Cette information aété communiquée par Lê Van Tôn, du conseil des membres de cettecompagnie générale, lors d'un échange avec le journal Sài Gon enligne. Selon lui, la durée des formations va de deux à trois ans afinque ce personnel devienne le noyau des ressources humaines vietnamiennestravaillant avec les adjudicataires russes et japonais pour laconstruction et la mise en place des turboalternateurs des centralesnucléaires Ninh Thuân 1 et 2 dans les prochaines années.
En dernier février, la compagnie Sông Dà 5 a signé avec la sociétérusse NIAEP une convention d’envoi de premiers ouvriers qui prendrontpart à la construction de la centrale nucléaire russe Rostov. Cettedernière est un ouvrage important puisqu’elle comprendra quatreturboalternateurs d’une puissance cumulée de 4.000 MW et dont deuxdoivent être mis en service cette année et les deux autres en 2015.
La compagnie Sông Dà 5, l’un des adjudicataires du projet vietnamien,est spécialisée dans l’hydroélectricité, les infrastructures urbaines etles zones industrielles. Elle a déjà participé à la construction degrandes centrales hydroélectriques du pays dont celles de Son La, LaiChâu et de Sông Bung 4.
Suivant la décision duPremier ministre Nguyên Tân Dung, le Vietnam construira 13turboalternateurs électronucléaires d’ici 2030. Pour la première phaseprévue jusqu’en 2015, l’élaboration du projet et le lancement de l’appeld’offre, l’organisation des adjudications, la préparation du personneltechnique spécialisé devront être menés à bien afin que le chantier dela première centrale nucléaire du Vietnam puisse être engagé.
Selon les prévisions, le premier turboalternateur d’une puissance de1.000 MW de Ninh Thuân 1 devrait entrer en service en 2020, et lesecond, en 2021. À ce moment, la centrale Ninh Thuân 2 sera mise enchantier. Leur capacité de production cumulée en 2025 devrait être 8.000MW, avant d’atteindre 15.000 MW en 2030 pour représenter 10% de laproduction nationale. – AVI
Le Vietnam veut franchir un nouveau cap dans les chaînes de valeur mondiales
Fort d’un réseau de 17 accords de libre-échange et de capacités de production en constante amélioration, le Vietnam dispose de solides atouts pour renforcer sa présence dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Face au durcissement des exigences en matière de technologie, de durabilité et de traçabilité, les entreprises vietnamiennes doivent toutefois accélérer leur transformation pour passer progressivement de la sous-traitance à des activités à plus forte valeur ajoutée.