Clap de fin pour les haut-parleurs de quartier à Hanoï ?

Outil essentiel pour annoncer les bombardements durant la guerre et diffuser les lois et politiques du Parti et de l’État en temps de paix, les haut-parleurs de quartier ont accompli leur mission.
 Clap de fin pour les haut-parleurs de quartier à Hanoï ? ảnh 1Les haut-parleurs sont omniprésents dans les quartiers de Hanoï.

Hanoï (VNA) - Outil essentiel pour annoncer les bombardements durant la guerre et diffuser les lois et politiques du Parti et de l’État en temps de paix, les haut-parleurs de quartier ont accompli leur mission historique. La municipalité de Hanoï envisage de les retirer de la capitale.

«Bonjour ! Et c’est parti pour notre exercice gymnastique matinal ! Un, deux, trois, quatre, inspirez..., expirez !». De retour à Hanoï après avoir travaillé plusieurs années à l’étranger, Mme Hang se réveille tous les matins à 05h00... lorsque les haut-parleurs de son quartier se mettent à vociférer l’exercice gymnastique quotidien. Installés juste devant sa maison, ces haut-parleurs, à volume maximal, crachent des sons assourdissants dans sa chambre. Impossible de terminer sa nuit dans ces conditions, avec un manque de sommeil qui se ressent sur sa forme. «C’est exaspérant ! Ils parlent tous les jours, même les week-ends. C’est insupportable !», peste-t-elle.
 
Les haut-parleurs sont omniprésents dans les quartiers de Hanoï. Ils sont installés sur les poteaux d’électricité, dans un entrelacs de fils électriques. Ce débit supplémentaire de décibels au milieu du brouhaha de la circulation est une vraie nuisance pour les habitants locaux. «Personne ne les supporte mais on ne peut rien faire !», exprime Huong, une commerçante au marché du «8 Mars», quartier de Quynh Mai.

Cette femme d’une quarantaine d’années possède un petit magasin d’objets de souvenir à son domicile, justement sous les trois haut-parleurs de son quartier. Elle est obligée d’écouter tout ce qui y passe. «Ils diffusent deux fois par jour, le matin et l’après-midi. Outre les annonces sur la distribution des prestations sociales ou le nettoyage des rues, ils diffusent aussi les informations concernant les funérailles et mariages des familles. Ils polluent l’environnement et assomment tout le monde», dit-elle.

«Ils torturent le sommeil de mes enfants», abonde Thành, un conducteur de moto-taxi stationné sous le poteau électrique.
 
Une mission historique accomplie
 
Durant la guerre contre les Américains, les haut-parleurs ont joué un rôle crucial en diffusant des informations sur les bombardements et autres opérations militaires. Ils étaient également une source d’encouragement, de distraction et même d’inspiration. Les habitants apprenaient par cœur les poèmes, les chansons grâce aux haut-parleurs.
 
Ils sont encore utiles aujourd’hui, en particulier dans les zones rurales, où ils diffusent les alertes à la tempête et autres informations importantes, y compris des campagnes de communication sur la nécessité de garder propre son entourage et de protéger l’environnement.
 
La diversité des sources d’information garantit désormais une large palette de choix. Aujourd’hui, en cette époque où les technologies de l’information sont partout, les haut-parleurs sont une nuisance. Toutes les familles sont équipées d’un téléviseur et la plupart ont un ordinateur connecté à Internet. Sans compter les smartphones, qui permettent de tout savoir en un éclair...

La capitale dénombre actuellement environ 600 quartiers, et chacun compte des dizaines de haut-parleurs. Ils sont ainsi des dizaines de milliers à harasser les Hanoïens au quotidien, qui plus est à des horaires inappropriés au petit matin.
 
Récemment, lors d’une conférence du Service de l’information et de la communication de Hanoï, le ​président du Comité populaire de la capitale, Nguyên Duc Chung, a demandé la révision du réseau des haut-parleurs du quartier. D’après lui, cet outil de masse média est d’un autre âge. La municipalité envisage ainsi de les retirer, purement et simplement.
 
Une information qui enthousiasme les Hanoïens. Ils n’auront plus à subir ce qui s’apparente à une véritable torture sonore. Reste maintenant à savoir quand. - CVN/VNA

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