Les 82 stèles des docteurs du Temple de la Littérature de Hanoi sontuniques pour le pays mais aussi le monde, avec des textes présentantl'histoire de concours mandarinaux, les conceptions des dynastiesféodales sur l'éducation, la formation ainsi que sur l'emploi occupé parles talents dont elles conservent la mémoire.
Leuroriginalité réside dans leur contenu, les modalités et le contexte deleur installation, de même que leurs valeurs historiques et artistiquescomme leur impact social. Il s'agit là d'épreuves vivantes del'intelligence et de l'habileté des artisans du Vietnam. Elles ont étéclassées en mai 2011 par l'UNESCO dans le Registre Mémoire du monde.
Cependant, face aux outrages du temps, la préservation de ces stèlesest toujours une grande question, exigeant les efforts de toute lasociété.
Lors de ce colloque, les experts ont proposéplusieurs mesures de protection de ces stèles, lesquelles devraientassurer l'harmonie avec l'espace si sacrée de ce Temple.
L'architecte Le Thanh Vinh, directeur du Centre de préservation desvestiges de ce site, a indiqué qu'il faut dresser le dossier de chaquestèle et puis un plan de protection, de gestion et d'accès à ce site,outre de nombreuses autres informations complémentaires.
Actuellement, ces stèles sont protégées par une haie en soie rouge, afin d'en interdire l'accès aux visiteurs.
Construit en 1070 par le roi Ly Thanh Tông, Van Miêu (Temple de laLittérature) est dédié au culte de Confucius et de ses quatre principauxdisciples. En 1076 a été construit le Quôc Tu Giam, la premièreuniversité nationale dont la méthode d'enseignement est inspirée duconfucianisme chinois.
En 1484, le roi Lê Thanh Tông acommencé à faire ériger des stèles en pierre sur lesquelles étaientgravés les noms des docteurs. L'objectif est pluriel : honorer lesmérites des grands hommes, valoriser la tradition d'étude, encouragerl'étude des jeunes d'aujourd'hui et de demain. -AVI
Préserver l’âme du khèn des Mông dans les écoles en zone montagneuse
Le khèn est l’instrument de musique emblématique des Mông, celui qui les relie au monde invisible. Sous le soleil des premiers jours d’été sur le plateau rocheux de l’extrême Nord, la cour de l’école primaire en internat semi-pensionnaire pour minorités ethniques de Sung La, dans la commune de Sa Phin (province de Tuyên Quang), résonne d’une mélodie singulière.