Mais la danse vit à la fois dans l’espace et le temps. Avant de confier ses émotions à la pierre, au verbe, au son, l’homme se sert de son propre corps pour organiser l’espace et pour rythmer le temps", disait Curt Sachs dans son introduction à l’Histoire de la dance.

Même si la danse est considérée comme le premier-né des arts, elle est pourtant un divertissement relativement nouveau auprès du pubic vietnamien. Pas d’inquiétudes pour Tuyêt Minh et Linh Nga dont la réussite vient d’un engouement et d’une appréciation grandissante du public local à l’art de la danse.

Réaliser un rêve de jeune femme

"J’ai finalement créé quelque chose de beau avec l’art !", a révélé la chorégraphe Tuyêt Minh après le succès de son spectacle musical Um Ba La (Abracadabra). Après sa performance en octobre 2017 à Hanoï, ce spectacle est une collaboration réussie entre différents genres d’art comme la danse, le cirque et la musique, notamment.

La création et la mise en place du spectacle représentait un rêve que la jeune femme nourrissait depuis les premiers jours de sa jeune carrière, à savoir, rapprocher le public de la danse contemporaine. Ayant débuté sa carrière de danseuse professionnelle dans les années 2000, Tuyêt Minh avait dores et déjà une réputation qui l’a précédait. Elle est en effet considérée comme étant l’une des plus talentueuses du métier et, plus tard, avec Trân Ly Ly, elle décida de se dédier à la profession de chorégraphe.

Danser, pour Tuyêt Minh, c’est plus de 20 ans d’entraînement intensif. Née et élevée dans une famille d’artistes, c’est donc à travers ses parents qu’elle a cultivé sa passion pour la danse. En chiffre, il s’agit de 8 ans d’enseignement à l’École secondaire de la danse du Vietnam (actuellement l’École supérieure de danse du Vietnam), 6 ans à l’Université de Théâtre et du cinéma et 13 ans d’expérience en chorégraphie. Elle est actuellement membre du comité exécutif de l’Association de la danse du Vietnam et spécialiste du Département des arts de la scène.

"Pour ma part, je suivrai la profession jusqu’à ce que mon état ne me le permette plus. Je veux écrire, raconter aux gens des histoires de la vie par le langage du corps, à travers mes sensations, mes émotions et mes réflexions. Danser rend davantage sensible aux émotions des autres, la danse pourrait rapprocher les gens, elle nourrit l’empathie", a-t-elle partagé.

Danser, c’est travailler non-stop

Le travail acharné est indubitablement un des attributs requis pour les artistes dudit art. À cela s’ajoutent la discipline, l’indépendance et la responsabilité. Tout autant de qualités qui caractérisent la jeune danseuse Linh Nga.

Ses parents sont également des danseurs célèbres, Dang Hùng et Vuong Linh. Ainsi, la petite Linh Nga est immergée dans la danse depuis l’enfance. Au-delà de "l’héritage familial", elle nourrit une passion brûlante pour l’art.  À l’âge de 12 ans, elle commence ce qui aboutira à sa jeune carrière en étudiant à l’Académie de Pékin. Après 10 ans à l’étranger, elle retourne au pays et affirme immédiatement son talent sur la scène vietnamienne. Quand on parle de Linh Nga, des spectacles connus et appréciés du public tels que "Danse !" et “Lotus“ viennent tout de suite à l’esprit.

Elle s’efforce constamment de maintenir la "flamme de la danse" au sein de la famille. "Ce qui me met le plus la pression c’est d’être à la hauteur de ma famille. Le succès de mes parents est ma constante motivation. Je travaille donc sans relâche pour ne jamais avoir honte !", partage l’artiste Linh Nga.

La formation professionnelle en danse demande beaucoup de temps. Il faut la pratiquer depuis l’enfance, avec passion. Linh Nga a déclaré en soupirant : "Quand je ne serai plus en âge de danser, je regarderai en arrière avec fierté mes dédicaces et mes empreintes laissées et reconnues par le public".

Les danseurs sont souvent vus par le public comme de magnifiques cygnes. Mais les cygnes ne sont splendides que lorsqu’ils ont assez de plumes, volant dans le ciel clair de la lumière et de la musique. Dans les coulisses, à l’abri des regards, c’est un tableau différent. En effet, la pratique est extrêmement douloureuse et va souvent de pair avec blessures, tant physiques que mentales. C’est par amour du métier que l’on parvient à se surpasser et à franchir les difficultés.

Si l’artiste n’est pas transporté par cet amour, il ne dansera jamais comme un cygne mais comme un canard tout au plus… -CVN/VNA

Voir plus

Da Nang annonce le calendrier et les tarifs du Festival de feux d’artifice 2026

Da Nang annonce le calendrier et les tarifs du Festival de feux d’artifice 2026

Le Festival international de feux d’artifice de Da Nang (DIFF) 2026 réunira plusieurs des meilleures équipes pyrotechniques mondiales pour des spectacles thématiques, offrant une série de soirées artistiques lumineuses s’étendant sur plus d’un mois.se tiendra du 30 mai au 11 juillet 2026 sur les rives de la rivière Han.

