Les ouvriers de l’usine Vinh Hung fabriquent des chandelles.

Hanoï, 30 septembre (VNA) - Traditionnellement, presque dans toutes cérémonies, fêtes ou événements rituels et spirituels des Vietnamiens, les bougies sont symbolisées comme un objet indispensable pour incarner un esprit ou un moment solennel et sérieux à l’honneur de l’ambiance sacrée. Et pour les fabricants de bougies, ce n’est pas simplement un commerce, mais c’est encore un souhait spirituel et même une croyance.

C’est l’histoire de Dàm Manh Tài, 48 ans, Vietnamien d’origine chinoise, propriétaire de l’usine de fabrication de bougies Vinh Hung, quartier Châu Phu B, à Châu Dôc. Cet homme a vécu des hauts et des bas depuis sa tendre jeunesse. Après avoir travaillé dans plusieurs domaines loin de sa ville natale, il a décidé de rentrer en 2014 de Hô Chi Minh-Ville à son domicile pour se consacrer à la fabrication de bougies. Ce métier lui a apporté de beaux jours et depuis lors, avec une vingtaine d’ouvriers, lui et son contingent s’engagent à poursuivre ce métier de décoration pour donner de belles ambiances aux fêtes.

Fidèle à la fabrication de bougies depuis plus de 20 ans

"À l’époque, ma mère faisait cavalier seul avec son commerce d’offrandes et de papiers votifs pour le culte à Châu Dôc, elle m’a +convoqué+ pour lui prêter main forte dans ses affaires. Parmi tous ses produits commercialisés, les bougies sont les plus demandées pour les fêtes spirituelles de la ville", partage M. Tài, père de trois enfants.

"À ce moment-là, on ne fabriquait pas encore de bougies, on les commandait chez d’autres fabricants de Hô Chi Minh-Ville. Plusieurs fois à l’occasion des jours fériés et autres activités d’hommage à la Mère sainte de la région, on attendait toujours avec impatience ces fournisseurs de chandelles", ajoute M. Tài. Afin de ne pas retarder les commandes des clients locaux, il a donc cherché à fabriquer lui-même des bougies afin de pallier au manque de ce type de produit et de satisfaire la forte demande des pèlerins qui se rendent à Châu Dôc entre décembre et avril du calendrier lunaire.

En 1996, il parvient à créer son propre atelier. Il fournit chaque mois quelque dix tonnes de chandelles sur le marché local et dans les régions avoisinantes. Afin de répondre au goût des clients en matière de couleurs et de formes de bougies, outre les bougies rouges traditionnelles, en 2010, il a mis sur les marchés des bougies sous forme de coupes aux couleurs différentes.

"Personnellement, je préfère fabriquer les bougies traditionnelles. Pourtant, en fonction de la demande des clients, on a dû diversifier nos produits", partage M. Tài. "Il s’agit d’un métier spirituel pour honorer les cultes. Si les gens voient leurs souhaits se réaliser en faisant des prières, nous en sommes très heureux", poursuit-il. Suite à sa réussite dans le métier, en 2012, il a diversifié ses produits avec des bâtonnets d’encens aux côtés de papiers votifs toujours en l’honneur des cérémonies d’hommage aux divinités et aux cultes des défunts ancestraux. -CVN/VNA