Cu Dà, un village de métier traditionnel de miên dong à Hanoï

L’ancien village de Cu Dà, dans le district de Thanh Oai, en banlieue de Hanoï, est célèbre pour l’architecture de ses belles maisons centenaires ainsi que pour sa production de miên dong.
Cu Dà, un village de métier traditionnel de miên dong à Hanoï ảnh 1Les vermicelles de Cu Dà sont entièrement faites à partir de farines d’amidons de canna. Photo : ST/CVN

Hanoi (VNA) - L’ancien village de Cu Dà, dans le district de Thanh Oai, en banlieue de Hanoï, est célèbre pour l’architecture de ses belles maisons centenaires ainsi que pour sa production de miên dong (vermicelles de canna).

Situé à environ 20 km à l’est de la capitale, sur les rives paisibles de la rivière Nhuê, le village de Cu Dà a, selon les annales historiques, plus de 2.000 ans. On y produit des vermicelles de canna (canna edulis) dans de nombreux ateliers familiaux. Le long des chemins tranquilles, la visite du village explore les différentes étapes de sa fabrication allant du tubercule du canna à son séchage sur les claies de bambou.

Le miên dong est populaire dans les familles vietnamiennes. Il occupe aussi une place particulière dans la cuisine nationale. La vermicelle est toujours présente et garnie ainsi les plateaux des repas des jours de Têt.

La production de vermicelles de canna a commencé il y a une centaine d’années. Les nouilles, faites à partir du tubercule du canna, se reconnaissent à leur couleur jaune ou blanche, et à leur parfum. De son nom savant Canna edulis, le miên dong appartient à une famille proche des bananiers (les Cannacés). Il est cultivé en Europe comme plante décorative (ses grandes fleurs rouges sont très belles), sous le nom de balisier.

Une spécialité connue

«Les vermicelles de Cu Dà sont entièrement faites à partir de farines d’amidons de canna. Il est important de choisir un bon amidon de canne pour faire des vermicelles de bonne qualité. Le canna vient des provinces septentrionales de Bac Kan, Lai Châu, Son La ou Môc Châu où il est cultivé sur les coteaux», explique Vu Van Thân, un producteur connu de vermicelles. La couleur des vermicelles dépend du goût de chacun. Nous utilisons du caramel liquide pour transformer nos vermicelles en une couleur jaune-brun». «Au naturel, les vermicelles sont blanches», ajoute-t-il.

Les producteurs doivent être minutieux dans chaque phase de la fabrication de la vermicelle. L'ingrédient principal, l'amidon de canna, est trempé dans de l'eau tiède qui est ensuite filtrée pour devenir la pâte.

Les galettes sont cuites à la vapeur et séchées au soleil avant d’être coupées en longs filaments fins. Ces galettes de vermicelles sont ensuite coupées en bandes longues et minces et séchées encore une fois. Le temps de séchage dépend de la météo.

Chaque jour, Cu Dà expédie entre 15 et 20 tonnes de vermicelles empaquetées, vendues dans l’ensemble du pays et même exportées (notamment pour les Vietnamiens d’outre-mer). «Auparavant, les vermicelles étaient produites manuellement. Maintenant, grâce à l'utilisation des machines, ma famille produit entre 1,5 et 2 tonnes par jour», partage Vu Van Thân.

«C’est une des spécialités du village de Cu Dà. Les vermicelles d’ici ont une bonne saveur et une texture craquante et dure. Même si vous les faites cuire trop longtemps par erreur, les nouilles ne seront pas pâles ni pâteuses. Chaque année, je me rends exprès dans ce village à plusieurs reprises pour y acheter des vermicelles pour ma famille et mes amis», affirme Dinh Thanh Tu, un client.

Si vous arrivez à Cu Dà lors d'une journée ensoleillée, la vue des vermicelles qui sèchent sur les claies de bambou partout dans le village vous fera penser que vous êtes dans un village de soie. -CVN/VNA

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