À Son La, l’arbre de la Docynia indica ne manque pas de jus

La tao mèo fait les délices, au sens propre comme au sens figuré, des districts de Thuân Châu, Muong La et Bac Yên, qui jouissent d’un climat tempéré et d’un taux d’humidité élevé.
Son La, 8 octobre (VNA) – Petite par sa taille, grande par sa saveur, la tao mèo - «pomme chat» si l’on traduit littéralement - est l’une des grandes spécialités de la province de Son La. Cette tao mèo (docynia indica, de son nom savant...) se plaît à des altitudes comprises entre 1.000 et 2.000 mètres et se récolte au début de l’automne, c’est à dire en ce moment-même.  
À Son La, l’arbre de la Docynia indica ne manque pas de jus ảnh 1La tao mèo est considérée comme l’un des meilleurs expédients pour lutter contre la pauvreté et préserver les espaces forestiers. Photo: VOV

La tao mèo fait les délices, au sens propre comme au sens figuré, des districts de Thuân Châu, Muong La et Bac Yên, qui jouissent d’un climat tempéré et d’un taux d’humidité élevé. Pour les autochtones, elle est le fruit de la réussite par excellence. Aussi la récolte est-elle attendue chaque année comme une véritable fête...    

Mùa A Su, qui est un cultivateur de Xim Vàng, une commune du district de Bac Yên, possède une pommeraie de 10 hectares. Depuis que ses arbres ont commencé à donner les fruits, il y a cinq ans, ses conditions de vie ne cessent de s’améliorer.  

«Avant, je pratiquais la culture sur brûlis. Mais on ne va pas très loin, avec ça...  Mais maintenant qu’on a tous ces pommiers, c’est différent. Ça change tout, même! Chaque année depuis cinq ans, j’arrive à récolter de 5 à 10 tonnes de fruits et à engranger un bénéfice net de 30 à 40 millions de dôngs: largement de quoi voir venir!», dit-il.  

Celles et ceux qui ont eu la chance de déguster une tao mèo de Son La vous le diront: son goût est inimitable. Un goût à la fois acerbe et aigre-doux, relevé par un parfum subtil...

Une fois découpée en fine lamelles et déshydratée, la chair de la tao mèo a en outre des vertus pharmaceutiques. Elle se révèle notamment efficace contre les troubles du système digestif, l’hypertension artérielle, l’insomnie et le diabète. Mais on peut aussi en faire du jus, de l’alcool ou de la confiture.

Si elle poussait jadis de façon assez anarchique, la tao mèo fait aujourd’hui l’objet d’une attention toute particulière de la part des habitants de Son La, qui la considère à juste titre, comme l’un des meilleurs expédients pour lutter contre la pauvreté et préserver les espaces forestiers. C’est en tout cas ce qui ressort des propos de Sông A Lông, un cultivateur de la commune de Làng Chêu, dans le district de Bac Yên...
«Pour l’instant, ma pommeraie ne fait qu’un hectare. Mais je dois reconnaître que ça a l’air vraiment rentable, alors je pense que je vais essayer de planter davantage de pommiers», confie-t-il. 

Eu égard à sa topographie et à son climat, le district de Bac Yên se prête particulièrement bien au développement de la tao mèo, qui y est actuellement cultivée sur 2.600 hectares, pour un rendement annuel d’environ 1.900 tonnes de fruits.  

Même après deux années de vaches maigres dûes à la crise sanitaire, la tao mèo  reste une valeur sûre pour les habitants du district de Bac Yên. C’est en tout ce que nous assure Giàng A Nênh, le président du comité populaire de Xim Vàng.

«Ici, il y a deux choses qui marchent : le riz et la tao mèo. La tao mèo, ça rapporte des revenus importants et du coup, c’est une arme pour lutter contre la pauvreté. Il y a bien sûr des années difficiles, avec la crise sanitaire, mais là, les affaires reprennent, et bien. Les prix ont doublé, en plus. Maintenant, on en est à 6.000 dôngs le kilo», explique-t-il.   

