Hanoi, 20 mars (VNA) -  L'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP), qui vient d’être signé au Chili, est un événement auquel s’intéressent  la plupart des entreprises vietnamiennes et les associations professionnelles du Vietnam.

Dans une usine textile. Photo : VNA

Selon les experts, le CPTPP porte sur non seulement sur les secteurs traditionnels comme la réduction des impôts, l’ouverture des marchés de service,  la propriété intellectuelle, les barrières techniques concernant le commerce, mais encore traite de nouvelles questions non traditionnelles comme l’emploi, l’environnement, l’achat gouvernemental, des entreprises étatiques…

L’accord pose des demandes étroites sur la transparence, la libéralisation des services et des investissements sur la base de l’application des lois du pays de résidence, l’assurance de la gestion publique.

Nguyen Hoang Dung, directeur d’étude et de développement de l’Institut d’étude scientifique, le CPTPP aidera le Vietnam à augmenter ​son PIB via ​plus d'investissements et d​e commerce avec les pays concernés, la promotion des exportations et l’amélioration du label commercial des entreprises.

Pour les secteurs du textile et  de la chaussures le CPTPP aidera le Vietnam à intensifier la croissance des exportations et l’élargissement des marchés.

A côté des avantages, les entreprises domestiques devront faire face à de nombreu​x défis après l’entrée en vigueur du CPTPP.

Pour profiter des opportunités, le​s entreprises nationales doivent élaborer une stratégie à long terme et s’entraider à participer à la chaîne de valeur.

Le docteur Huynh Thanh Dien, membre du groupe consultatif des politiques de développement de l’industrie auxiliaire de Hô Chi Minh-Ville, a estimé que les entreprises doivent améliorer leur compétence d’accès aux marchés d’importation via la rénovation des technologies, la gestion de la qualité des produits ​​pour atteindre les normes internationa​les, la construction d​e réseaux de distribution solides.

Le CPTPP crée une zone de libre-échange qui représente 13% du PIB mondial, soit 10.000 milliards de dollars. Photo: Internet

Les onze pays restants après le désengagement des Etats-Unis de l'Accord de partenariat transpacifique (TPP) ont signé officiellement le 8 mars au Chili, l'Accord global et progressiste de Partenariat transpacifique (CPTPP), nouvel accord en remplacement du TPP.

Malgré le retrait des Etats-Unis, économie la plus puissante parmi les 12 pays participant aux négociations du TPP, le CPTPP ​est toujours l'accord de libre-échange le plus important en Asie-Pacifique et le 3e au niveau mondial, derrière l’Union européenne (UE) et l'accord de libre-échange nord-américaine (ALENA ou NAFTA en anglais).

L’achèvement des négociations sur le CPTPP a illustré la détermination des 11 pays participants ​à parvenir à un nouvel accord de libre-échange sur la base de l’équilibrage des intérêts entre les parties prenantes, en tenant compte du niveau de développement de chaque pays.

Le CPTPP se concentre non seulement sur le commerce et le marché mais aussi sur les questions juridiques et institutionnelles. Il demande aux pays participants d'adopter des réformes commerciales, juridiques et administratives.

Permettant la libre circulation des marchandises, services, capitaux et technologies via les engagements ​de diminuer les barrières tarifaires, le CPTPP ​apportera de nouvelles opportunités aux entreprises, travailleurs et consommateurs des pays participants.  -VNA