De la gestion du retour d’expatriation professionnelle

Travailleurs rapatriés: une richesse inexploitée

L’envoi de travailleurs à l’étranger offre de multiples avantages: création d’emplois, source de devises, qualification professionnelle, amélioration du niveau de vie des populations rurales.
Hanoi (VNA) – L’envoi de travailleurs à l’étranger offre de multiples avantages: création d’emplois, source de devises, qualification professionnelle, amélioration du niveau de vie des populations rurales… Cette force de travail constitue une richesse à exploiter à son retour.
Travailleurs rapatriés: une richesse inexploitée ảnh 1Un salon de l’emploi réservé aux rapatriés de République de Corée à Bac Ninh (Nord). Photo: VNA

Une récente foire à l’emploi pour les travailleurs rapatriés, de la province de Bac Ninh (Nord), a réuni 20 compagnies à participation étrangère et attiré des centaines de personnes.

Présent tôt le matin, Nguyên Van Loi, domicilié dans le quartier de Hap Linh, ville de Bac Ninh, témoigne des difficultés de trouver du travail après sept ans de travail à Taïwan (Chine). "Je suis rentré chez moi depuis plus d’un an et je n’ai pas encore réussi à décrocher un emploi. Je souhaiterais travailler dans une entreprise à capitaux étrangers pour lui apporter mon expérience et mes connaissances d’une langue étrangère, mais il n’est pas facile de trouver un poste à salaire élevé en rapport avec mes compétences professionnelles", confie-t-il.

Pour sa part, après cinq ans en République de Corée, Nguyên Van Thành (quartier de Vu Ninh, ville de Bac Ninh), a dû changer d’emploi quatre fois en quatre ans après son retour. "Mon travail principal en République de Corée était de contrôler une machine de levage, et il est très difficile de trouver des emplois similaires au Vietnam. Le travail que j’ai effectué à mon retour ne m’a permis pas de mettre à profit mon expérience et mon salaire était assez faible, donc je voudrais trouver un nouvel emploi avec un revenu plus élevé", explique M. Thành.

Selon les données du Service provincial du travail, des invalides de guerre et des affaires sociales, Bac Ninh envoie en moyenne environ 1.500 travailleurs à l’étranger par an, ce qui génère un revenu important pour de nombreuses familles. Cependant, après leur retour au pays, peu de ces travailleurs locaux ont pu trouver un emploi convenable, voire même avec un risque accru de chômage.
Travailleurs rapatriés: une richesse inexploitée ảnh 2Les compagnies de confection ont besoin toujours d'un grand nombre de travailleurs. Photo: VNA

Créer des liens

Selon le ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, le Vietnam totalise plus de 500.000 personnes qui travaillent dans une quarantaine de pays et territoires. Il s’agit notamment des secteurs suivants: mécanique, manufacturier, décoration intérieure, construction, etc.

Avec leurs expériences, ces travailleurs constituent une main-d’œuvre compétente au service du marché domestique. Cependant, nombreux d’entre eux se trouvent dans cette situation paradoxale où, hautement qualifiés et formés, ils ne réussissent pas à trouver un emploi à leur mesure, alors que de nombreuses entreprises nationales manquent justement d’ouvriers qualifiés.

D’après un sondage de l’Institut des sciences sociales et du travail, les services provinciaux concernés ne connaissent pas le nombre de travailleurs de retour de l’étranger, et ne peuvent donc les contacter pour les assister dans leur recherche d’emploi. 

D’après Dinh Van Duyêt, directeur du Centre de services pour l’emploi de Bac Ninh, les possibilités d’emploi pour ces travailleurs restent importantes, car les entreprises d’investissement direct étranger (IDE) au Vietnam sont en demande de personnes ayant des compétences et de l’expérience, non seulement en pratique de langues étrangères, mais surtout en méthodes de travail performantes. Mais, ces entreprises manquent de “liens” avec cette main-d’œuvre potentielle.

