Co May, une start-up de vannerie exceptionnelle

Co May, une entreprise fondée par des jeunes artisans de la province de Thanh Hoa, est devenue exemplaire dans la fabrication des accessoires de mode à partir du rotin.
Co May, une start-up de vannerie exceptionnelle ảnh 1Trân Van Hùng (droite) étudie le design d’un sac à main moderne.
Photo : VNA
Hanoï (VNA) - CoMay, une entreprise fondée par des jeunes artisans de la province de Thanh Hoa,est devenue exemplaire dans la fabrication des accessoires de mode à partird’un matériau longuement utilisé pour la vannerie : le rotin.

Trân Van Hùng estné dans le district de Nga Son, province de Thanh Hoa (Centre), l’un desendroits les plus connus du Vietnam pour la culture de rotins. Après plusieursannées en tant qu’autoentrepreneur, il a décidé à retourner à sa terre natale,afin de monter sa propre start-up Co May.

"Lesrotiniers au Vietnam ne savent qu’utiliser cette plante pour fabriquer lespaillassons, les tapis-brosses ou les nattes. Mon entreprise a dès le départvoulu se diversifier et avoir des produits originaux, l’idée des accessoires demode est naturellement est venu à l’esprit !", a-t-il fait savoir.

À partir de cetteidée, Van Hùng a construit un petit atelier, puis recruté et enseigné auxartisans de sa localité. Ce jeune entrepreneur a également dû compléter saformation avec des études de design, de marketing et de gestion. Il a ensuiterecruté des amateurs de vannerie et a fabriqué une série de produits : sac àmain, sac à dos, panier, housse de portable et de tablette…

Co May permetaussi à chaque client de personnaliser son produit : élaborer le modèle, ledessiner sur papier, sélectionner les matériaux convenables, assembler lesdécorations…

Start-upexemplaire

Deux ans depuisson lancement, Co May compte aujourd’hui une trentaine d’artisans, avec unbénéfice annuel de 200 millions de dôngs. Chaque produit est vendu de 800.000 à3 millions de dôngs, et les artisans sont payés mensuellement à hauteur de 4millions de dôngs, un salaire très acceptable à Thanh Hoa.

L’étape la plusdifficile au départ a été d’identifier et de trouver sa clientèle. Grace à laqualité de ces produits et à une grande persévérance, cette start-up a réussi àfidéliser une base solide de clients en utilisant notamment les plateformessociales et réseaux de commerce en ligne. Surtout, Van Hùng reste toujoursfidèle de son idée initiale : fabriquer les objets artisanaux de haute qualitéen concurrence avec la production industrielle.

"Nousvérifions les plus petits détails de chaque produit avec prudence etméticulosité. Tout le monde étudie les points forts et faibles, étape parétape, pour que l’on puisse apporter aux clients une grande satisfaction",a expliqué une artisane de Co May.
Co May, une start-up de vannerie exceptionnelle ảnh 2Trần Van Hùng fabrique les accessoires de mode à l’intérieur de son atelier. Photo : VNA


Grâce à lapersévérance et au travail acharné de ses artisans, la marque Co May estdevenue une start-up modèle de la province. En 2020, elle a remporté le Premierprix du concours "Entrepreneuriat de Thanh Hoa", organisé par l’Unionprovinciale des jeunes communistes Hô Chi Minh. Van Hùng a aussi reçu les félicitationsdu président du Comité populaire de Thanh Hoa pour son idée entrepreneuriale.

"Le districtde Nga Son compte actuellement une centaine de start-ups. Parmi elles,l’entreprise Co May de Trân Van Hùng est un modèle de réussite, qui participeaux activités socioéconomiques locales et permet à nombre d’habitants detrouver du travail", a exprimé, Duong Thi Thoa, présidente de l’Union desjeunes communistes du district de Nga Son.

"Je me suisdit depuis la fondation de mon entreprise, que je dois faire des produitsécoresponsables qui peuvent représenter l’artisanat de notre pays à tous lescoins du monde. Le retour des clients m’encourage de poursuivre cette idée.Prochainement, je vais collaborer avec d’autres marques de mode, du Vietnam etde l’étranger, pour élargir la production et fournir davantage d’emplois auxjeunes locaux", a affirmé Trân Van Hùng.-CVN/VNA

Voir plus

La logistique, levier de croissance des exportations vietnamiennes

La logistique, levier de croissance des exportations vietnamiennes

Le Vietnam doit moderniser et mieux connecter ses infrastructures logistiques, développer le transport multimodal et accélérer la transformation numérique afin de réduire les coûts, de fluidifier les échanges et de soutenir durablement la croissance de ses exportations.

Des passagers sur le premier vol reliant Ahmedabad à Hanoï. Photo: VNA

Hanoï-Ahmedabad : une nouvelle liaison aérienne pour renforcer les échanges Vietnam-Inde

La ligne est exploitée par la compagnie aérienne nationale Vietnam Airlines à raison de quatre vols aller-retour par semaine. Il s'agit de la septième liaison de la compagnie vers l'Inde, reliant ainsi le Vietnam à cinq grandes villes de ce pays d'Asie du Sud. L'ouverture de cette ligne vise à stimuler la coopération aéronautique, les échanges commerciaux et le tourisme entre les deux nations.

L'espace de présentation des produits agricoles transformés et des produits OCOP au supermarché GO à Hanoï. Photo : VNA

L’économie vietnamienne : de nouveaux moteurs pour atteindre une croissance à deux chiffres

La reprise vigoureuse de la production et des exportations, portée par l’essor de l’intelligence artificielle (IA), des flux records d’investissements directs étrangers (IDE) et des fondamentaux budgétaires solides, constitue un point positif de l’économie vietnamienne aux yeux des analystes internationaux. Toutefois, plusieurs obstacles restent à surmonter pour maintenir une croissance durable.

Le vice-Premier ministre permanent Pham Gia Tuc préside la réunion ministérielle consacrée au projet de résolution, à Hanoi, le 3 novembre. Photo : VNA

Le gouvernement veut diversifier les marchés et moderniser la gouvernance commerciale

La résolution gouvernementale appelle à une diversification accrue des marchés d'import-export, à l’élévation de la valeur ajoutée des produits nationaux, le renforcement de l’intégration du pays dans les chaînes d’approvisionnement régionales et mondiales, et à la réduction de la dépendance à l’égard d’un nombre restreint de marchés partenaires.