Dans les estampes de Dông Hô, tout est bon dans le cochon

A l’approche du Nouvel An lunaire 2019, l’Année du cochon de terre, Mékong Village voudrait vous parler de cet animal qui demeure toujours très proche et représentatif de la vie campagnarde du Vietnam.

Hanoi, 4 février (VNA) - A l’approche du Nouvel An lunaire 2019, l’Année du cochon de terre, Mékong Village voudrait vous parler de cet animal qui demeure toujours très proche et représentatif de la vie campagnarde du Vietnam.

Malgré son omniprésence dans le quotidien, le cochon n’est pas considéré comme un symbole d’art à cause de son apparence "peu esthétique" et son mode de vie "peu élégant" selon les normes imposées.

Pourtant, cet animal a été joyeusement enchanté et mise en valeur dans les estampes de Dông Hô, un courant d’art populaire bien reconnu au Viet Nam depuis des siècles. Nous allons repérer la signification symbolique que le cochon représente dans la culture vietnamienne à travers 2 dessins typiques de Dông Hô à ce sujet.                                            
 
L’estampe "La famille des cochons" 

Dans les estampes de Dông Hô, tout est bon dans le cochon ảnh 1La famille des cochons. Source: Mékong Village 

Ce dessin présente une cochonne et ses cinq enfants cochonnets en pleine forme autour d’elle. "La famille des cochons" exprime le souhait de la prospérité, la fécondité et le bonheur. Le large sourire affiché sur le visage de la maman, ses grosses oreilles et sa silhouette courbe à la fois ferme dégagent la quiétude et la protection. En parallèle les enfants cochonnets se regroupant à côté de leur maman manifestent la pudeur enfantine ainsi que la joie familiale.  Les cercles du yin et du yang très marquants sur le corps des cochons évoquent eux – même une harmonie suprême entre l’humain et l’univers.

Il faudrait prendre en compte des couleurs qui tissent ce dessin en terre cuite, vert et jaune céramique. Ce sont les matières liées directement à la nature, notamment à la vie agricole des vietnamiens sous la métaphore de l’image de la terre, les arbres et la moisson.

La simplicité et la subtilité dans l’art populaire se reflètent parfaitement dans cette œuvre qui englobe le rêve de l’artiste en particulier et des paysans vietnamiens en général d’une vie familiale heureuse, rebondissante et sereine.
 
L’estampe du "cochon qui mange la plante"

Dans les estampes de Dông Hô, tout est bon dans le cochon ảnh 2Le cochon mange la plante. Source:Internet

A l’opposition de l’atmosphère foisonnante dans "La famille des cochons", le dessin "Le cochon mange la plante" focalise la description de seul cochon, celui qui occupe presque tout l’espace pictural. La bouche croquant une plante avec de la force, les yeux ouverts grandement, les poils très raids, les oreilles tendues, la queue s’endurcit ainsi que les pieds s’appuient lourdement sur le sol, le cochon affirme sa possession de la nourriture comme s’il disait à ses rivaux : "C’est Ma plante. Personne n’a le droit de la toucher".

L’image du cochon en chair et en os, plein de vitalité et d’énergie signifie qu’il est bien nourri par ses maîtres. De ce fait, l’espoir de la richesse, de la bonne santé et de la puissance est capturé immédiatement dans l’ensemble du dessin.

On y retrouve toujours la stylistique de Dông Hô dans les traits doux, courbes à la fois rigides, le mélange des couleurs naturelles très vives et ravissantes, souvent enfantines, la présence équilibrée de l’élément yin et yang.
Il est incontestable que l’image de cochon véhicule la joie de vivre, l’abondance, la fécondité, évidemment la quiétude dans la culture populaire vietnamienne.

2019, l’Année de cochon de terre, on attend quoi d’autre que tout cela ? – VNA

Voir plus

Des activités d'échange culturel ont lieu à l'Espace culturel Due Tam Tra. Photo: SGGP

Un échange culturel pour renforcer les liens entre les peuples de l'ASEAN à Ho Chi Minh-Ville

Un échange culturel intitulé "Connecter les peuples de l'ASEAN" s'est déroulé au sein de l'espace culturel Due Tam Tra, dans la commune de Chau Pha, où les convives ont été initiés à l'art ancestral du thé vietnamien. Les délégués ont pris part au rituel de l’invitation au thé dans un esprit d’amitié, et ont dégusté du thé ainsi que des pâtisseries traditionnelles.

L’ancien récif corallien de Hang Rai est reconnu par les scientifiques pour sa grande valeur géologique ainsi que pour son intérêt majeur dans l’étude de l’histoire naturelle de la région. Photo : VNA

À la découverte de Hang Rai, joyau naturel de Khanh Hoa

Situé dans la commune de Vinh Hai, dans la province de Khanh Hoa, le site de Hang Rai constitue l’un des joyaux naturels du parc national de Nui Chua, intégré à la Réserve de biosphère mondiale éponyme reconnue par l’UNESCO. Ce paysage d’exception se distingue par son ancien récif corallien fossilisé aux formes spectaculaires, façonné par le temps et les éléments, ainsi que par son relief grandiose mêlant falaises rocheuses escarpées et littoral sauvage. 

Andrey Tatarinov, ancien ambassadeur de Russie au Vietnam. Photo: VNA

Mise à l’honneur la langue vietnamienne à travers le 5e concours national de traduction en Russie

L’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO) a accueilli à Moscou la finale de la 5ᵉ édition du concours national de traduction du vietnamien, un événement devenu incontournable qui témoigne de l’attrait croissant pour la langue et la culture vietnamiennes en Russie, tout en contribuant à former une nouvelle génération de spécialistes au service du rapprochement entre les deux pays.

Le festival offre un espace d’échanges et de rencontres entre artisans, entreprises, chercheurs et passionnés de gastronomie, au Vietnam comme à l’étranger. Photo : VNA

Le pho vietnamien, entre héritage et modernité, à l’honneur à Ninh Binh

Le Festival du Pho 2026, visant à honorer les racines historiques du métier du pho et à mettre en lumière le développement continu de ce patrimoine à travers les différentes régions du pays, a débuté le 20 mars dans l’espace piétonnier de Thien Truong (cité urbaine de Thong Nhat, quartier de Thien Truong, province de Ninh Binh). 

Ces tableaux sont méticuleusement composés à partir de grains de riz aux nuances variées. Photo : VNA

Un jeune de Can Tho et son modèle d’entrepreneuriat innovant à partir de grains de riz

Khuu Tan Buu, domicilié dans le quartier de Ninh Kieu à Can Tho, a concrétisé son projet d’entrepreneuriat en créant des tableaux artistiques à partir de grains de riz. Ses œuvres, d’une grande richesse thématique - paysages du terroir, scènes des marchés flottants de Can Tho, portraits du Président Ho Chi Minh ou encore commandes personnalisées - se distinguent par une signature esthétique singulière. Au-delà de la dimension entrepreneuriale, cette initiative contribue à valoriser le patrimoine culturel et à promouvoir l’image des habitants du delta du Mékong, en mettant en lumière un savoir-faire original ancré dans les traditions locales.