Tiêu Huong, cette mère au grand cœur de 300 enfants

Huynh Tiêu Huong a passé ses 22 premières années dans la misère, à enchaîner les difficultés pour gagner sa vie. Elle a été maltraitée, brimée, abusée... Elle n’a jamais cessé de faire des efforts pour surmonter ce destin malchanceux et épauler les orphelins.
Huynh Tiêu Huong a passéses 22 premières années dans la misère, à enchaîner les difficultés pourgagner sa vie. Elle a été maltraitée, brimée, abusée... Elle n’a jamaiscessé de faire des efforts pour surmonter ce destin malchanceux etépauler les orphelins.

De nos jours, le nom deHuynh Tiêu Huong est connu dans tout le pays et dans le monde commecelui d’une mère de 300 enfants au grand coeur. Orpheline dès sanaissance en 1968, Huynh Tiêu Huong n’a jamais connu ses parents. Elle atout de suite été adoptée par une vieille femme. Les premières annéesde sa vie, Huynh Tiêu Huong a dû mendier. Vendue d’une personne àl’autre, c’est seulement à l’âge de six ans qu’elle s’est fait adoptéepar un couple sans enfant. Alors qu’elle aurait pu être chouchoutée etaller à l’école, il n’en fût rien. Huynh Tiêu Huong a connu de dursmoments, violentée par son père adoptif.

Un destin malheureux

Ses souvenirs d’enfance se résument à des journées douloureuses :brutalisée, violentée, obligée à consommer de la drogue, privée des sesmains et de ses pieds qu’on lui a coupé pour mendier… Ces jours-là, ellepassait la nuit dans les toilettes publiques. En grandissant, elle aenchaîné les métiers pour gagner sa vie : nettoyeuse de voiture à lastation de l’Est, plongeuse de restauration, serveuse, prostituée...Bien qu’elle menait une vie malheureuse, elle remerciait chaque jour sesparents de l’avoir mise au monde. Selon elle, la plus grande desvengeances est de tout faire pour bien vivre et ainsi montrer à sesbourreaux qu’elle franchit toutes les difficultés et évolue sans cesse.

En 1987, un bienfaiteur lui a offert 20 taëls d’ordont elle s’est servie pour faire des affaires dans les secteurs del’immobilier, de l’automobile et de la restauration. Son activité sedéveloppait de jour en jour. Elle trouvait pourtant que l’argent ne luiapportait pas de joie, mais de la douleur et des mensonges. Pour elle,le sourire est ce qu’il y a de plus tonifiant, et seuls les enfants luiont apporté ce sourire et ce bonheur. Elle se sentait heureuse ennourrissant et en protégeant les enfants. C’est pourquoi elle a consacrétout son argent à aider les orphelins.

Maison chaleureuse pour les orphelins

Fondé en 2001 par Huynh Tiêu Huong, le Centre de charité Quê Huong estun lieu d’accueil et de soins pour les orphelins de naissance. Situé au61/23 rue DT743, quartier de Tân Long, commune de Tân Dông Hiêp,arrondissement de Di An, province de Binh Duong (Sud), il s’étend surune superficie de 12.000 m2. Le centre nourrit environ 300 enfants, dont80% ont été adoptés à la naissance. La plupart des enfants ont moins dehuit ans.

Huynh Tiêu Huong est émue : “J’ai adoptéles enfants des zones industrielles et des maternités. J’ai d’abord dûpayer les frais de naissance et les médicaments, et ensuite je les aiamenés au centre. Certains enfants sont infectés par le virus VIH/sidaou une maladie du coeur. Quelques-uns sont morts avant d’entrer aucentre”.

Comme les autres enfants, ils ont besoind’amour et d’être consolés. Elle-même orpheline ayant manqué de l’amourdes ses parents, Huong comprend les sentiments que ressentent lesenfants. Elle partage : “Il ne faut par exclure ou gronder les enfants,sinon ils feront un complexe d’infériorité et penseront qu’on ne lesaime pas”.

Ces enfants sont non seulement élevés etlogés, mais ils peuvent aussi aller à l’école. Mme Huong a toujoursrêvé d’étudier. Lorsqu’elle passe des moments à enseigner aux enfants,c’est un petit bout de son rêve qui se réalise. Après avoir laissétomber quelques larmes, elle dit : “Je ne veux pas que mes enfantsconnaissent à leur tour la même vie que j’ai eu autrefois avec ladrogue, la prostitution, le mendicité… Je veux qu’ils soient intéresséspar la société et que personne ne les laisse jamais tomber. Tout cela netient qu’à eux”.

Mère de 300 enfants, Mme Huongrencontre de nombreuses difficultés mais elle n’oserait pas se plaindrede son sort. Le plus difficile, selon elle, est de ne pas être assezstable financièrement. Elle doit payer les frais scolaires, lesactivités et les produits alimentaires. La majorité de ses revenusproviennent de ses activités immobilières, automobiles et derestauration, mais aussi quelquefois de dons de bienfaiteurs. Ellepartage : “Je souhaite que la communauté sociale partage avec moi lesfrais pour s’occuper des enfants. Il y a nourriture, électricité,essence, frais de scolarité, salaires des employés, savon, chaussures,serviettes, livres, balais... Tous ces coûts sont très élevés”.

