Un ouvrage lève le voile sur les tenues de la cour des Nguyên

Le chercheur Trân Dinh Son vient de présenter un livre sur les tenues de la cour des Nguyên (1802-1945). Grâce notamment à 54 aquarelles anciennes, l’ouvrage permet de se faire une idée claire des costumes royaux de cette époque.
Le chercheur Trân Dinh Sonvient de présenter un livre sur les tenues de la cour des Nguyên(1802-1945). Grâce notamment à 54 aquarelles anciennes, l’ouvrage permetde se faire une idée claire des costumes royaux de cette époque.

Lelivre de Trân Dinh Son fait 272 pages. Publié par les Éditions HôngDuc, en collaboration avec la compagnie Cuu Duc, il se divise en quatreparties. La première est consacrée aux descriptions des costumes du roi,de la reine, des mandarins et des soldats sous la dynastie des Nguyên.La 2e contient 54 aquarelles réalisées en 1902 par un peintrevietnamien. La 3e regroupe des annexes en français avec des photos descostumes des mandarins militaires et civils. La 4e partie est un recueilde photos sur les rois, les reines et les mandarins que l’auteur acollecté pendant des années.

Les tenues sur les peintures anciennes

L’œuvrede Trân Dinh Son attire particulièrement l’attention pour sa 2e partiequi comprend de superbes aquarelles de Nguyên Van Nhân datées de 1902.Ces peintures font partie de la collection Grande tenue de la courd’Annam mise en vente par une librairie aux États-Unis en 2011.

En2009, un ami vivant à Paris, lors de son retour au Vietnam, lui aoffert un CD de photographies de cette collection et l’a conseillé deracheter ces peintures anciennes. En 2011, la librairie Eric Chaim KlineBooksellers, en Californie, a annoncé leur vente aux enchères au prixde 35.000 dollars. Mais, en raison de la question financière, il n’a paspu acquérir cette collection. «Il s’agit de la collection la plusvivante et la plus précise sur les costumes royaux de la cour desNguyên», considère l’auteur du livre.

Trân Dinh Son estimeque ces 54 aquarelles pourraient avoir été réalisées à l’occasion ducentenaire de la cour royale des Nguyên (1802-1902). Selon lui, NguyênVan Nhân, peut-être un Hanoïen, est un des rares peintres vietnamiens dela fin du XIXe-début de XXe siècles à avoir été initié à l’art duportrait occidental. En 1902, les écoles des beaux-arts sont encoreinexistantes au Vietnam. «Le peintre décrit dans ses œuvres lespersonnages (roi, reine, mandarins, soldats), les costumes, lesaccessoires ou les armes qu’ils portent. Chaque peinture est accompagnéed’une légende en français et en han (idéogramme chinois) sur leporteur, son titre et la circonstance où il porte le costume», préciseTrân Dinh Son.

Concernant les photos, l’auteur affirme quecette collection est considérée comme la plus complète. «Elle contribueà compléter les documents sur les costumes royaux de l’époque. Sanselle, il est difficile de déterminer exactement les ornements et lescouleurs utilisés», souligne-t-il.

Un ouvrage de référence

Lesspécialistes considèrent le livre de Trân Dinh Son comme un documentimportant, de référence pourrait-on dire, qui permet d’avoir une visionclaire sur les tenues utilisées pour chaque événement, notamment lors dela cérémonie rituelle du Nam Giao (cérémonie de sacrifices au Ciel et àla Terre), un des rites les plus importantes de la cour royale del’époque, ou lors de la fête Thanh Minh (La Pure clarté). Pour lesprofessionnels du théâtre et du cinéma, il s’agit aussi d’une baseimportante, pour la conception des costumes bien sûr.

LeCentre de préservation des vestiges de l’ancienne cité de Huê et lecomité d’organisation du Festival de Huê sont parmi les premiersbénéficiaires de ce livre. Selon le Docteur Trân Duc Anh Son, depuis2004, la cérémonie rituelle du Nam Giao a été reconstituée lors desdifférentes éditions du Festival de Huê mais toujours avec desincertitudes concernant les costumes de l’époque. Si les 128 costumesrituels des danseurs semblaient très proches des versions originales,ceux du roi, de la reine, des mandarins et des soldats ainsi que lesaccessoires sur les éléphants et chevaux ont laissé une grande part àl’imagination. «Ce livre aidera à s’approcher encore plus del’authenticité de cette cérémonie», se réjouit Trân Duc Anh Son.

Lorsd’une récente rencontre avec l’auteur du livre à Hô Chi Minh-Ville, lemetteur en scène Lê Quy Duong, responsable depuis 2004 des scènesartistiques au Festival de Huê, a jugé ce livre d’«extrêmementimportant» pour lui. Car durant les cinq éditions du festival, il atoujours rencontré de grandes difficultés à reconstituer les costumesd’époque pour faire revivre certains rites de la cour royale. Il espèremême que le chercheur Trân Dinh Son l’aidera dans les préparatifs del’édition 2016. -VNA

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