Besoin de technologies innovantes pour réduire les émissions de CO2

Une conférence sur les technologies de réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et sur la détermination du Vietnam à agir en ce sens a été organisée le 13 mai à Hô Chi Minh-Ville.
Besoin de technologies innovantes pour réduire les émissions de CO2 ảnh 1Le Dr Luong Quang Huy, chef du Bureau de réduction des émissions des gaz à effet de serre, du Département de l’hydrométéorologie et du changement climatique, prend la parole lors de la conférence. Photo: VNA

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Une conférence sur les technologies de réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et sur la détermination du Vietnam à agir en ce sens a été organisée le 13 mai à Hô Chi Minh-Ville par le Département de l’hydrométéorologie et des changements climatiques.

«Si le Vietnam est doté de technologies innovantes et intelligentes dans la production et le traitement des déchets, le volume de CO2 rejeté dans l’atmosphère diminuera beaucoup plus», a affirmé le Dr Luong Quang Huy, chef du Bureau de réduction des émissions de gaz à effet de serre, du Département de l’hydrométéorologie et des changements climatiques (ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement).

En présentant aux conférenciers les objectifs de réduction des émissions de CO2 et l’adaptation des outils politiques pour parvenir à ces objectifs fixés par le gouvernement vietnamien, le Dr Huy a dévoilé les quatre secteurs au Vietnam qui émettent le plus de CO2 : l’énergie, l’agriculture, la gestion des déchets, l’exploitation foncière et des ressources terrestres et forestières, représentant des rejets de 250 millions de tonnes de CO2 par an en moyenne. «En 2020, ce volume pourrait doubler, et quadrupler en 2030», a-t-il alerté.
  Selon le Dr Huy, le Vietnam figure dans la liste des pays émettant le plus de CO2 en Asie Pacifique. «Cela n’est pas surprenant si l’on se penche sur les technologies actuellement utilisées dans le pays». Si le Vietnam acquiert des technologies dernier cri, le volume de ces émissions pourra être réduit de 10% dans l’énergie, de 14% dans l’agriculture et de 9% dans le secteur de la gestion des déchets.

«Pour l’instant, le Vietnam s’est engagé à réduire chaque année de 8% ses rejets de CO2. Et à partir de 2018, le Vietnam s’orientera vers une réduction de 25% en 2030, selon l’agenda», a estimé le Dr Huy.

Pour cela, il propose que le gouvernement  promulgue des politiques concrètes, poursuive une stratégie de développement plus écologique. Et pour montrer l’exemple, tous les ministères seront obligés de s’engager à réduire leurs émissions de CO2.

Hô Chi Minh-Ville et ses engagements

Lors du dialogue, Nguyên Huy Phuong, expert du Bureau des changements climatiques de Hô Chi Minh-Ville, a fait le point sur le plan de résilience de la ville face à ce phénomène d’ici 2020, vision 2030.

Selon M. Phuong, ce plan d’adaptation a été approuvé en mars 2017 par le Comité populaire de la ville. Il prend en compte deux problématiques majeures : l’augmentation de la température et l’évolution des précipitations en ville. 

Pour faire face à ces évolutions et dans l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, dix secteurs sont en train d’être aménagés : l’urbanisme, l’énergie, le transport, l’industrie, la gestion des ressources en eau, la gestion des déchets, la construction, la santé, l’agriculture et la sécurité alimentaire, le tourisme, la culture et la sensibilisation de la population. 

Selon ce programme, la ville demande à tous les nouveaux bâtiments ou ceux rénovés, sans exception, de se plier à ses dispositions. En 2020, 10% des entreprises consommant un grand volume d’énergie devront appliquer le système de gestion ISO 50001. 

En particulier, la ville encourage l’utilisation des énergies renouvelables. En 2020, le taux d’énergies renouvelables consommé en ville devra être au-dessus de 1,74% du total de l’énergie consommée. Le taux de perte en énergie devra être réduit à 5% en 2020, et à 4,8% en 2025. 

«Pour parvenir à ces objectifs, il faudra des soutiens et la coopération étroite de plusieurs acteurs, mais également des orientations données par le Comité populaire de la ville», a déclaré Nguyên Huy Phuong.

Enfin, Satoshi Iemoto, expert du Groupe d’évaluation des besoins en technologies moins carbonisées du Projet d’appui à la planification et à la mise en œuvre des programmes de réduction des émissions de gaz à effet de serre en adéquation avec les conditions de chaque pays de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), a présenté des technologies permettant de réduire les émissions de CO2 ainsi que les démarches pour adopter les options permettant de réduire ces rejets dans l’atmosphère. -CVN/VNA

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