Un rêve simple

Il y a sept ans, un cancer de l’intestin est venu menacer sa vie pourle restant de ses jours. Cependant, Huong rêve toujours d’apporter lebonheur aux enfants. Avant de mourir, elle souhaite construire une écoleprimaire conforme aux normes internationales de façon à ce que sesenfants bénéficient d’un bon environnement d’apprentissage ets’intègrent plus facilement à la communauté. Elle dit : «Mon rêve n’estpas d’ouvrir un centre de charité, mais de protéger les enfantsorphelins et de les aider à aller à l’école. Ainsi, ils ne seront nipersécutés, ni analphabètes».

En plus de tout cequ’elle apporte aux orphelins, Huynh Tiêu Huong voudrait consacrer unepartie de son temps à aider les personnes handicapées. Par conséquent,elle a dans l’idée de construire un hôpital uniquement réservé auxpersonnes handicapées. Mais avant tout, elle souhaite garder une bonnesanté pour s’occuper des enfants et vivre avec eux le plus longtempspossible.

Elle confie : “Jusqu’à maintenant, j’airéalisé 60% de mon rêve. Je l’accomplirai en entier cette année.J’espère que mes enfants continueront tout ce que j’ai entrepris ets’occuperont des orphelins après ma mort”. – VNA

Voir plus

20 types de bases de données nationales

20 types de bases de données nationales

La décision n° 11/2026/QD-TTg du 28 mars 2026 du Premier ministre promulgue la liste des bases de données nationales. Celle-ci comprend 20 types de bases de données nationales.

Le vice-ministre des Sciences et de la Technologie, Lê Xuân Dinh, prononce le discours d'ouverture, à Hanoi, le 21 avril. Photo : VNA

Le concours d’innovation scientifique s’ouvre aux Vietnamiens de l’étranger

En réponse à la Journée mondiale de la créativité et de l’innovation 2026, ce concours offre une plateforme aux individus et aux équipes de tout le pays passionnés par la recherche, la créativité et l’application pratique des sciences, tout en promouvant un mouvement de recherche scientifique au sein de la communauté, en particulier chez les jeunes.

La bibliothèque du lycée Kim Lien. Photo: VNA

Diffuser les valeurs du livre et poser les bases d’une société apprenante

À l’occasion de la Journée du livre et de la culture de la lecture (21 avril), le Vietnam intensifie ses efforts pour promouvoir l’habitude de lire et bâtir une société apprenante. Des initiatives variées, portées par les écoles, les éditeurs et les communautés, contribuent à ancrer durablement la lecture dans la vie quotidienne, malgré des défis persistants face à l’ère numérique.

Image du site web de l’Agence météorologique japonaise montrant l’alerte au tsunami après le séisme, le 20 avril 2026. Photo: Kyodo/VNA

Séisme au Japon : la communauté vietnamienne confirmée en sécurité

S’agissant de la communauté vietnamienne au Japon, les opérations de suivi et d’assistance ont été mises en œuvre sans délai. Selon Phan Tien Hoang, premier secrétaire et chef du bureau de gestion du travail de l’ambassade du Vietnam au Japon, des contacts ont été établis avec plusieurs syndicats dans les zones touchées, confirmant que tous les travailleurs vietnamiens étaient en sécurité.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, et les députés de la 16e législature issus des minorités ethniques. Photo: VNA

Le dirigeant To Lam appelle à renouveler en profondeur la pensée sur le travail ethnique

La grande union nationale constituait une ligne stratégique constante et une source déterminante de toutes les victoires, a souligné le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, lors d’une rencontre tenue le 20 avril à Hanoï avec les députés de la 16e législature issus des minorités ethniques.

Des participants au programme "Le vietnamien au cœur de Kyushu, au Japon". Photo: VNA

Au Japon, la communauté vietnamienne s’engage pour transmettre sa langue aux jeunes générations

Malgré l’augmentation rapide du nombre d’enfants d’origine vietnamienne au Japon, l’usage du vietnamien tend à reculer. Beaucoup d’enfants comprennent la langue, mais répondent systématiquement en japonais. À Hiroshima, Kumamoto ou Okinawa, les parents constatent avec inquiétude que la langue maternelle devient progressivement une "langue secondaire" au sein même du foyer.

Le président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man et son épouse, aux côtés du personnel de l’ambassade et de la communauté vietnamienne en Turquie. Photo : VNA

Vietnam–Turquie : la communauté vietnamienne mobilisée et soutenue

le président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man a exprimé le souhait que la communauté vietnamienne en Turquie reste solidaire, s’entraide, s’intègre pleinement dans la société d’accueil, respecte la législation locale et contribue à promouvoir une image positive du Vietnam.