Des officiers de police cherchent des victimes potentielles sour les ruines d'un hôtel situé en front de mer à Pandeglang et détruit après le tsunami. Photo: REUTERS

Jakarta (VNA) - L'Indonésie cherche des survivants, alors que le bilan grimpe à 373 morts, plus de 1.459 blessés et 128 disparus.

Alors que les experts mettent en garde contre le risque de déferlement de nouvelles vagues mortelles dues à l'activité volcanique, les secouristes indonésiens recherchent fébrilement des survivants au tsunami.  

Le tsunami provoqué par l’éruption du volcan Krakatoa a pris les Indonésiens par surprise. Dans la nuit du 22 décembre 2018, rien n’indiquait qu’une vague de trois mètres allait anéantir les rivages. Les services d’alertes n’ont pas eu le temps de réagir face à cette catastrophe.

La vague a surgi après l’éruption du volcan connu comme «l’enfant» du légendaire Krakatoa, l’Anak Krakatoa. Baptisé ainsi, car cette île volcanique n’a émergé à la surface de l’eau qu’en 1928, suite aux rejets du Krakatoa, l’un des plus redoutables volcans de la planète, qui était entré en éruption en 1883 faisant environ 36.000 morts.

"On est impuissant face à la soudaineté du phénomène", note le volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff, professeur à l’Université Paris-Sud. La côte étant très proche du volcan, "le délai entre la cause et la conséquence a été de quelques dizaines de minutes, trop court pour prévenir la population".

Le président indonésien Joko Widodo s'est rendu lundi dans les zones dévastées, moins de trois mois après qu'un tsunami consécutif à un séisme eut fait des milliers de morts à Palu et sa région, dans l'île des Célèbes.

Il a déclaré consacrer une partie du budget d’Etat en 2019 à la modernisation du système d’alerte au séisme et au tsunami du pays.

Le gouvernement japonais s’est engagé lundi à apporter son soutien à l’Indonésie qui se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique.

"Le gouvernement japonais est prêt à apporter un soutien sans faille à l'Indonésie" a écrit le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono, dans son message envoyé à son homologue indonésien, Retno Marsudi. -VNA