Coronavirus : un film documentaire créé par des jeunes vietnamiens

La distanciation sociale a incité Luyên Thi Linh à se souvenir de ses journées de scolarité dans le passé. C’est pourquoi, elle et un groupe d’amis, ont mis en œuvre un projet de production d’un film.
Coronavirus : un film documentaire créé par des jeunes vietnamiens ảnh 1L’image des soldats chantant dans la zone de quarantaine sera présentée dans le film documentaire de Luyên Thi Linh. Photo : Trà Anh/CVN
Hanoï (VNA) - La distanciation sociale a incité Luyên Thi Linh à se souvenir davantage de ses journées de scolarité dans le passé. C’est pourquoi, elle et un groupe d’amis ayant fait leurs études au Royaume-Uni, ont mis en œuvre un projet de production d’un film documentaire sur ce thème.

Alors que l'épidémie du nouveau coronavirus (COVID-19) a éclaté en mars au Royaume-Uni, le programme d’étude d’agréation en affaires créatives de Luyên Thi Linh a changé. Linh a obtenu une bourse Chevening du gouvernement britannique. Cette bourse d’étude permet aux boursiers de poursuivre leurs études de master pendant un an au Royaume-Uni.

À cause de la propagation de COVID-19, les heures d’étude de Linh ont donc été transférées en ligne. Les étudiants internationaux peuvent ainsi retourner dans leur pays d'origine pour suivre le programme. "L’enseignement à distance a commencé et les gens ont été encouragés à pratiquer la distanciation sociale. Je reste également à la maison", explique la jeune fille.

Comme beaucoup, ses amis aussi ressentent cette différence dans leur vie. Leur amie en France raconte qu’elle doit par exemple écrire une attestation avant de pouvoir quitter son domicile. "C'était inimaginable, je n'ai jamais pensé que cela aurait pu se produire. Les petites choses de la vie comme sortir, rencontrer des amis, aller à l'école n'étaient plus du tout de l’ordre du jour", raconte-t-elle. Ce qui a donné envie à Linh de produire un film documentaire de cette période dans le souhait que les générations suivantes puissent comprendre et respecter ces petites choses.

L’initiative de Linh a été applaudie par ses amis du Club de production de film de l’université. "Cette œuvre raconte les vues concernant la pandémie de COVID-19 des populations de divers pays. Chaque nation comprend une trentaine de personnes pour le tournage. L’image de chaque pays dure de 10 à 15 minutes", informe Linh.

Une histoire émouvante au Vietnam

Dang Thu Trà, âgée de 24 ans, est un des premiers membres qui a accepté de fournir des scènes de tournage pour le documentaire de Linh. Thu Trà est revenue du Japon et a passé du temps en quarantaine dans l’école de formation professionnelle high-tech implantée dans l’arrondissement de Nam Tu Liêm à Hanoï.

"Avant de revenir au Vietnam, j'ai tourné un clip au Japon. J’en ai réalisé un autre pendant mon séjour dans la zone d'isolement. Il s’agit essentiellement des angles de la vie quotidienne. J’ai également interviewé les personnes avec lesquelles j’ai partagé ma chambre avec deux questions à la demande de Linh : Comment l’épidémie vous affecte-t-elle ? et De quoi avez-vous le plus peur pendant cette période ? ", partage Thu Trà.

L’optimisme des soldats volontaires dans la zone de quarantaine a impressionné Thu Trà. "Le plus impressionnant est l'image des soldats portant les tenues de protection et chantant dans la cour et tout le monde se tenant debout dans les couloirs de tous les étages de l’immeuble pour applaudir", raconte-t-elle.

Le danseur Vu Ngoc Khai revenu d’Europe a participé au projet de Luyên Thi Linh. Khai a déclaré que dans le film de Linh, il parlerait très peu et raconterait principalement son histoire en mouvements de danse.

D’après Linh, elle attend encore les images des agents médicaux et soldats.

Selon les prévisions, Linh et ses amis pourraient monter en septembre prochain un ouvrage brut. À la fin de cette année, leur film documentaire serait projeté au Vietnam. -CVN/VNA
source

Voir plus

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.