Un journaliste français vante les beautés de l'ancienne capitale Huê

Dans un article intitulé ‘’Huê, toujours vivante’’ publié sur la page Vacance par Voyageurs du Monde, le journaliste Emmanuel Boutan n'a pas tari d'éloges sur l'ancienne capitale impériale.

Hanoi (VNA) - Dans un article intitulé ‘’Huê, toujours vivante’’ publié sur la page Vacance par Voyageurs du Monde, le journaliste Emmanuel Boutan n'a pas tari d'éloges sur l'ancienne capitale impériale.

Un journaliste français vante les beautés de l'ancienne capitale Huê ảnh 1L'article intitulé ‘’Huê, toujours vivante’’ publié sur la page Vacance par Voyageurs du Monde.

L’auteur a écrit : ‘’ Prenons d’abord un peu d’altitude, afin de réaliser que Huê - la capitale de la dynastie Nguyên, du début du XIXe siècle à la fin de la 2nde Guerre mondiale - est une ville non seulement fluviale, mais fluviatile. Elle est établie dans un méandre de la rivière des Parfums, qui coule vers la mer avec une nonchalance ambigüe. La citadelle impériale campe sur la rive gauche, où se multiplient dérivations et canaux, rectilignes à la périphérie, festonnés par bastions et courtines aux abords de la forteresse. Réservoirs, bassins, lacs ajoutant des miroitements annexes. Le rythme de tout cela révèle une conception sophistiquée. Fluidité et résistances, courbes, droites, angles, nature et artifice composent un ensemble véritablement royal. Un pouvoir conséquent doit rendre manifeste sa maîtrise de la terre et de l’eau. Ce sont d’ailleurs ces dernières qui manifestent, le moment venu, l’exténuation de la vertu dynastique. Le site de Huê parle en faveur de la légitimité des Nguyên. Remarquons, sur la rive droite, la ville développée autour de l’établissement français. Deux empires se jaugent que relie le pont Tràng Tiên, ex-Clémenceau, construit entre 1897 et 1900 par Schneider et Cie.’’

‘’Du milieu du pont, par quoi commencer ? Par le plus vietnamien peut-être. Et le plus universel, puisque l’Unesco a inscrit le vieux Huê au patrimoine mondial de l’humanité. Il faut être un peu didactique au risque de ne s’y pas retrouver. La citadelle, Kinh Thành, contient la cité impériale, Hoàng Thành, et la cité pourpre interdite, Tu Cam Thành.’’

Un journaliste français vante les beautés de l'ancienne capitale Huê ảnh 2Les mausolées impériaux sont un autre aspect des édifices historiques de Huê.  Photo : VNA

Selon le journaliste Emmanuel Boutan, les mausolées impériaux sont un autre aspect des édifices historiques de Huê. Il y en a sept le long du fleuve. Parmi ces bourgs funéraires, trois se distinguent peut-être. A huit kilomètres de la citadelle, celui de Tu Duc. Au bord d’un lac, le pavillon de loisir Xung Khiem est plein de charme. Le pavillon de la Stèle contient une pierre colossale à la gloire du monarque. Au nord du domaine, sur le mont Duong Xuan, la pagode Tù Hiêu fut une commande des eunuques de la cité impériale (sans fils pour les entretenir post mortem, ils se confiaient aux moines). A dix kilomètres, le tombeau de Khai Dinh mélange architecture vietnamienne et style Beaux-Arts. Une fusion qui rappelle les adaptations de modèles classiques que les jésuites firent en Chine. La salle de la tombe est d’une virtuosité ornementale étourdissante. Accessible par le fleuve - une vingtaine de kilomètres - le complexe funéraire du fondateur de la dynastie, Gia Long, s’étend sur tout un ensemble de collines. Les membres de sa famille reposent autour de lui. Il règne dans la mort comme dans la vie.

Les bateaux-dragons qui vont sur la rivière des Parfums pour promener les touristes sont d’un kitsch réjouissant. La flottille ne recule pas devant le jaune, qui est pourtant réservé à l’empereur. Le pavillon central de la porte du Sud n’est pas couvert pour rien de tuiles bouton d’or ! A bord de ces embarcations, on peut aller jusqu’à la pagode de la Dame céleste, Chùa Thiên Mu, trois kilomètres à l’ouest de la citadelle. Elle domine majestueusement le fleuve du haut de la colline Hà Khê et de ses 21 mètres propres. Fondée en 1601, régulièrement réaménagée depuis, elle a aujourd’hui la forme octogonale et les sept niveaux que lui a donnés l’empereur Thiêu Tri en 1844.  Les arrière-plans montagneux donnent à tous ces monuments une assise et un relief particulier.

Une grande tradition culinaire

Outre la cuisine royale, l'auteur de l'article a également exprimé son amour pour les plats rustiques de Huê.

Il a souligné que lorsqu’on a visité tous les grands sites, il est légitime d’avoir un creux. Et cela tombe bien. Parce que la cuisine de Huê est réputée comme héritière de la table impériale. Il ne s’agissait pas de servir aux monarques des plats bâclés et répétitifs. On pratique donc ici un art de la table particulièrement soigné, frais et varié. Dans la mise en scène des plats, cela va jusqu’à la théâtralité. Les légumes deviennent parfois des sculptures tout à fait spectaculaires. On ne sert plus désormais de nems de paon, ni de patte d’ours, ni même de potage aux nids d’hirondelles. La variété des recettes permet cependant de compenser ces renoncements raisonnables. On aime le nem lui, porc haché épicé sur bâtonnet de citronnelle, avec crudités et herbes aromatiques. Le banh bèo, coupelles de pâte de riz, garnies de crevette et de peau de porc, sauce au poisson. Ou le banh bôt loc, ravioles de tapioca. Etc.

