Une femme en première ligne face aux maladies infectieuses

Nguyên Lê Khanh Hang est une des principales virologues du Vietnam, dont les recherches ont permis d’apporter des réponses délicates aux crises, notamment celle du COVID-19.
Une femme en première ligne face aux maladies infectieuses ảnh 1La Professeure associée-Docteure Nguyên Lê Khanh Hang de l’Institut national d’hygiène et d’épidémiologie (centre), lauréate du Prix Ta Quang Buu en 2019. Photo : SGGP/CVN

Hanoi (VNA) - Nguyên Lê Khanh Hang est une des principales virologues du Vietnam, dont les recherches ont permis d’apporter des réponses délicates aux crises, notamment celle du COVID-19. Selon elle, que ce soit au sein de son laboratoire ou dans la vie, la clé du succès se trouve dans la persévérance. C’est particulièrement vrai pour les jeunes femmes.

Depuis l’apparition du premier cas officiel de COVID-19 au Vietnam le 23 janvier 2020, les scientifiques de l’Institut national d’hygiène et d’épidémiologie, et notamment Nguyên Lê Khanh Hang, sont sur le pied de guerre, bien décidés à comprendre ce nouveau virus mystérieux. Grâce à leur travail, le Vietnam est devenu en février 2020, le quatrième pays au monde à isoler le nouveau coronavirus à partir d'échantillons de patients. Mieux comprendre le comportement du virus et ses menaces potentielles a permis de développer efficacement les kits de test ainsi que le vaccin par la suite.

Une fois la manière de tester mise en place, il a fallu former les personnels à l’échelle nationale. Au départ, le délai d’exécution du test pouvait prendre jusqu’à 48h. Grâce à l’appui de la Banque mondiale, des formations ont été données à plus de 600 employés de laboratoire. Aujourd’hui, ce sont 94 laboratoires à travers le pays qui sont capables de tester le COVID-19 et le délai d’exécution a été réduit à 4-6 heures.

"Je suis tellement fière que notre travail initial ait permis au Vietnam de mener des tests locaux à grande échelle", partage Nguyên Lê Khanh Hang. Cette réussite lui permet d’espérer voir plus de progrès dans le domaine de l'épidémiologie et de la médecine préventive au Vietnam : "Nous visons à ce que davantage de nos recherches scientifiques soient publiées dans les meilleures revues et à mener des études d'envergure, aux niveaux régional et international. Le partage des connaissances et la coopération internationale sont plus essentiels que jamais pour lutter contre les maladies contagieuses dans un monde hautement connecté", insiste-t-elle.

Elle fait part, par exemple, de l’expérience du SRAS de 2003 : "Au cours des 15 dernières années, nous avons acquis d'énormes expériences en faisant face à différentes pandémies telles que le SRAS-2003 et maintenant le COVID-19. Néanmoins, nous devons toujours renforcer davantage nos capacités et ce de manière systématique. Cela exigera des investissements importants dans les infrastructures physiques et les ressources humaines. Je suis heureuse de constater qu’en plus du budget d’État, le secteur privé a les moyens aujourd’hui de s’intéresser au financement de la recherche et du développement dans le domaine des produits de biosécurité. Nous sommes impatients de favoriser les partenariats avec le secteur privé ainsi qu'avec les instituts de recherche internationaux pour mieux comprendre le monde des virus et ainsi mieux nous préparer contre de futures épidémies", partage-t-elle avec enthousiasme.

Un exemple pour les femmes vietnamiennes

Les femmes sont aujourd’hui encore trop peu représentées dans la recherche scientifique. Néanmoins, l’exemple de Nguyên Lê Khanh Hang pourrait donner envie aux jeunes femmes de faire carrière dans ce domaine.

Une femme en première ligne face aux maladies infectieuses ảnh 2L’équipe de femmes scientifiques du Laboratoire de la grippe a réussi à isoler et mettre en culture la souche du COVID-19. Photo : Minh Quyêt/VNA/CVN

Selon la professeure, il est en effet nécessaire pour les jeunes femmes de dessiner un objectif clair tôt et de s’y tenir avec toute la passion nécessaire. C’est là qu’intervient la persévérance : "Que ce soit dans un laboratoire ou dans la vie, nous devons passer par d'innombrables essais pour obtenir les résultats souhaités. Il ne faut ainsi jamais abandonner", souligne-t-elle.

Si la recherche scientifique est encore trop peu féminisée, elle n’oublie pas toutes les femmes travaillant dans le secteur médical qui ont vu, avec la pandémie de COVID-19, leur charge de travail augmenter. La crise a en effet placé sur les épaules des personnels de santé, et en particulier les femmes travaillant en première ligne, une pression extraordinaire.

