Le CPTPP face à des défis et opportunités

Les onze pays restants après le retrait des Etats-Unis de l'Accord de partenariat transpacifique (TPP) ont signé le 8 mars au Chili, l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP).

Hanoï (VNA) – Après avoir surmonté les défis par leurs efforts inlassables, les onze pays restants après le désengagement des Etats-Unis de l'Accord de partenariat transpacifique (TPP), ont signé officiellement le 8 mars au Chili, l'Accord global et progressiste de Partenariat transpacifique (CPTPP), nouvel accord en remplacement du TPP.

Création de l'une des plus grandes zones de libre-échange du monde

Le CPTPP face à des défis et opportunités ảnh 1Le ministre vietnamien de l'Industrie et du Commerce Trân Tuân Anh (premier à droite) et les représentants des 10 autres pays participant au CPTPP à Santiago.

Malgré le retrait des Etats-Unis, économie la plus puissante parmi les 12 pays participant aux négociations du TPP, le CPTPP ​est toujours l'accord de libre-échange le plus important de l’Asie-Pacifique et le 3e au niveau mondial, derrière l’Union européenne (UE) et l'accord de libre-échange nord-américaine (ALENA ou NAFTA en anglais).

L’achèvement des négociations sur le CPTPP a illustré la détermination des 11 pays participants ​à parvenir à un nouvel accord de libre-échange sur la base de l’équilibrage des intérêts entre les parties prenantes, en tenant compte du niveau de développement de chaque pays.

Le CPTPP se concentre non seulement sur le commerce et le marché mais aussi sur les questions juridiques et institutionnelles. Il demande aux pays participants d'adopter des réformes commerciales, juridiques et administratives.

Permettant la libre circulation des marchandises, services, capitaux et technologies via les engagements ​de diminuer les barrières tarifaires, le CPTPP ​apportera de nouvelles opportunités aux entreprises, travailleurs et consommateurs des pays participants.

Le CPTPP face à des défis et opportunités ảnh 2Le ministre mexicain de l’Economie, Ildefonso Guajardo. Photo: Internet

Selon le ministre mexicain de l’Economie, Ildefonso Guajardo, le CPTPP permettra à son pays d’établir des relations de libre-échange avec de nouveaux partenaires comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Brunei, la Malaisie, Singapour et le Vietnam, ainsi que d’accélérer ses exportations de produits alimentaires, dont viande de porc, pomme de terre et fruits, vers les marchés asiatiques.

Par ailleurs, le CPTPP favorisera l'établissement de nouveaux réseaux de production et chaînes ​logistiques, la croissance des échanges commerciaux régionaux, l'amélioration de l’efficacité économique​, la création d’emplois et ​l'amélioration du niveau de vie des habitants.

Le ministre australien du Commerce, Steven Ciobo, a affirmé que le CPTPP créerait de nouveaux emplois, notamment dans l’agriculture, les services et l’exploitation minière et que cet accord ouvrirait de nouvelles opportunités dans cette zone de libre-échange s'étendant de l'Amérique à l'Asie.

Selon lui, en 2016, les échanges commerciaux entre les onze pays participant au CPTPP se sont élevés à 356 milliards de dollars.

Le gouvernement néo-zélandais prévoit que le CPTPP aiderait à augmenter le PIB national de 1,2 milliard à 4 milliards de dollars néo-zélandais chaque année. Ses exportateurs de kiwi et de viande de bœuf seront les premiers gagnants.

Avec la création d'une grande zone de libre-échange qui s’étend à travers l'Amérique, l'Asie et l’Océanie, avec une population d​e 463 millions d’habitants et un PIB total d’environ 10.000 milliards de dollars (soit 13% du PIB mondial), le CPTPP attire l’attention de nombreuses économies. L’Indonésie, la République de Corée, les Philippines, Taïwan (Chine) et la Thaïlande réfléchissent aux avantages d'une adhésion. Le Royaume-Uni a également exprimé plusieurs fois sa volonté d’adhérer au CPTPP après sa sortie de l’UE. Le président américain Donald Trump garde des options ouvertes sur la possibilité de participation des Etats-Unis au CPTPP.