Dans l'enceinte du restaurant Suoi Hen Vuon Dao, la floraison immaculée des fleurs de bauhinie offre un cadre romantique et poétique. Photo : Quang Quyet – VNA.

Son La : la saison de floraison des bauhinies enchante collines et villages

De la fin février au début mars, sur les collines et le long des artères de nombreuses communes et quartiers de la province de Son La (Nord), les fleurs de ban (bauhinie) s’épanouissent d’un blanc immaculé, offrant un paysage romantique et poétique qui attire de nombreux habitants et touristes venus admirer la nature et immortaliser ces instants en photos.

La littérature jeunesse vietnamienne à la conquête du marché mondial

La littérature jeunesse vietnamienne à la conquête du marché mondial

Ces dernières années, la littérature jeunesse vietnamienne, et plus particulièrement le segment des albums illustrés, enregistre des signes extrêmement positifs. De nombreuses œuvres, après avoir séduit le public national, s’imposent désormais sur la scène internationale, grâce à une multiplication des contrats de cession de droits et à l’intérêt croissant des maisons d’édition étrangères.

Des mannequins présentent l'ao dài de la styliste Lan Huong lors de la Semaine de la mode de l’ao dài 2026. Photo : VNA

Les belles marches de l’ao dài sur la scène internationale de la mode

Le projet «Semaine de la mode de l’ao dài» vise à introduire la tunique traditionnelle vietnamienne sur la scène de la mode mondiale. Après Londres, le projet devrait se poursuivre à Paris et à Milan, deux capitales mondiales de la mode, afin de promouvoir davantage l’identité culturelle vietnamienne.

Trinh Van Quyêt, secrétaire du Comité central du Parti et chef de sa Commission de la sensibilisation, de l’éducation et de la mobilisation des masses, remet les prix A aux lauréats. Photo: VNA

Les 8es Prix nationaux du livre récompensent plus de 50 ouvrages exceptionnels

Deux prix A, la plus haute distinction de ces prix, ont été décernés à « Lich su Viet Nam bang hinh » (L’Histoire du Vietnam en images), ouvrage de Dong A et plusieurs auteurs, publié conjointement par la Maison d’édition de l’Université nationale d’éducation de Hanoi et la Société par actions culturelle Dong A.

L'architecte Thibault Fèbrer et la chanteuse Thanh Tâm interprètent la chanson l’air traditionnel « Bèo dat mây trôi» lors du programme. Photo: VNA

Le programme "Couleurs du printemps" promeut la culture vietnamienne en France

Le programme comprenait des mélodies traditionnelles telles que le « dan tinh » (un instrument de musique) et les chants traditionnels «then» de l’ethnie Tày, des chants populaires Quan ho de Bac Ninh, ainsi que des musiques folkloriques du Nord et du Sud du Vietnam, des extraits de «cai luong» (théâtre rénové) et des chansons populaires célébrant la Patrie, le printemps et l’amour.

Des visiteurs à l'exposition. Photo : VNA

Exposition de peintures et de livres « L’âme vietnamienne en France »

Le Club des amis des mers et des îles du Vietnam en France, en coordination avec l’association Huong Sac Vietnam – Europe, a organisé une exposition de peintures et de livres, placée sous le thème « L’âme vietnamienne en France », qui s’est tenue dans l’après-midi du 7 mars (heure locale) au centre culturel Marius Sidobre, dans le Val-de-Marne, région Île-de-France.

Dans le respect de l’esprit martial, le festival de lutte du village de Sinh interdit formellement toute prise ou tout coup dangereux. Photo : Mai Trang – VNA

Festival de lutte du village de Sinh : une tradition martiale au cœur du Têt

Dans la matinée du 10ᵉ jour du premier mois lunaire, de nombreux habitants et touristes affluent vers l’arène de lutte du village de Sinh (Hue, au Centre), installée dans l’enceinte du temple communal de Lai An. La particularité de l’événement est d’être ouvert à tous les participants, qu’ils soient ou non originaires de la localité. 

Ouverture du 12e Festival de l’ao dai de Ho Chi Minh-Ville 2026, placé sous le thème "Fils de soie dorée – Tisser des aspirations", le 6 mars. Photo: : VNA

Coup d'envoi du 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville

Le 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville propose 17 activités principales tout au long du mois de mars, transformant la métropole en une vaste scène culturelle où l’ao dai s’invite non seulement dans les spectacles artistiques, mais aussi dans la vie communautaire, les espaces urbains et les activités touristiques.