Un plan de restructuration industrielle pour le Vietnam

Le gouvernement vietnamien a adopté un plan de restructuration industrielle pour la période 2018-2020 et vision d’ici 2025, selon une décision récemment signée par le vice-Premier ministre Trinh Dinh Dung.
Un plan de restructuration industrielle pour le Vietnam ảnh 1Photo: VNA

Hanoï, 11 novembre (VNA) - Le gouvernement vietnamien a adopté un plan de restructuration industrielle pour la période 2018-2020 et vision d’ici 2025, selon une décision récemment signée par le vice-Premier ministre Trinh Dinh Dung.

Le Vietnam s’est fixé l’objectif, à l’horizon 2020, de porter à 30-35% la part de l’industrie et de la construction dans le Produit intérieur brut (PIB), pour porter à 85-90% la part des produits transformés et manufacturés dans le chiffre d’affaires à l’exportation. D’ici à 2020, le taux de croissance de la production industrielle devrait être supérieur à celui de croissance économique et la main-d’œuvre dans l’industrie et la construction représenter 25-30% de la main-d’œuvre totale du pays.

Le plan envisage d’enregistrer une croissance annuelle moyenne de la productivité dans l’industrie de plus de 5,5%, de réduire l’écart entre les indices de compétitivité industrielle du Vietnam et ceux de la région d’Asie du Sud-Est  pour se retrouver dans le Top 4 régional en ce qui concerne l’environnement des affaires. Il vise une croissance moyenne de 8-10% de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière.

Afin d’atteindre ces objectifs, le Vietnam devra mettre en œuvre de nombreux programmes et projets prioritaires durant la période 2018-2025 pour pro-mouvoir et augmenter la pro-ductivité, la qualité et la valeur ajoutée dans les branches indus-trielles. Le gouvernement devra encourager les entreprises indus-trielles à appliquer les technologies de pointe et celles de la 4e révolution industrielle, en reliant la production à la protection de l’environnement et à l’adaptation aux changements climatiques.

Le pays devra également encourager les entreprises du secteur textile et de la chaussure à améliorer leur capacité de recherche pour créer de nouveaux modèles et produits. Il devra se concentrer sur le développement des industries sidérurgique, automobile, auxiliaire de l’électronique, de transformation des produits agricoles, aquatiques et forestiers, etc.

Le programme d’action du ministère de l’Industrie et du Commerce a également souligné la nécessité d’organiser annuellement des programmes de promotion commerciale pour les industries phares telles que le textile-habillement, la chaussure, les boissons, etc. À l’horizon 2025, les chiffres concernant la main-d’œuvre, les entreprises et les investissements dans l’industrie devront être plus élevés que pour la période 2015-2020. La productivité industrielle connaîtra une hausse moyenne de 6-7% durant cette période qui devra voir la création d’un certain nombre de branches industrielles et d’entreprises industrielles multinationales compétitives au niveau international.

Améliorer la productivité pour la croissance

L’amélioration de la productivité est un des facteurs clés pour élever la qualité de la croissance et pousser la réforme du modèle économique.  Il faudra bien saisir les opportunités de la 4e révo-lution industrielle pour accroître efficacement la productivité et aider les pays en développement comme le Vietnam à accélérer la croissance et à réduire leurs écarts de développement avec les pays développés. 

La productivité au Vietnam a suivi une tendance à la hausse ces dernières années, augmentant de près de 6% en 2017 et de 4,7% en moyenne sur la période 2011-2017. Elle est passée de 1.700 dollars par travailleur en 2006 à 2.672 dollars en 2017, selon l’Institut de recherches économiques et politiques du Vietnam. En 2017, la productivité au Vietnam a doublé par rapport aux pays à bas revenu, mais représentait seulement 50% de celle des pays à revenu intermédiaire et 18,3% de celle des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.

Cette faiblesse fut la cause du ralentissement de la croissance du PIB vietnamien de 2005 à 2013. À l’époque, au Vietnam, la productivité de l’agriculture, de la sylviculture et de l’aquaculture a enregistré la plus faible croissance, tandis que l’industrie manufacturière a maintenu un taux modeste. -CVN/VNA

Voir plus

Construction du pont Tu Lien à Hanoï. Selon l'Office national des statistiques, au cours des quatre premiers mois, l'indice des prix du logement et des matériaux de construction a augmenté de 6,25 % par rapport à la même période l'an dernier. Photo : VNA

L’IPC en hausse de 0,84 % en avril

L’indice des prix à la consommation (IPC) d’avril 2026 a progressé de 0,84 % par rapport au mois précédent, a indiqué l’Office national des statistiques.

Utilisation de drones dans la riziculture de la commune de Vi Thanh 1, ville de Can Tho. Photo : VNA.

L’agriculture accélère sa transition numérique et verte

Face à la pression foncière d'une urbanisation galopante et l'explosion de la demande en produits premium, l'agriculture hanoïenne fait face à une urgence : produire mieux sur des surfaces réduites. Pour doper la valeur ajoutée à l'hectare, le double virage numérique et agroécologique s'impose désormais non plus comme un choix, mais comme l'unique planche de salut.

Immeubles financiers au centre de Hô Chi Minh-Ville, le long du fleuve Saigon, face à la péninsule de Thu Thiêm. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville attire d’importants investissements français

Hô Chi Minh-Ville s’affirme comme une destination de choix pour les investisseurs français, notamment dans les domaines des infrastructures, du développement urbain durable et de la transition écologique. Avec plus de 2,2 milliards de dollars d’investissements, la France contribue à la croissance économique et ouvre de nouvelles perspectives de coopération à long terme.

Le paysage urbain de Hanoi se modernise chaque jour davantage. Photo : VNA

Hanoi encourage les entreprises étatiques à mener une croissance robuste

Selon les experts, la résolution 79-NQ/TW réaffirme le rôle prépondérant du secteur économique étatique dans l’économie de marché à orientation socialiste. Le véritable changement réside cependant dans le passage des entreprises étatiques d’une simple gestion d’actifs à un rôle moteur dans le développement, et d’une gestion traditionnelle à une contribution à la croissance généralisée.