Le district de Bac Yên entend bien ne pas s’arrêter en si bon chemin. Il prévoit d’aménager des zones de production spécifique, de lancer des campagnes de promotion commerciale et de démarcher des entreprises pour assurer la conservation et le traitement des fruits. Petite, la tao mèo? C’est à voir...  – VOV/VNA

Voir plus

La Yaris Cross est le modèle le plus vendu de Toyota en mars 2026. (Photo : Toyota)

Les ventes de Toyota au Vietnam doublent en mars

oyota Motor Vietnam (TMV) a annoncé avoir vendu 8 143 véhicules en mars 2026, soit 100 % de plus que le mois précédent. Cette performance est principalement due à la forte dynamique des modèles hybrides, a indiqué la société le 2 avril.

Le festival du village de Bat Trang attire des habitants et des touristes. Photo : VNA.

Le tourisme vietnamien à l’épreuve du choc énergétique

Face à la hausse des prix du carburant, le secteur touristique vietnamien subit une pression en chaîne : billets d’avion plus chers, annulations de circuits et baisse des voyageurs long-courriers. Les entreprises s’adaptent en restructurant leurs offres, en maîtrisant les prix et en se tournant vers les marchés de proximité.

Le made in Vietnam sera à l’honneur lors du programme « La vitalité des produits vietnamiens ». Photo : VNA

Hanoi promeut la sécurité alimentaire et la consommation locale

Le programme de diffusion en direct « La vitalité des produits vietnamiens » à Hanoi met l’accent sur la valorisation des produits alimentaires d’origine clairement identifiée, liés à des régions des matières premières et à des procédés de production spécifiques.

Le poste de garde-frontière de Thanh Hai (commandement provincial des gardes-frontières de Lâm Dông) distribue des pliants aux pêcheurs pour les sensibiliser à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Photo: VNA

Lâm Dông muscle la lutte contre la pêche INN suivant les recommandations de la CE

D’après les rapports du Comité de pilotage provincial de la lutte contre la pêche INN, environ 90% des bateaux locaux sont actuellement munis d’un permis de pêche valide. Les bateaux ne disposant pas des documents requis font l’objet d’une surveillance stricte, sont interdits de sortie des ports et leur navigation est suivie chaque semaine grâce aux systèmes de surveillance des navires (VMS).

Vietnam : le secteur des produits de la mer mise sur l'innovation technologique et la durabilité

Vietnam : le secteur des produits de la mer mise sur l'innovation technologique et la durabilité

Le Vietnam se classe actuellement au troisième rang mondial des exportateurs de produits aquatiques, avec des produits présents sur plus de 170 marchés. En 2025, la production du secteur a atteint près de 10 millions de tonnes, pour une valeur d’exportation dépassant 11 milliards de dollars, confirmant son rôle de pilier de l’économie nationale.
L’aquaculture — notamment l’élevage de crevettes et de pangasius — constitue le principal moteur du secteur, représentant plus de 60 % de la production totale. Parallèlement, le pays s’oriente vers une réduction progressive de l’exploitation halieutique, tout en renforçant le respect des réglementations relatives à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Dans le même temps, le Vietnam accélère sa transition vers des modèles de production à haute valeur technologique, plus respectueux de l’environnement et inscrits dans une logique de durabilité.

Photo d'illustration. Source: Internet

Garantir une concurrence équitable entre les fournisseurs de services de télécommunications

Starlink opère dans le cadre d’un dispositif expérimental strictement encadré, tant en termes de périmètre que d’échelle. L’entreprise est tenue de se conformer pleinement aux dispositions légales en matière de tarification et de concurrence au même titre que les autres opérateurs du marché. Le cadre juridique en vigueur garantit les principes de transparence, de publicité et de libre fixation des prix dans un environnement concurrentiel régulé.