Coup de projecteur sur l’ao bà ba

Vêtement traditionnel des femmes du delta du Mékong, l’ao bà ba a profité d’une exposition médiatique inédite grâce au concours Miss Terre 2016. Depuis, sa popularité s’est envolée, et pas qu’au Vietnam.
Coup de projecteur sur l’ao bà ba ảnh 1Le concours de beauté «Duyên dang ao bà ba» («Charmant ao bà ba»), organisé en mars dernier à Cân Tho. Photo : VNA/CVN

Hanoi (VNA) - Vêtement traditionnel des femmes du delta du Mékong, l’ao bà ba a profité d’une exposition médiatique inédite grâce au concours Miss Terre 2016. Depuis, sa popularité s’est envolée, et pas qu’au Vietnam.

La splendide Nam Em a choisi l’ao bà ba (chemisier ample fendu) comme habit traditionnel pour sa représentation au concours de beauté Miss Terre l’année dernière. Une première qui n’a pas manqué de faire les choux gras de la presse people, l’ao bà ba étant habituellement dans l’ombre de l’incontournable ao dài, l’emblème vestimentaire des Vietnamiennes.

L’ao bà ba traditionnel est noir ou marron, avec deux poches placées en bas sur le devant, une échancrure séparant ce dernier et le dos. Cette coupe le rend agréable à porter au quotidien, même au travail.

Plusieurs hypothèses existent concernant son origine. Certains pensent qu’il remonte à la dynastie des Lê postérieurs (1427-1789) quand Lê Quy Dôn, un mandarin, désigna le vêtement à porter des gens du Sud au XVIIIe siècle. D’autres penchent plutôt sur la modification de la chemise des Malaisiens de souche chinoise au XIXe siècle pour qu’elle sied mieux aux Vietnamiens.

Dans les années 1960, l’ao bà ba traditionnel est modifié afin de mettre en valeur les courbes féminines. Il devient plus étroit et couvre les hanches. La décennie suivante, l’ao bà ba, avec les manches raglan qui montent jusqu’à l’encolure, à la faveur de la majorité des femmes.

Simplicité et élégance

Depuis, le chemisier ample a été rajusté plusieurs fois. On en trouve aujourd’hui de toutes les matières avec une large gamme de couleurs, avec parfois des ornements du plus bel effet. Les innovations ne se limitent pas au design et aux tons, mais aussi aux boutons, qui donnent du relief au chemisier. Au final, ce vêtement, qui allie simplicité et élégance, s’accorde parfaitement aux qualités des femmes du Sud. -CVN/VNA

Voir plus

Performance artistique lors du Festival de Thành Tuyên 2026. Photo: VNA

Le Festival de Thành Tuyên offre une saison de la mi-automne scintillante

Le Festival de Thành Tuyên 2026 témoigne d’une volonté de préserver et de promouvoir les valeurs culturelles traditionnelles, de mettre en valeur la région et les habitants de Tuyên Quang, ainsi que de faire découvrir aux visiteurs nationaux et internationaux les produits locaux, les sites touristiques et le potentiel de la région.

Les lanternes de Hôi An illuminent la Fête internationale de la mi-automne à Hong Kong

Les lanternes de Hôi An illuminent la Fête internationale de la mi-automne à Hong Kong (Chine)

La première édition du Festival international des lanternes de la Fête de la Mi-Automne a s'est ouverte mardi soir, 17 septembre, au parc Victoria, à Hong Kong (Chine). Parmi les plus de 3 000 lanternes venues de 20 pays et territoires, l'artisanat traditionnel de Hoi An (Viêt Nam) s'est distingué par sa finesse, offrant aux visiteurs locaux et internationaux un aperçu de son patrimoine séculaire.

La soirée d’ouverture a proposé des performances des troupes musicaux que sont Song Hong Jazz Band, Nguyen Le Special Quartet et Senri Kawaguchi Special Fusion Band. Photo: VNA

Ouverture du Festival international de jazz de Hanoï 2026

Le Festival international de jazz de Hanoï 2026 (Hanoi Jazztival 2026) s’est ouvert jeudi soir à l’Opéra de Hanoï, lançant trois jours de concerts et d’activités culturelles dans plusieurs lieux emblématiques de la capitale. Placé sous le thème « Le jazz à Hanoï – Une mélodie sans frontières », l’événement réunit des artistes vietnamiens et internationaux et vise à renforcer les échanges culturels à travers le langage universel du jazz.

De nombreux objets funéraires ont été découverts dans deux tombes anciennes datant d'environ 1.500 ans. Photo: VNA

À Nghê An, deux tombes vieilles de 1.500 ans révèlent enfin leurs énigmes

La structure, les techniques de construction et les artefacts mis au jour confirment que ces deux sépultures sont des chambres funéraires en briques. Ce type de tombe, communément appelé «tombe en briques» ou «tombe des Han», était relativement répandu le long des grands fleuves et cours d’eau qui constituaient des liaisons essentielles entre les zones d’habitat et la mer.