Les contraintes liées à la pandémie ont pu affecter un grand nombre de personnes : "Les quarantaines obligatoires en raison de la relation étroite avec les patients par exemple signifient de longues périodes de séparationavec leurs proches. En conséquence, cela provoque d'énormes perturbations pour ces femmes qui assument souvent un rôle de premier ordre également au sein de leur famille", indique-t-elle.

Grâce à la coordination de tout le personnel administratif et de santé, les conséquences de la pandémie ont été limitées au Vietnam. Il est certain que le pays capitalisera sur cette expérience positive.-CVN/VNA

Voir plus

Le secrétaire général du Parti, Tô Lâm (centre) donne le coup d’envoi de l’internat primaire et secondaire d’Ea Rok, dans la province de Dak Lak. Photo: VNA

Le leader du Parti assiste à la mise en chantier d’un internat à Dak Lak

Le secrétaire général du Parti, Tô Lâm, a souligné que cet internat n’est pas un simple projet de construction, mais une œuvre d’une grande importance sociale, témoignant de l’attention portée par le Parti et l’État aux enfants des minorités ethniques vivant dans des zones défavorisées.

L'aéroport international de Nôi Bai élabore de manière proactive des scénarios pour gérer l'augmentation du trafic passagers pendant les vacances du Nouvel An lunaire du Cheval 2026. Photo: VietnamPlus

Les compagnies de transport prêtes pour la grande vague de départs en vacances

Des enquêtes menées auprès des compagnies aériennes et des opérateurs de bus interprovinciaux montrent que, malgré l’ajout de trajets et l’augmentation des capacités, la plupart des services affichent complet les jours de forte affluence proches du Têt et pendant la période de retour après les fêtes.

Cité impériale de Thang Long. Photo: VNA

"Aube des aspirations" : Hanoï dévoile sa rue fleurie au cœur de la Cité impériale de Thang Long

Ouverte du 23e jour du 12e mois lunaire de l’Année du Serpent jusqu’au 6e jour du premier mois lunaire de l’Année du Cheval, la rue fleurie au cœur de la Cité impériale de Thang Long dépasse largement le cadre d’une simple promenade printanière. Elle sert également de cadre prestigieux pour accueillir les ambassadeurs, leurs conjoints et les représentants du corps diplomatique dans le cadre du programme "Journée de découverte du Vietnam 2026".

Les personnels des deux ambassades du Vietnam et du Laos en France. Photo: VNA

Préserver la solidarité spéciale et l'amitié indéfectible Vietnam – Laos

A l'approche du Têt traditionnel, l'ambassadeur du Laos en France, Kalamoungkhoune Souphanouvong, est venu le 10 février, à l’ambassade du Vietnam en France pour féliciter le plein succès du 14ᵉ Congrès national du Parti communiste du Vietnam et adresser ses vœux du Nouvel An à l’ensemble des cadres et du personnel de la représentation vietnamienne.

Les villages de fleurs de Vinh Long connaissent une forte demande pendant le Têt (Nouvel An lunaire). (Photo : VNA)

Le PM ordonne des mesures pour un Nouvel An lunaire joyeux, sûr et économique

Le Premier ministre Pham Minh Chinh a signé un décret officiel enjoignant les ministères, les secteurs et les collectivités locales à redoubler d'efforts pour accompagner la population dans la célébration du Nouvel An lunaire (Têt) 2026, afin qu'elle puisse se dérouler dans la joie, la sécurité et l'économie.

Élèves de l'école primaire de Tien Dien à Ha Tinh. Photo: VNA

Résolution n°71-NQ/TW : placer l’apprenant au centre du système éducatif

La Résolution précise que toute percée dans le développement de l’éducation et de la formation doit commencer par un changement de pensée, de perception et de cadre institutionnel, en plaçant l’être humain et les capacités d’apprentissage de l’apprenant au centre du système, afin d’améliorer de manière concrète et durable la qualité de l’enseignement.

Après une longue maladie, malgré les soins attentifs prodigués par le Parti, l’État, les professeurs, médecins et sa famille, l'ancien vice-président du Conseil des ministres Doan Duy Thanh est décédé à 6h43 le 6 février 2026 (19e jour du dernier mois lunaire de l’année du Serpent), à l’Hôpital central militaire 108, à l’âge de 97 ans. Photo: qdnd.vn

Obsèques nationales pour l'ancien vice-président du Conseil des ministres Doan Duy Thanh

Après une longue maladie, malgré les soins attentifs prodigués par le Parti, l’État, les professeurs, médecins et sa famille, l'ancien vice-président du Conseil des ministres Doan Duy Thanh est décédé à 6h43 le 6 février 2026 (19e jour du dernier mois lunaire de l’année du Serpent), à l’Hôpital central militaire 108, à l’âge de 97 ans.