Ciel Rouge, un film français tourné dans les montagnes vietnamiennes

Le scénariste et réalisateur français Olivier Lorelle, est venu au Vietnam fin juin pour la présentation de son film Ciel Rouge.

Hanoi (VNA) - Le scénariste et réalisateur français Olivier Lorelle, est venu au Vietnam fin juin pour la présentation de son film Ciel Rouge. C’est le 4e film français tourné entièrement dans le pays, après L’amant, Diên Biên Phu et Indochine, qui ont tous connu un grand succès.

Olivier Lorelle est scénariste, réalisateur de cinéma, dialoguiste et adaptateur. Scénariste confirmé, son travail, particulièrement sur des sujets de guerre et de politique, a fait de lui un talent reconnu, idéal pour mener à bien un projet ambitieux tel que Ciel Rouge.

Ce film, tourné dans les grandioses montagnes du Nord, sortira en octobre prochain au Vietnam. Il raconte l’histoire d’amour et la fuite d’un jeune soldat français avec une jeune Vietnamienne du Viêt Minh (Ligue pour l’indépendance du Vietnam) au tout début de la guerre d’Indochine. Ils vont traverser la jungle et s’installer au beau milieu de la nature, superbe, loin du monde, loin de la guerre. Livrés à eux-mêmes, ils découvriront qui ils sont. Ce film est l’histoire de leur amour.

«L’idée m’est venue il y a dix ans. Mais je suis scénariste et pendant ces dix ans, j’ai seulement écrit pour d’autres films. Le point de départ de mon film est la fascination d’un homme envers son ennemi, une femme très courageuse. J’ai besoin d’une bataille, entre deux personnes de deux cultures totalement différentes. J’ai besoin d’une guerre, pas sur le champ de bataille, mais dans un endroit où le soldat se perd. La jungle m’a attiré, a partagé le réalisateur français. Ce que je veux transmettre au public n’est pas l’image de la guerre, mais un message sur le sens de l’amour : qu’est-ce que l’amour, qu’est-ce qu’il peut nous apporter dans la vie».

La nature est le 3e personnage

Avant de tourner le film en 2015, Olivier Lorelle a effectué deux voyages de repérage au Vietnam, en 2013 et 2014. De nombreux films français ont été tournés au Cambodge ou dans d’autres pays asiatiques, mais peu au Vietnam. Il a choisi de tourner autour du lac Ba Bê et de communes reculées du plateau calcaire de Dông Van, deux magnifiques régions peu connues en France.

Ciel Rouge, un film français tourné dans les montagnes vietnamiennes ảnh 1Une scène de Ciel Rouge.

Le lac Ba Bê, province de Bac Kan (Nord) est classé parmi les 20 plus grands lacs d’eau douce du monde. Pour sa part, le plateau calcaire de Dông Van, province de Hà Giang (Nord), est devenu en 2010 membre du Réseau global des parcs géologiques (Global Geoparks Network - GGN) de l’UNESCO. Il s’agit du premier parc géologique du Vietnam et du deuxième en Asie du Sud-Est.

«La beauté de la nature est mise en avant. La guerre n’est qu’en toile de fond pour exalter l’histoire d’amour entre les deux personnages, a informé le réalisateur. J’espère que les Français qui verront le film voudront aller découvrir ces régions».

Il s’agit du 4e film français dont le tournage a été entièrement réalisé au Vietnam, après L’amant de Jean-Jacques Annaud, Diên Biên Phu de Pierre Schoendoerffer et Indochine de Régis Wargnier. Tous ont connu un grand succès dans les salles comme dans les festivals cinématographiques, contribuant à promouvoir les beaux paysages vietnamiens. «Dans mon film, la jungle est le 3e personnage. Et c’est l’occasion de dévoiler au monde la beauté des paysages du Nord du Vietnam», a indiqué Olivier Lorelle.

Un tropisme pour les films de guerre

Olivier Lorelle, qui fut professeur de philosophie, considère qu’il est important, pour les générations futures, de faire des films historiques. Il a écrit des scénarios pour le théâtre, le cinéma. «Peu à peu, l’écriture pour le grand écran a commencé à m’intéresser. La philosophie m’a beaucoup aidé dans ce travail.

Elle m’a aidé à réfléchir à ce que je veux vraiment dire dans mon film, quelle idée ou émotion je souhaite faire passer».

Olivier Lorelle est l’auteur du scénario d’Indigènes, un autre film de guerre, de Rachid Bouchareb, qui a reçu en 2007 le César du meilleur scénario original et le Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 2006, et fut nominé aux Oscars en 2007. Hors-la-loi, également écrit pour Rachid Bouchareb, a été nominé aux Oscars en 2010.

«Et pourquoi suis-je devenu cinéaste? Parce que je veux pouvoir raconter mon histoire de manière plus personnelle. Et parce que les gens oublient souvent les scénaristes !», a-t-il conclu. -CVN/VNA

Voir plus

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.

Cérémonie d'ouverture de la 46e édition du Festival floral du Printemps à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

De multiples activités festives pour célébrer le Têt traditionnel 2026

À Hô Chi Minh-Ville, le Comité populaire municipal a inauguré dans la soirée, au parc Tao Dan, la 46e édition du Festival floral du Printemps. Organisé sur une superficie de près de 9,6 hectares, l’événement se tient jusqu’au 22 février (6e jour du Têt), perpétuant une tradition culturelle emblématique de la métropole méridionale depuis près d’un demi-siècle.