Vers un élan des échanges commerciaux Vietnam - Royaume-Uni

Dans un monde incertain aux défis économiques sans précédent, le Vietnam et le Royaume-Uni ont signé un accord de libre-échange prometteur, entré en vigueur le 1er janvier 2021...
Vers un élan des échanges commerciaux Vietnam - Royaume-Uni ảnh 1Les principales exportations vietnamiennes vers le Royaume-Uni comprennent smartphones, vêtements et textiles, meubles en bois et produits aquatiques. Photo : VNA/CVN

Hanoi (VNA) - Dans un monde incertain aux défis économiques sans précédent, le Vietnam et le Royaume-Uni ont signé un accord de libre-échange prometteur, entré en vigueur le 1er janvier 2021, s’attendant à ce qu’il booste le commerce bilatéral.

Le Vietnam et le Royaume-Uni ont commencé à renforcer leur coopération avec la ratification commune d’un accord de partenariat stratégique en 2010. Leur relation s’est alors traduite par une hausse importante et continue des échanges bilatéraux, amenant même le Royaume-Uni à devenir le 3e partenaire commercial du Vietnam en Europe, après l’Allemagne et les Pays-Bas.

En effet, le commerce bilatéral a triplé entre 2010 et 2019 pour atteindre 6,6 milliards USD, dont 5,8 milliards d’exportations vietnamiennes. De janvier à octobre 2020, en raison de la pandémie mondiale, il a connu une forte baisse d’environ 14% par rapport à la même période de l’année précédente, s’établissant à 4,1 milliards USD.

Un nouvel élan au commerce bilatéral

Les principales exportations vietnamiennes vers le Royaume-Uni comprennent smartphones, vêtements et textiles, meubles en bois et fruits de mer. Le Royaume-Uni vend au Vietnam des biens et services dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la technologie, des énergies renouvelables, des équipements industriels, des machines-outils et des infrastructures.

Le 29 décembre 2020 à Londres, le Vietnam et le Royaume-Uni ont finalisé un accord de libre-échange (UKVFTA), qui est entré en vigueur dès 23h00 le 31 décembre 2020. Un tournant dans les relations de partenariat stratégique entre les deux pays. Il s’agit du troisième accord commercial conclu par le Royaume-Uni en Asie, après celui avec Singapour en décembre et un autre en octobre avec le Japon. Cela donnera certainement un élan au développement économique et à l’intégration internationale du Vietnam.

Pour Londres, ce pacte devrait lui permettre de connaître un élan de ses échanges avec l’une des économies les plus ouvertes et parmi les quatre au monde ayant affiché une croissance en 2020 malgré la pandémie de COVID-19, aux côtés de Taïwan (Chine), de l’Égypte et de la Chine. Le Vietnam a signé l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) entre 11 pays il y a deux ans. La ministre britannique au Commerce international, Liz Truss, a souligné que l’UKVFTA rapprocherait le Royaume-Uni du CPTPP. “Le CPTPP est important pour le Royaume-Uni, d’abord parce qu’il nous donnera accès à un marché de 9 billions de livres, mais aussi parce qu’il va aider le pays à diversifier sa chaîne d’approvisionnement et à devenir plus résistant”, a-t-elle déclaré.

Baisse des droits de douane

Kenneth Atkinson, président de l’Association des entreprises britanniques au Vietnam (Britcham), a estimé que l’UKVFTA devrait offrir des opportunités d’accroître les échanges commerciaux, de créer des emplois et de promouvoir la croissance économique des deux pays. En vertu du traité, le Vietnam bénéficiera de 114 millions de livres (125 millions d’euros) de réduction de droits de douane sur ses exportations, tandis que les exportations britanniques seront allégées de 36 millions de livres de taxes, avec 99% des droits douane éliminés une fois l’accord pleinement mis en œuvre.

Vers un élan des échanges commerciaux Vietnam - Royaume-Uni ảnh 2Transformation des meretrix. Photo : VNACVN

Selon des analystes, l’UKVFTA apportera de nombreux avantages concrets aux entreprises expor-tatrices britanniques des secteurs de l’industrie pharmaceutique, de l’automobile et des pièces détachées.  En outre, l’atténuation des barrières juridiques, l’allégement des procédures administratives ou la garantie de la protection des indications géographiques comme l’ouverture du marché des services et des marchés publics au secteur privé correspondent aux attentes de la plupart des entreprises des deux pays, auquel l’accord tentera de répondre. Le traité contribuera également à renforcer les activités commerciales de plus de 3.000 entreprises britanniques qui exportent des marchandises au Vietnam, ainsi qu’à satisfaire la demande de milliers de consommateurs au Royaume-Uni qui espèrent accéder aux téléphones portables, vêtements et chaussures fabriqués au Vietnam.

D’après le ministre de l’Industrie et du Commerce, Trân Tuân Anh, les produits vietnamiens ne représentent actuellement que 1% des importations du Royaume-Uni chaque année. L’entrée en vigueur du traité devrait donc pousser l’économie vietnamienne à exporter plus vers le Royaume-Uni ainsi qu’à réaliser de grandes avancées sur le chemin de son intégration internationale. Dans le contexte inédit du Brexit, l’UKVFTA garantit que le commerce entre le Vietnam et le Royaume-Uni ne sera pas interrompu. En outre, il créera un cadre pour une coopération économique et commerciale intégrale, durable et stable, d’où une impulsion pour renforcer et approfondir la coopération multiforme entre les deux parties, a affirmé le ministre Trân Tuân Anh.

Selon des analystes, grâce à cet accord, les avantages des relations commerciales existantes des deux parties qui résidaient dans le cadre de l’Accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam (EVFTA), dont le Royaume-Uni n’est plus membre, sont dès lors maintenus. Cet accord bilatéral marque le début d’une nouvelle phase dans les liens commerciaux entre les deux pays. Il comprend non seulement la libéralisation du commerce de biens et services, mais intègre également de nombreux autres facteurs importants tels que la croissance verte et le développement durable. En effet, le Vietnam se concentre actuellement sur le développement du secteur des énergies renouvelables et durables. Grâce à l’UKVFTA et à la coopération bilatérale qu’il implique, le pays se donne ainsi plus de moyen de prioriser les énergies éoliennes et solaires pour son développement durable et sa souveraineté énergétique. –CVN/VNA

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