COVID-19 : le tourisme en berne à Hô Chi Minh-Ville

Le nombre de touristes internationaux rendant visite à la mégapole du Sud par voie aérienne a diminué de 28,3% en février par rapport à janvier et de 22,7% par rapport à la même période de l’an dernier.
Hô Chi Minh-Ville (VN) - Le nombre de touristes internationaux rendant visite à la mégapole du Sud par voie aérienne a diminué de 28,3% en février par rapport au mois de janvier cette année et de 22,7% par rapport à la même période de l’an dernier.
COVID-19 : le tourisme en berne à Hô Chi Minh-Ville ảnh 1Des touristes internationaux visitant la Poste municipale à Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA

Selon le dernier rapport rendu public le 20 février par le Service municipal du tourisme, la chute du nombre de touristes internationaux est fortement liée au COVID-19.

Lors de la séance de travail entre l’Administration générale du tourisme et ledit service le même jour, à propos des impacts éventuels du COVID-19 sur le tourisme municipal et sur les agences et entreprises spécialisées en la matière, ledit service a constaté que les activités de production touristique de la ville n’étaient pas épargnées par le Covid-19.

En effet, la mégapole du Sud a accueilli en 2019 près de 15% des touristes ressortissants chinois du total des touristes internationaux. Ainsi, l’épidémie a porté atteinte aux chiffres d’affaires de nombreuses agences du fait que les réservations de circuits de visite et celles de logement ont été annulées en grande partie depuis que l’épidémie s’est propagée en Chine.

Des dégâts inattendus

Actuellement, la ville compte 1.099 entreprises éligibles en activités touristiques en vertu de la loi sur le tourisme de 2017, y compris 869 agences de voyage internationaux, 134 entreprises de voyages domestiques, 76 agents de voyages et 20 bureaux de représentation au Vietnam d’entreprises étrangères de services de voyage.

Face au COVID-19, selon l'évaluation préliminaire d'un certain nombre de grandes agences et services de voyage à Hô Chi Minh-Ville, le chiffre d’affaires en février et au premier trimestre de 2020 a diminué de 40 à 60%, en particulier, encore pire pour les agences qui exploitent le marché touristique chinois, leur chiffre d’affaires a chuté de 70 à 80% en raison de la fermeture de multiples agences de voyage partenaires basées en Chine.

Les voyagistes exploitant les marchés touristiques étrangers ont enregistré une forte baisse du nombre de clients enregistrés, tels que la Thaïlande, Taïwan, la République de Corée, le Japon, l'Europe et les États-Unis. Pour les agences de voyage du marché domestique, elles ont observé une baisse d'environ 10% du nombre de visiteurs (de la part d’autres ressortissants que les touristes chinois). En outre, l’épidémie affecte directement les activités des guides touristiques. De nombreux guides touristiques à Hô Chi Minh-Ville manquent de travail, en particulier les guides touristiques chinois.

La capacité à louer les chambres d’hôtel a quant à elle également chuté de 40 à 50% et le chiffre d’affaires des ventes de chambre a baissé de 60-70% par rapport à la même période de l’an passé. Nombre de restaurants ont perdu 30-50% de bénéfice et de nombreux employés ont même dû être congédiés, selon ledit rapport.

Mesures de relance touristique

Face à cet impact phénoménal, ledit service, en coopération avec l’Administration générale du tourisme, ont organisé des réunions de travail, visant à trouver des mesures d’assistance à la filière, en proposant des activités de promotion commerciale renforcées à compter du mois d’avril cette année. Par ailleurs, ledit service a recommandé au gouvernement local de prendre en compte le report et/ou la baisse de l’impôt pendant une certaine période pour aider les agences de voyage à s’entretenir en ce contexte difficile.

De plus, la mégapole du Sud est en train d’étudier la possibilité de retarder le délai de dépôt fiscal ainsi que d’appeler les institutions bancaires à suspendre temporairement ou à diminuer les intérêts des prêts. Côté entreprises, nombre d’hôtels et restaurants ont également demandé aux services de location foncière de baisser le tarif des baux. Nombre de réclamations de baisse de l’impôt sur le revenu ont été lancées par les entrepreneurs en la matière. – CVN/VNA

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