La cuisine impériale est reconstituée par des chefs passionnés et proposée à des occasions exceptionnelles, mais la "street food" elle-même bénéficie de l’attention portée aux choses de la gastronomie (qui ont une dimension diététique, cela va sans dire). Aussi est-ce partout à Huê que l’on peut se régaler, des restaurants huppés aux stands de rue. Pour aller à la source des ingrédients, il faut se rendre au marché de Dông Ba. Car c’est là que, dans tout leur cru et leurs couleurs, on en trouve le plus. Le nombre de marchandises proposées dont un Européen ne saurait que faire peut amener celui-ci à mesurer la richesse et l’imprévisibilité de la gastronomie d’ici. La poissonnerie est un marché dans le marché, qui ouvre à trois heures du matin. Les barques abordent au quai pour livrer leur pêche. Les camionnettes venant de la côte complètent l’assortiment. - VNA

Voir plus

L'IMTM est le plus grand salon du tourisme professionnel en Israël et en Méditerranée. Photo: VNA

Le Vietnam s’affirme comme une destination idéale sur le marché touristique israélien

Le séminaire "Le Vietnam - destination idéale pour les touristes israéliens", dans le cadre de la 32e édition du Marché international du tourisme méditerranéen, a mis en avant le potentiel touristique du Vietnam ainsi que les services proposés aux visiteurs, incluant des voyages organisés, des circuits sur mesure et des programmes destinés aux groupes.

Le langur de Cat Ba est un primate extrêmement rare, endémique des forêts tropicales humides de l’île de Cat Ba. Photo: VNA

Vietnam : une nature sauvage, inconnue et mystérieuse

Le dernier épisode du "Jardin Extraordinaire" de la RTBF a invité les téléspectateurs à un voyage au cœur du Vietnam sauvage, où forêts primaires, montagnes reculées et littoral spectaculaire abritent une biodiversité d’une richesse exceptionnelle. 

An Giang : Le tourisme communautaire, levier de professionnalisation et gardien de l'identité multiculturelle

An Giang : Le tourisme communautaire, levier de professionnalisation et gardien de l'identité multiculturelle

Située en amont du delta du Mékong, la province d’An Giang s’impose progressivement comme une destination emblématique du tourisme communautaire. En s’appuyant sur une gestion de plus en plus professionnelle et sur la mise en valeur de son patrimoine naturel et culturel singulier, cette région frontalière parvient à transformer ses atouts endogènes en leviers durables de développement socioéconomique.

Des touristes visitent et empruntent le téléphérique Hon Thom à Phu Quoc. Photo : VNA

Le tourisme d’An Giang et l’ambition de s’imposer à l’échelle internationale

Au cours des 40 années de Renouveau du pays, le tourisme d’An Giang s’est profondément transformé, s’imposant comme un pilier économique majeur de la province. Depuis la fusion administrative de juillet 2025, la nouvelle province d’An Giang brille désormais comme une destination phare sur la carte touristique du Vietnam et du monde.

L'article publié sur le journal The New Zealand Herald. Photo: VNA

Les spas vietnamiens séduisent la presse néo-zélandaise

Le Vietnam s’affirme comme une destination de choix pour le tourisme de bien-être, grâce à une offre variée de spas alliant qualité, diversité et prix abordables, selon un récent article du journal néo-zélandais The New Zealand Herald.

Vue d'en haut du marché Bên Thành, à Hô Chi Minh-Ville. Photo : VnExpress

Le marché Bên Thành s’offre une cure de jouvence pour le Têt du Cheval

Métamorphose express pour le marché Bên Thành : après six jours de travaux, l’édifice emblématique s’offre une nouvelle allure. Cet élan d’embellissement gagne tout le cœur de la métropole, où plusieurs sites se transforment en écrins de verdure pour accueillir les festivités du Nouvel An lunaire du Cheval.

Situé au cœur de la réserve naturelle de Pu Luông, le village de Kho Muong émerveille par sa beauté préservée et son cadre paisible, où la vie rurale suit le rythme des saisons. Photo: Origin Vietnam

Escapade à Pù Luông, un écrin de nature à portée de main

Sous la lumière douce de la fin de l’année lunaire, les champs étagés épousent les pentes des montagnes et reflètent le ciel, les nuages et les toits sur pilotis disséminés dans la vallée. Le spectacle, à la fois grandiose et poétique, pousse de nombreux voyageurs à multiplier les arrêts photo et les séquences vidéo pour immortaliser l’instant.

Une danse du lion à Cân Tho qui accueille les visiteurs pendant les vacances du Nouvel An lunaire. Photo : VNA

Le Têt du Cheval donne le ton à la croissance du tourisme vietnamien

À environ trois semaines du Têt, le marché du tourisme intérieur est nettement plus dynamique. Les données issues des recherches en ligne et des réseaux sociaux témoignent d’un regain d’intérêt marqué, notamment pour les destinations offrant un climat agréable, des infrastructures touristiques développées et un attrait pour les familles.

À Huu Liên, la transition vers le tourisme ne repose pas sur de grands complexes hôteliers, mais sur l'initiative individuelle des ménages. Photo: laodong

Lang Son : Le tourisme communautaire comme levier de préservation de l'identité et de développement économique

Fidèles aux orientations du Parti visant à lier croissance touristique và sauvegarde du patrimoine, plusieurs provinces privilégient désormais l'exploitation des ressources locales. Ce virage est particulièrement visible dans le Nord montagneux, où le tourisme communautaire s'impose comme un nouveau levier économique pour les populations, érigeant la culture ancestrale en moteur de développement.