Ancien président de PetroVietnam condamné à 18 ans de prison

Le Tribunal populaire de Hanoï a condamné le 29 mars Dinh La Thang, ancien président du conseil des membres du groupe PetroVietnam (PVN), à 18 ans de prison.
Ancien président de PetroVietnam condamné à 18 ans de prison ảnh 1Dinh La Thang (2e à droite) lors du procès. Photo : VNA
 

Hanoï (VNA) – Le Tribunal populaire de Hanoï a condamné le 29 mars Dinh La Thang, ancien président du conseil des membres du groupe PetroVietnam (PVN), à 18 ans de prison pour "actes volontaires contraires aux réglementations de l’Etat relatives à la gestion économique, causant de graves conséquences".

Pour le même chef d’accusation, Nguyen Xuan Son, ancien directeur général adjoint de PVN, a été condamné à 30 mois de prison. Vu Khanh Truong et Nguyen Xuan Thang, deux anciens membres du Conseil des membres de PVN, ont écopé de 5 ans et de 22 mois de prison. Nguyen Thanh Liem et Phan Dinh Duc, qui sont également d’anciens membres du conseil des membres de PVN, ont été condamnés respectivement à 20 mois et à 15 mois de travaux correctifs sans privation de liberté.

Ninh Van Quynh, ancien chef comptable et ancien chef du comité des finances, de la comptabilité et de l’audit de PVN, sera envoyé derrière les barreaux pour sept ans pour "actes volontaires contraires aux réglementations de l’Etat relatives à la gestion économique, causant de graves conséquences", et 16 ans pour "appropriation de biens par abus de pouvoirs d’un dépositaire public".

Le tribunal a en outre condamné les prévenus à verser une indemnisation de 800 milliards de dôngs, soit l’équivalent d’environ 35,2 millions de dollars, pour les pertes qu’ils avaient causées à PVN. Sur le total, Dinh La Thang doit rembourser 600 milliards de dôngs (26,4 millions de dollars) ; Ninh Van Quynh, 100 milliards de dôngs (4,4 millions de dollars) ; Vu Khanh Truong, 40 milliards de dôngs (1,76 million de dollars). Chacun des quatre autres prévenus doit rendre une indemnisation de 15 milliards de dôngs (660.000 dollars) à l’Etat.

Ninh Van Quynh, qui avait abusé de sa position et de son pouvoir pour détourner 20 milliards de dôngs (880.000 dollars) d’OceanBank, avait déjà remboursé ce montant.  

En 2018, PetroVietnam a décidé d’investir dans OceanBank après avoir échoué à fonder la Banque commerciale par actions de Hong Viet. De 2008 à 2011, Dinh La Thang a donné des instructions et pris des décisions sur l’investissement de PVN dans OceanBank pour que son groupe devienne actionnaire de cette banque.  

Sous ses ordres, Vu Khanh Truong, Nguyen Thanh Liem, Nguyen Xuan Thang, Phan Dinh Duc, Nguyen Xuan Son et Ninh Van Quynh ont versé, à trois reprises, des fonds de PVN dans OceanBank. Le montant total est de 800 milliards de dôngs.  

En raison des faiblesses d’OceanBank et des violations commises par Ha Van Tham, ancien président du conseil d’administration de cette banque, OceanBank a subi de lourdes pertes, entraînant l’évaporation des 800 milliards de dôngs investis par PVN lorsque la Banque d’Etat a été obligée d’acheter OceanBank à 0 dông. -VNA


Voir plus

Opération de remorquage pour le bateau de pêche QNg 90251 TS. Photo diffusée par la VNA

Trente-six pêcheurs secourus après l’avarie de leur bateau près de Truong Sa

Le 5 avril, à 8h, le KN475 a commencé à remorquer le bateau de pêche en panne vers l’île de Da Tây A. L’opération de remorquage s’est déroulée sans incident et, à 18h30, le bateau de pêche et son équipage sont arrivés à destination. Des réparations et des mesures d’assistance supplémentaires ont alors été mises en place.

Photo d'illustration ; Báo Điện tử Chính phủ

Vietnam : cap sur cinq villes de rang international d’ici 2045

Le gouvernement vietnamien a adopté un programme d’action actualisé visant à accélérer l’urbanisation durable, avec l’objectif de porter le taux d’urbanisation à plus de 50 % d’ici 2030 et de faire émerger au moins cinq villes de rang international à l’horizon 2045.

Lutte contre la fraude en ligne : les règles d’or à retenir

Lutte contre la fraude en ligne : les règles d’or à retenir

Avec l’essor rapide des technologies, l’année 2026 devrait marquer une nouvelle étape dans l’exploitation de l’intelligence artificielle (IA) par les cybercriminels. Ceux-ci recourront de plus en plus aux deepfakes, aux clonages vocaux et aux personnages virtuels pour usurper des identités de manière toujours plus sophistiquée, notamment à travers de fausses vidéos, en se faisant passer pour des fonctionnaires, des proches ou d’autres personnes de confiance. Dès lors, la lutte contre la cybercriminalité ne repose pas seulement sur la vérification des informations, mais exige également la mise en place de procédures d’authentification rigoureuses.