Fabrication de bâtonnets d’encens noirs dans le village de Choa. Photo : VNA
 

Hanoï, 4 février (VNA) - La coutume de brûler les baguettes d’encens est intimement liée à la vie spirituelle des Vietnamiens. Et c'est encore plus vrai lors des grandes fêtes. A​lors que le Têt traditionnel approche à grands pas, le village de fabrication des bâtonnets d’encens noirs de Choa, dans la province septentrionale de Bac Ninh, accélère son travail.

Au 12e mois lunaire, le village de Choa vit au rythme des sons produits par les machines et équipements pour la production des fameux bâtonnets d'encens noirs. 300 des 650 familles peuplant ce village vivent de cet artisanat. Ces bâtonnets, qui ont donc la particularité d'être de couleur noire, sont proposés en plusieurs tailles, allant de 30 cm de long pour les plus petits à 120 cm pour les plus grands. Une fois allumés, ces baguettes dégagent une fragrance légère très spéciale, mais pas toxique.  

A l’entrée du domicile de la famille de Dao Sy Oanh, qui exerce ce métier depuis des générations, les matières premières s’entassent. Pour préparer les produits du Têt, de 4 à 6 personnes se relaient ​jour et nuit. Dao Sy Oanh indique : "nous avons déjà vendu des dizaines de milliers de baguettes. Au fur et à mesure que le carnet de commandes se remplit, nous mobilisons de plus en plus de travailleurs saisonniers pour délivrer les commandes à terme".

​A côté, la famille de Tran Thi Bay s’agite elle aussi fiévreusement pour ​honorer les commandes des grossistes. Grâce à des machines crées par ​ses soins, chaque année, sa famille fournit sur le marché des millions de baguettes.

"Ma famille prépare la fabrication des baguettes d’encens pour le Têt dès le mois de février d'avant. Nous devons en effet préparer des dizaines de tonnes de matières pour produire les dizaines de milliers de bâtonnets commandés par nos clients, ce qui prend forcément du temps", raconte Tran Thi Bay.     

La confection des bâtonnets d’encens est un travail minutieux exigeant une grande dextérité. Les matières premières sont l’élémi de Manille et le charbon de bois mélangés selon des proportions précises. Cette opération décide de la fragrance et de la durabilité de l’encens. Une fois achevées, les baguettes sont séchées au soleil avant d'être vendues. Ce métier artisanal apporte un revenu stable et relativement élevé aux habitants locaux.

Le Têt ​du Chien frappe à la porte et, à l'instar d’autres villages fournissant des produits au service d​e ce qui est la fête la plus importante du pays, les artisans du village de Choa travaillent ​d'arrache-pied pour répondre à la demande des clients et vivre un Nouvel An traditionnel placé sous le signe du bonheur et de la prospérité. Tout simplement.-VNA