"Il faut créer une connexion entre entreprises et travailleurs. Chaque année, le Centre provincial de services pour l’emploi coopère activement avec celui des travailleurs à l’étranger pour organiser trois à quatre salons de l’emploi dédiés aux expatriés de retour au pays. Ces événements ont attiré de nombreuses entreprises et travailleurs. C’est une véritable passerelle qui permet de créer des liens, faire connaissance et trouver des opportunités d’emploi", souligne M. Duyêt.
Travailleurs rapatriés: une richesse inexploitée ảnh 3Les compagnies à participation étrangère recherchent de nombreux ouvriers qualifiés. Photo: VNA

Aujourd’hui, de nombreuses localités souhaitent envoyer leurs travailleurs à l’étranger, mais elles ne prennent pas en compte leur avenir professionnel après leur retour: domaine de compétences, niveau, âge, aspirations personnelles... Par ailleurs, il n’existe pas de politiques spécifiques à ce type de travailleurs.

Pour bénéficier au mieux de l’expérience de ces expatriés, de nombreuses localités ont décidé de collaborer avec le Centre de services pour l’emploi pour organiser des sessions de recrutement réservées à ces travailleurs.

Ainsi, le Centre de travail à l’étranger, relevant du ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, a coopéré avec les services concernés en vue d’organiser des dizaines de sessions de ce genre. De plus, cet établissement a présenté les profils professionnels de milliers de travailleurs sur son site web, facilitant ainsi leur recherche d’emploi.

Base de données

Cependant, le nombre d’expatriés obtenant un emploi par ce biais est insuffisant face au potentiel et à la forte demande de main-d’œuvre jeune et qualifiée des parcs industriels, des entreprises et des groupes étrangers.

Toujours d’après Dinh Van Duyêt, lors de leur mission à l’étranger, les ouvriers doivent se perfectionner dans l’apprentissage autodidactique, enrichir leur connaissance en langues étrangères et  compétences professionnelles afin de pouvoir s’intégrer rapidement au marché du travail domestique après leur retour. Par ailleurs, les autorités locales et les services concernés devraient participer davantage à la gestion, à l’assistance juridique, au conseil pour l’emploi... afin de les aider à stabiliser leur vie et augmenter leur revenu.

Selon les spécialistes, dès qu’il est prévu d’envoyer des travailleurs à l’étranger, les services compétents, les entreprises exportatrices et les localités doivent se coordonner pour constituer une base de données, afin de gérer les informations concernant qualifications, professions et marché du travail. Elles doivent aussi élaborer des projets détaillés pour mettre ces ressources humaines qualifiées à disposition des entreprises du territoire national lorsque leurs contrats à l’étranger expireront.

Parallèlement, les Centres de services pour l’emploi doivent poursuivre la mise à niveau de leurs activités afin de relier plus efficacement entre travailleurs et employeurs.

"Dans le contexte d’intégration internationale, il faudrait avoir des politiques plus concrètes pour gérer efficacement ces ressources humaines qualifiées et élaborer une source de données en la matière", conclut Dào Công Hai, ancien directeur adjoint du Département de la gestion du travail à l’étranger.

Autant de mesures indispensables pour bénéficier au mieux d’une main-d’œuvre expérimentée, tout en contribuant à réduire le nombre de travailleurs résidant illégalement à l’étranger. – CVN/VNA

Voir plus

Un cours de mathématiques dispensé en langue étrangère au lycée Hong Quang, quartier Le Thanh Nghi. Photo : VNA.

Hai Phong modernise son modèle éducatif

À Hai Phong, la mise en œuvre de la Résolution n°71-NQ/TW impulse une transformation en profondeur du système éducatif, axée sur l’apprentissage des langues, le numérique et l’ouverture internationale, afin de former une génération d’élèves capables de s’affirmer comme de véritables citoyens du monde.

Grâce à l'accès à des prêts à taux préférentiels, Mua Thi La, une femme de l'ethnie Hong originaire du village de Ban My A, a ouvert un atelier de confection de costumes traditionnels, créant ainsi des emplois et des revenus stables et contribuant à l'élimination progressive et durable de la pauvreté. Photo : VNA

Le décaissement des fonds pour les programmes cibles nationaux s’accélère

2026 est une année charnière pour la réalisation des objectifs de développement socio-économique de la nouvelle période, les programmes nationaux ciblés continuent de jouer un rôle essentiel pour garantir la sécurité sociale et réduire les disparités régionales. Au-delà de l’accélération des décaissements, il est primordial de veiller à ce que les fonds parviennent aux bénéficiaires prioritaires et produisent des résultats concrets.

L’atelier de broderie Len Art de l’artiste Nguyen Thi Hong Van (au centre de la photo) aide les personnes handicapées à s’intégrer en toute confiance dans la communauté.

