BM: rapport sur la gestion des conflits d'intérêts dans le secteur public

La publication du rapport sur «La gestion des conflits d’intérêts dans le secteur public, droit et pratique au Vietnam», de la Banque mondiale et de l'Inspection gouvernementale, a eu lieu le 9 novembre.
BM: rapport sur la gestion des conflits d'intérêts dans le secteur public ảnh 1Atelier de publication du rapport sur la gestion des conflits d’intérêts dans le secteur public, le 9 novembre à Hanoï.

Hanoi (VNA) - La publication du rapport sur «La gestion des conflits d’intérêts dans le secteur public, droit et pratique au Vietnam», de la Banque mondiale et de l'Inspection gouvernementale, a eu lieu le 9 novembre à Hanoï avec le soutien financier du gouvernement britannique.

Selon le document, le Vietnam a obtenu d’encourageants résultats en matière de développement économique lors de ces trois dernières décennies. Toutefois, le processus de transition de l’époque d’une économie centralisée et planifiée à une économie de marché renforce ipso facto les interactions entre les secteurs public et privé, ce qui génère des conflits d’intérêts qu’il convient de résoudre par des politiques et une réglementation juridique appropriées.

Le Vietnam pourrait améliorer l’intégrité et l’efficacité de son secteur public en complétant son arsenal juridique, notamment dans le contrôle des conflits d’intérêts tels que les cadeaux, le recrutement, ou encore la fourniture et l’utilisation d’informations privilégiées.

«L’objectif de cette étude est de recommander des mesures au gouvernement vietnamien pour élever la conscience des fonctionnaires, diminuer les conflits d’intérêts, améliorer la qualité des institutions du secteur public, et renforcer la lutte contre la corruption», a précisé l’Inspecteur général adjoint du gouvernement vietnamien, Nguyên Van Thanh.

Renforcer l’intégrité et lutter contre la corruption

Toujours selon ce rapport, la compréhension de la société par les cadres et fonctionnaires en matière de conflits d’intérêts demeure limitée. Plusieurs formes différentes de conflits d’intérêts au sein du secteur public ont entraîné une baisse de l’efficacité et de l’intégrité des institutions publiques.

BM: rapport sur la gestion des conflits d'intérêts dans le secteur public ảnh 2ll est nécessaire d’améliorer la conscience des fonctionnaires sur les conflits d’intérêts dans le secteur public. Photo: VNA

«Le Vietnam espère devenir un pays prospère avec des institutions modernes d’ici à 2035. Le contrôle des conflits d’intérêts est une condition sine qua non pour réaliser cet espoir», a expliqué Ousmane Dione, directeur national de la Banque mondiale au Vietnam.

Le rapport étudie des conflits d’intérêts dans six domaines d’activité du secteur public comme la fourniture de services publics, le recrutement et la nomination, les adjudications publiques, l’approbation et l’autorisation de projets, les contrôles et les inspections, le traitement des infractions.

Après enquêtes au sein de la population, des entreprises, des cadres et des fonctionnaires, le rapport constate une forte demande de la société en termes de transparence, d’efficacité et d’intégrité dans les décisions d’attribution des ressources publiques.

Selon ce rapport, les adjudications, l’approbation et l’autorisation des projets, ainsi que les recrutements et les nominations, sont les secteurs dans lesquels les conflits d’intérêts sont les plus répandus. Pour les contrôler effectivement, le rapport formule plusieurs recommandations, telles que l’élévation des connaissances des cadres, des fonctionnaires, de la population et des entreprises en matière de conflits d’intérêts, l’amélioration des politiques et de la réglementation...

«Le contrôle strict des conflits d’intérêts permet d’améliorer l’efficacité, de renforcer l’intégrité et de lutter contre la corruption dans le secteur public. J’espère que le Vietnam prendra sérieusement des mesures pour réformer les institutions dans ce secteur», a souligné Giles Lever, ambassadeur du Royaume-Uni au Vietnam. -CVN/VNA
 

Voir plus

Collins Chong Yew Keat, analyste en affaires étrangères, en sécurité et en stratégie à l’Université de Malaya (Malaisie), au micro de la VNA. Photo: VNA

Le Vietnam émerge comme un nouveau moteur de croissance de la région

Le Vietnam a un fort potentiel pour devenir un nouveau moteur de croissance pour l’ASEAN, mais cela dépendra de sa capacité à passer d’une croissance axée sur les coûts à une croissance axée sur les compétences. La prochaine étape reposera sur le capital humain plutôt que sur une main-d’œuvre bon marché, l’éducation et la santé étant les piliers fondamentaux de sa compétitivité.

Fabrication d'équipements électroniques chez Rhythm Precision Vietnam Co., Ltd., parc industriel de Noi Bai. Photo : hanoimoi.vn.jpg

Hanoï donne un nouvel élan à la croissance industrielle

L’année 2025 marque une nette reprise de la production industrielle à Hanoï, avec un taux de croissance record depuis la pandémie de COVID-19. Dans ce contexte, l’industrie manufacturière et de fabrication continue d’affirmer son rôle de principal moteur, apportant une contribution importante à la croissance du PIBR de la capitale.

Faire du commerce international un levier de croissance durable

Faire du commerce international un levier de croissance durable

Avec un volume total d’échanges commerciaux atteignant 920 milliards de dollars en 2025, le Vietnam figure désormais parmi les 15 premières économies mondiales en termes de commerce international. Cette étape historique marque l’aboutissement de quatre décennies de réformes (Renouveau ou Dôi moi) et d’une intégration stratégique à l’économie globale. Le commerce extérieur demeure, plus que jamais, le moteur essentiel de la croissance nationale.

Le Premier ministre Pham Minh Chinh (debout) préside la deuxième réunion du Comité directeur gouvernemental pour la gestion et l’administration macroéconomiques, à Hanoi, le 26 janvier. Photo : VNA

La gestion macroéconomique doit joindre la parole à l’acte, dit le PM

En 2025, le contexte mondial est resté très incertain en raison des tensions géopolitiques et des politiques tarifaires, tandis qu’au niveau national, les catastrophes naturelles, les tempêtes et les inondations ont atteint des niveaux exceptionnellement élevés, dépassant les records historiques. Malgré ces difficultés, le Vietnam a enregistré des résultats économiques encourageants.