Enjeux et défis du libre-échange​

A côté des avantages, les pays participants devront faire face à de nombreux difficultés et défis après l’entrée en vigueur du CPTPP.

Le CPTPP face à des défis et opportunités ảnh 3Le CPTPP crée une zone de libre-échange qui représente 13% du PIB mondial, soit 10.000 milliards de dollars. Photo: Internet

Le retrait des États-Unis du TPP, qui a été remplacé par le CPTPP, a réduit le potentiel économique des pays participants. La participation des Etats-Unis permettra à cette zone de libre-échange ​de représenter 26,6% du commerce mondial contre 15,2% pour les 11 autres pays.

La suppression des barrières tarifaires aggravera la concurrence, forçant les pays membres, et leurs entreprises en particulier, à accélérer leur processus de restructuration, conformément ​aux pratiques internationales. Si une nouvelle stratégie de développement n'est pas adoptée, de nombreuses entreprises, notamment ​dans les pays en développement, perdront des parts de marché et risqueront de faire faillite. Leurs employés perdront leur emploi et le fossé entre riches et pauvres s​e creusera de plus en plus.

De plus, comme le CPTPP est un accord de libre-échange avec des ​critères élevés et de nombreuses contraintes, les pays rencontreront de​s difficultés dans le processus de mise en œuvre, particulièrement dans le contexte de montée du protectionnisme et du populisme. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est bloquée dans une position neutre et le cycle de négociations de Doha a connu une décennie d'impasse. Le Pérou a confirmé que le plus grand défi du pays dans un proche avenir était la capacité à appliquer le CPTTP.

Pour maintenir et maximiser l'efficacité du ​CPTPP, les pays membres devraient profiter des possibilités d'exploitation du marché, ​poursuivre l’intégration économique, améliorer leur environnement d’affaires et faire de la pression concurrentielle ​une motivation de l'innovation et du développement. -VNA

Voir plus

Produits intelligents, puces et matériaux semi-conducteurs exposés lors de la cérémonie d’inauguration du Centre national de soutien à la production pilote de puces, le 26 juin 2026. Photo : VNA

Le Vietnam attire de plus en plus de grandes entreprises américaines de semi-conducteurs

Le Vietnam a bâti une solide industrie des semi-conducteurs et de l’électronique avant de rejoindre l’initiative ITSI, attirant ainsi de grandes entreprises américaines du secteur. Intel Products Vietnam compte parmi les plus importants sites d’assemblage et de test d’Intel à l’échelle mondiale, tandis que des sociétés de conception de puces telles que Synopsys, Cadence, Marvell et Qualcomm ont établi des centres d’ingénierie et de recherche dans ce pays d’Asie du Sud-Est.

Photo d'illustration: VNA

Ha Tinh : plus de 7 800 milliards de dongs investis dans quatre projets éoliens

Les quatre projets éoliens seront implantés sur le territoire des communes de Ky Van, Ky Lac, Ky Hoa et Ky Thuong, province de Ha Tinh, et comprendront un total de 45 turbines. Selon les prévisions techniques, ces installations devraient injecter chaque année environ 591,456 millions de kWh dans le réseau électrique national.

L'indice ALE 2025 sera dévoilé le 18 août

L'indice ALE 2025 sera dévoilé le 18 août

Le ministère de l'Industrie et du Commerce, en coordination avec les organismes compétents, organisera le 18 août à Hanoï une cérémonie consacrée à la publication de l'indice ALE 2025, destiné à évaluer la mise en œuvre des accords de libre-échange (ALE) au Vietnam.

Activités de production au sein de la société Viet Hai High-Tech Structure Production, située dans la zone économique de Vung Ang. La province de Ha Tinh ambitionne de transformer la zone économique de Vung Ang en un pôle régional pour l'industrie, l'énergie, les infrastructures portuaires et la logistique. Photo : VNA

Approbation du plan directeur révisé de la zone économique de Vung Ang

Le gouvernement vietnamien a approuvé le plan directeur révisé de la zone économique de Vung Ang, dans la province de Ha Tinh. Ce document fixe les orientations de développement jusqu'en 2050 pour faire de cette zone un pôle économique côtier majeur, centré sur l'industrie, les ports, la logistique et les services, afin de renforcer son rôle de moteur de la croissance régionale.