Quand l’art se met au service de l’inclusion et de l’accompagnement

​Au cœur du vieux quartier de Hanoï se trouve un petit espace nommé « Len Art ». Depuis dix ans, l’artiste-artisane Nguyên Thi Hông Vân y guide discrètement des enfants autistes, sourds ou souffrant de retards de développement. Avec patience, ils brodent chaque fil de laine, ravivant ainsi leur foi en la vie.

Source: Département de la sécurité publique de la province de Gia Lai

Deux personnes recherchées pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité

Les fugitifs, Di (également connu sous le nom de Siu Di), né en 1941, et Dinh Yum (également connu sous les noms de Dinh Jum ou Ba Koih), né en 1963, issu de l’ethnie minoritaire Ba Na de la province de Gia Lai et sont de nationalité vietnamienne. Ils sont inculpés en vertu de l’article 116, paragraphe 1, du Code pénal pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité.

Cérémonie de lancement de la collecte de fonds "Pour la mer et les îles du Vietnam". Photo: hanoimoi

Hanoï lance la collecte de fonds "Pour la mer et les îles du Vietnam"

Le Comité municipal du Front de la Patrie du Vietnam de Hanoï appelle les institutions, les organisations, les entreprises, les organisations religieuses, les forces armées ainsi que les citoyens de la capitale et la diaspora à l’étranger à poursuivre cet élan de soutien pour le fonds "Pour la mer et les îles du Vietnam". 

Le Premier ministre Lê Minh Hung s'exprime lors de la séance de travail, à Hanoi, le 14 avril. Photo: VNA

Le PM exige de mettre en service les deuxièmes campus des hôpitaux Bach Mai et Viêt Duc

Le Premier ministre Lê Minh Hung a demandé aux ministères de la Santé, de la Construction, de la Défense et de la Sécurité publique de diriger les organismes concernés à mobiliser un maximum de ressources et à résoudre rapidement les problèmes et obstacles en suspens à ces deux projets en vue de leur mise en service dans le courant du deuxième trimestre.

Des élèves du Centre d'incubation des talents (HITA) lors de la cérémonie de lancement. Photo : VNA

Un centre d’incubation de talents pour la jeunesse vietnamienne en République tchèque

Les organisateurs ont décrit le lancement comme un point de départ et une étape importante dans un parcours visant à ''cultiver la vertu et éclairer les esprits'', avec pour objectif de former une génération de jeunes Vietnamiens épanouis en République tchèque et en Europe, solidement ancrés dans le savoir et riches de leur identité culturelle.

Bui Thi Minh Hoai, membre du Bureau politique, secrétaire du Comité central du Parti et présidente du Comité central du Front de la Patrie du Vietnam. Photo : VNA

Un appel à la solidarité pour le Mois de l’action humanitaire

Un appel pour soutenir le Mois de l’action humanitaire 2026 vient d'être lancée aux agences, organisations, entreprises, bienfaiteurs ainsi qu’aux Vietnamiens résidant au pays et à l’étranger par la présidente du Comité central du Front de la Patrie du Vietnam.

Les enceintes des pagodes de la province d’An Giang deviennent des salles de classe gratuites pour les enfants khmers. Photo: baoangiang.com.vn

Les pagodes khmères se mettent au service de la transmission linguistique et culturelle

An Giang abrite une importante population khmère. Son héritage linguistique repose sur plusieurs langues: le khmer, langue maternelle; le pali, langue liturgique du bouddhisme theravāda utilisée pour les textes sacrés et les rituels; ainsi que le sanskrit, langue ancienne de l’Inde présente dans différentes traditions religieuses. Ces langues sont transmises non seulement à l’école, mais aussi au sein des pagodes, lieux essentiels de préservation culturelle.

Spectacle artisitque dans le cadre du programme « Têt armée-population à l’occasion du Nouvel An traditionnel khmer Chol Chnam Thmay 2026 ». Photo: VNA

« Têt armée-population », un pont entre soldats et population khmère à Can Tho

Le programme de cette année, doté d’un budget total de plus de 18 milliards de dôngs, a permis la réalisation de nombreux ouvrages d’intérêt public. Parmi ceux-ci figurent l’installation de 140 lampadaires à énergie solaire, la construction de trois ponts ruraux, ainsi que l’entretien et le dégagement de plus de 60 kilomètres de routes dans plusieurs localités.