Bourse : les produits dérivés sont désormais autorisés au Vietnam

 Le Premier ministre Nguyên Tân Dung vient de signer un arrêté sur les produits dérivés et leurs transactions à la Bourse du Vietnam. Avec cet arrêté, les produits dérivés constitueront un nouveau segment du marché financier du Vietnam qui entrera dans une nouvelle phase de croissance au service du développement national.
 Le Premier ministreNguyên Tân Dung vient de signer un arrêté sur les produits dérivés etleurs transactions à la Bourse du Vietnam. Avec cet arrêté, les produitsdérivés constitueront un nouveau segment du marché financier du Vietnamqui entrera dans une nouvelle phase de croissance au service dudéveloppement national.

Un produit dérivé est un produitfinancier dont la valeur transactionnelle dépend de celle d’un autreactif appelé actif sous-jacent. En d’autres termes, l’actif sous-jacentest l’actif financier sur lequel est adossé un autre produit, considérédès lors comme «dérivé» du premier. Il s’agit, par exemple, d’un produitfinancier permettant d’acheter des euros dans 1 an dans lequel l’actifsous-jacent est l’euro. La particularité de ces produits dérivés est latrès grande variété de leur support : matières premières, devises, tauxde change, indice boursier, crédits hypothécaires... voire même d’autresproduits dérivés.

L’arrêté énumère les produits dérivésautorisés à la Bourse du Vietnam, c'est-à-dire les options, les contratsà terme, les contrats «for différence», les «trackers», les «warrants»,les «certificats», les «futures», et les bons de souscription, danslesquels l’investissement par les organisations et les particuliers estlibre, sauf exceptions prévues. Les investisseurs s’engagent bienévidemment à leurs risques et périls sous réserve de respecterstrictement les dispositions de l’article 9 de la loi sur la Bourse ettous textes subséquents.

Les transactions des produitsdérivés qui sont cotés en Bourse ne peuvent être effectuées que parl’intermédiaire du Service des transactions boursières selon deuxmodalités, sur ordre ou sur conclusion. Quant à ceux qui ne le sont pas,les transactions doivent être réalisées par l’intermédiaire du Centrede consignation des valeurs boursières. Entendez par là que compte tenude la législation en vigueur au Vietnam, les «black pools» et autresmarchés «d’arrière-boutique» ne seront pas tolérés...

Selonle docteur Nguyên Son, chef du Département de développement du marchédu Comité national de la Bourse, les produits dérivés sont aujourd’huil’un des outils privilégiés pour développer un marché financier. Et laBourse du Vietnam, pour sa deuxième phase de croissance, a besoin de cesproduits spéculatifs, mais à la condition d’en prévenir efficacementles risques en leur assurant un cadre légal précis.

Eneffet, les investisseurs en bourse au Vietnam ont besoin de produitsspéculatifs en cette conjoncture de baisse du marché, ceux qui existentactuellement, n’en étant pas, deviennent de moins en moins attractifs.Leur autorisation sur la place est une nécessité de premier rang auVietnam, a confimé Bùi Nguyên Hoàn, de l’Association de commerce devaleurs boursières.

Le Docteur Vu Dinh Anh, vice-directeurde l’Institut d’étude du marché et des prix du ministère des Finances, aaffirmé qu’avec cet arrêté, les produits dérivés constitueront unnouveau segment du marché financier du Vietnam qui entrera dans unenouvelle phase de croissance au service du développement national.-CVN/VNA

Voir plus

La Foire du Printemps 2026

Foire du Printemps 2026 : connecter la prospérité, accueillir un printemps rayonnant

Placée sous le thème « Connecter la prospérité – Accueillir un printemps rayonnant », la première Foire du Printemps, organisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, ambitionne de devenir un grand rendez-vous commercial et culturel national, visant à stimuler la consommation intérieure, promouvoir les produits vietnamiens et insuffler une dynamique de croissance dès le début de l’année nouvelle.

La résolution 68 autorise des mécanismes audacieux, notamment : commandes directes de l'État, appels d'offres restreints et modèles de gestion innovants tels que « direction publique - gestion privée » ou « investissement privé - usage public ». Photo: VNA

Résolution 68 : le levier disruptif pour faire de l’économie privée le moteur des infrastructures stratégiques

Sous l'impulsion de la Résolution n° 68-NQ/TW du Bureau Politique, le Vietnam s'engage dans une réforme profonde visant à faire du secteur privé le moteur principal du développement des infrastructures stratégiques. Entre incitations fiscales inédites et simplification administrative, le gouvernement mise sur un nouveau paradigme de coopération public-privé (PPP) pour libérer des ressources estimées à plusieurs quadrillions de dongs.

Des conteneurs dans un port à Binh Duong (Sud). Photo : VNA

Le Vietnam vise une nouvelle étape de croissance de ses exportations en 2026

Selon le rapport «Perspectives du Vietnam 2026 » de MB Securities, les exportations vietnamiennes pourraient progresser de 15 à 16% en 2026, portées par l’expansion du marché et une orientation vers des produits à plus forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs de l’électronique et des hautes technologies, dans un contexte de demande mondiale croissante en intelligence artificielle et en transformation numérique.

Le Comité de pilotage provincial de Lam Dong pour la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) se réunit. Photo: VNA

Lutte contre la pêche INN : Lam Dong renforce le contrôle de sa flotte

La province de Lam Dong a lancé de nombreuses mesures destinées à renforcer la gestion de la flotte de pêche, le contrôle des activités de pêche et le durcissement de l’application de la loi, contribuant aux efforts visant à lever l’avertissement du « carton jaune » émis par la Commission européenne.

Collins Chong Yew Keat, analyste en affaires étrangères, en sécurité et en stratégie à l’Université de Malaya (Malaisie), au micro de la VNA. Photo: VNA

Le Vietnam émerge comme un nouveau moteur de croissance de la région

Le Vietnam a un fort potentiel pour devenir un nouveau moteur de croissance pour l’ASEAN, mais cela dépendra de sa capacité à passer d’une croissance axée sur les coûts à une croissance axée sur les compétences. La prochaine étape reposera sur le capital humain plutôt que sur une main-d’œuvre bon marché, l’éducation et la santé étant les piliers fondamentaux de sa compétitivité.