Dang Tu Thanh, jeune prodige de la musique traditionnelle

Dang Tu Thanh, 7 ans, est actuellement l’artiste vietnamienne de musique traditionnelle la plus jeune du pays.

Hanoi (VNA) - Dang Tu Thanh, 7 ans, est actuellement l’artiste de musique traditionnelle la plus jeune de tout le Vietnam. Reconnue par l’Organisation des records du Vietnam, elle a été révélée lors d’une émission télévisée de jeunes talents de 2016.

Dang Tu Thanh, jeune prodige de la musique traditionnelle ảnh 1Dang Tu Thanh a reçu le certificat de «La plus jeune artiste vietnamienne interprète de musique traditionnelle» de Guiness Vietnam. Photo : CVN


À la différence de ses amies qui, à son âge, raffolent des poupées et des belles robes, Dang Tu Thanh se passionne pour les luths, la musique traditionnelle, et qui aime s’habiller en costume traditionnel avec un turban coloré autour de la tête. C’est pour cette raison qu’elle fût inscrite en 2016 à l’émission télévisée Nguoi hùng ti hon (Les petits héros), un concours de jeunes enfants talentueux diffusé sur la chaîne THVL1 de la Télévision provinciale de Vinh Long (Sud). Dès sa première apparition sur scène, elle a immédiatement charmé les téléspectateurs en interprétant avec maestria des airs de Ca trù (ou Chant des courtisanes), une musique qui exige une technique vocale complexe. Très peu d’artistes réussissent à l’exécuter à la perfection.    

Avec sa douce voie, Tu Thanh peut interpréter différents genres de musique traditionnelle comme le Xâm (chant des aveugles), le Chèo (théâtre populaire) et le Cai luong (théâtre rénové). Sur scène, elle les interprète d’une manière professionnelle et s’incarne parfaitement dans le personnage. Rapidement, la fillette a attiré l’attention de l’Organisation des records du Vietnam (Guinness Vietnam), qui lui a attribué en septembre 2016 le certificat de «La plus jeune artiste vietnamienne interprète de musique traditionnelle».

Apprendre à chanter ​grâce à Youtube

Dans la vie quotidienne, Tu Thanh est une fillette malicieuse et une bonne élève. D’après sa mère, Bùi Thanh Huê, sa famille ​a été agréablement surprise de son talent dans le monde du spectacle. «Nous sommes des commerçants depuis la génération de mes grands-parents. Personne ne ​possède de talent musical particulier et aucun d’entre nous n’a ​fait de carrière artistique. Dans la famille, nous avons l’habitude d’écouter quotidiennement des airs traditionnel, notamment le +Xâm+», partage Mme Huê.

Tu Thanh est la cadette de la famille domiciliée dans la ville portuaire de Hai Phong (Nord). Selon sa mère, à l’âge de 3 ans, après avoir regardé par hasard avec elle un morceau de xâm interprété par l’artiste Hà Thi Câu sur la plate-forme de vidéos Youtube, sa fille commença rapidement à s’intéresser à ce type de musique. «Après avoir découvert ce genre musical, je remarquais qu’elle était souvent assise à côté de moi et écoutait très attentivement les mélodies et imitait en même temps les gestes de l’artiste. J’ai vite compris qu’elle se passionnait pour ce type de musique», se souvient sa mère.

En regardant le programme télévisé Giong hat Viêt nhi (The Voice kids) sur la chaîne VTV3 de la Télévision nationale alors qu’elle avait 5 ans, Tu Thanh semblait épatée de voir Thiên Nhân, âgée de 9 ans, interpréter des airs de châu van (chant des chamans). Désormais, sur internet, elle recherche des vidéos de musique traditionnelle et apprend seule. «Il ne lui faut qu’un ou deux visionnements pour apprendre par cœur les paroles. Avec sa belle voie, elle maîtrise rapidement les techniques vocales et les accompagne de gestes», affirme la mère. Soutenant sa passion, ses parents ont acheté des albums de musique traditionnelle pour qu’elle apprenne facilement à la maison.

Actuellement, Tu Thanh peut interpréter avec perfection des dizaines d’airs. «Nous encourageons totalement sa passion mais parce qu’elle est encore petite, nous souhaitons qu’elle se concentre d’abord sur les études scolaires. Chaque jour, je l’autorise à utiliser Youtube pendant 30 minutes et une heure le week-end. Ça lui suffit pour apprendre de nouvelles chansons. Il nous arrive d’accepter les invitations pour faire des spectacles le week-end, seulement lorsqu’ils ont lieu dans la ville», affirme Mme Huê.

Tu Thanh affirme qu’elle rêve de devenir une chanteuse de  musique traditionnelle. «Je veux être comme la grande artiste du +xâm+, Hà Thi Câu, et pouvoir jouer tous les instruments de musique traditionnelle», s’exclame-t-elle. -CVN/VNA

Voir plus

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.