Souveraineté : le Vietnam proteste et signe à l’ONU

Le Vietnam a de nouveau protesté contre l’occupation illégale par la Chine de l’archipel vietnamien de Hoàng Sa (Paracel) et exigé de la Chine de retirer sa plate-forme et ses navires d’escorte des eaux vietnamiennes.

Dans les documents de position adressés le 3 juillet au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, le pays a réaffirmé sa souveraineté sur l’archipel de Hoàng Sa et dénoncé l’installation illégale par la Chine de la plate-forme Haiyang Shiyou-981 dans la zone économique et le plateau continental du Vietnam.
Le Vietnam a de nouveauprotesté contre l’occupation illégale par la Chine de l’archipelvietnamien de Hoàng Sa (Paracel) et exigé de la Chine de retirer saplate-forme et ses navires d’escorte des eaux vietnamiennes.

Dans les documents de position adressés le 3 juillet au secrétairegénéral de l’ONU Ban Ki-moon, le pays a réaffirmé sa souveraineté surl’archipel de Hoàng Sa et dénoncé l’installation illégale par la Chinede la plate-forme Haiyang Shiyou-981 dans la zone économique et leplateau continental du Vietnam.

Le chef de laMission permanente du Vietnam à l’ONU, l'ambassadeur Lê Hoài Trung, qui a, surinstruction du gouvernement vietnamien, transmis ces documents au chefde l’ONU en le priant de les faire circuler comme documents officiels dela 68e session de l’Assemblée générale.

"La Chines’est, dans ses récentes communications, appuyée sur certains documentscomme preuves historiques pour affirmer que la soi-disant +souveraineté+de la Chine sur l’archipel de Hoàng Sa du Vietnam. Cependant, ces+documents+ ne peuvent pas être authentifiés, manquent d’exactitude etont été interprétés arbitrairement par la Chine. Les documentsauxquels s’est référée la Chine n’ont pas prouvé en aucune façon que laChine a établi sa souveraineté sur l’archipel de Hoàng Sa quand ceterritoire était terra nullius. Des documents historiques, en revanche,montrent que la Chine a compris que sa souveraineté ne s’étendait pas àl’archipel de Hoàng Sa",
a écrit le premier document.

"En revanche, le Vietnam a publiquement fourni des documentshistoriques authentiques prouvant que le Vietnam a établi sasouveraineté sur l’archipel de Hoàng Sa quand ces îles étaient terranullius. Depuis le 17e siècle au moins, la dynastie des Nguyên aorganisé des activités pour exploiter les ressources sur les îles del’archipel de Hoàng Sa, a entrepris des relevés cartographiques etenregistré des itinéraires maritimes pour assurer la sécurité de lanavigation des navires étrangers dans les eaux de l’archipel de HoàngSa. Ces activités ont été bien enregistrées dans les documents officielspubliés par les dynasties vietnamiennes, qui sont toujours archivés auVietnam", a-t-il indiqué.

La Chine a envahiillégalement à deux reprises l’archipel de Hoàng Sa, a dénoncé le document. "Profitant duretrait de la France du Vietnam, en 1956 la Chine a envahi et occupé lapartie orientale de l’archipel de Hoàng Sa. C’était une premièreoccupation par la Chine de l’archipelde Hoàng Sa, ce qui a suscité de vives protestations de la République duVietnam. En 1974, profitant de la guerre duVietnam, la Chine a attaqué et pris le contrôle de l’archipel de HoàngSa par le gouvernement de la République du Vietnam. C’était la premièrefois que la Chine a obtenu par la force la pleine occupation del’archipel de Hoàng Sa".

Or le territoire d’un Étatne peut faire l’objet d’une occupation militaire résultant de l’emploide la force contrairement aux dispositions de la Charte de l'ONU. Le territoired’un État ne peut faire l’objet d’une acquisition par un autre État à lasuite du recours à la menace ou à l’emploi de la force. Nulleacquisition territoriale obtenue par la menace ou l’emploi de la forcene sera reconnue comme légale

"Selon le droitinternational, l’emploi de la force pour occuper le territoire d’unautre État souverain est nulle et non avenue et ne peut jamais être labase d’une revendication de souveraineté. De ce fait, la souveraineté duVietnam sur l’archipel de Hoàng Sa se poursuit et n’est donc passupplantée par l’occupation de force par la Chine",
a indiqué ledocument.

"Un mémorandum de la Chine en date du12 mai 1988, un document officiel du ministère chinois des Affairesétrangères, a également affirmé clairement le principe de droitinternational que +l’agression ne confère pas la souveraineté+ sur unterritoire. Aucun pays au monde ne reconnaît la Chine comme Etatsouverain sur l’archipel de Hoàng Sa", a-t-il rappelé.

"La Chine a délibérément déformé et mal interprété l’histoire quandelle se réfère à la lettre signée par le feu Premier ministre Pham VanDông en 1958 et d’autres documents et publications publiés au Vietnamavant 1975 pour tenter de soutenir ses revendications sur l’archipel deHoàng Sa. La lettre ne fait aucune mention de la souveraineté sur lesarchipels de Hoàng Sa et Truong Sa. La lettre concerne les droitsmaritimes, non pas les questions territoriales",
a analysé ledocument, demandant à la Chine de respecter les faits historiques.

Le deuxième document a fait savoir que le 2 mai 2014, laChine a fait entrer sa plate-forme Haiyang Shiyou-981 en Mer Orientalepour mener des forages exploratoires et l’a installée à 15 degrés 29,58minutes de latitude Nord et 111 degrés 12,06 minutes de longitude Est.Le 27 mai 2014, cette plate-forme a été déplacée à 15 degrés 33,38minutes de latitude Nord et 111 degrés 34,62 minutes de longitude Est.

"Ces deux endroits se trouvent profondément àl’intérieur de la zone économique exclusive et du plateau continental duVietnam, environ 130-150 milles marins au large de la côtevietnamienne. Les activités de la Chine portent atteinte aux droitssouverains et à la juridiction du Vietnam en vertu de la Convention desNations unies sur le droit de la mer et violent les accords de hautniveau conclus entre les deux pays sur la non-aggravation etnon-complication de la situation en Mer Orientale," a-t-il indiqué.

"Depuis le 2 mai 2014, le Vietnam a envoyé des notes verbales etcommuniqué plus de 30 fois avec les autorités chinoises à différentsniveaux pour protester contre le déploiement de la plate-formepétrolière et l’envoi de navires d’escorte par la Chine à l’intérieurdes zones maritimes du Vietnam, actes qui portent atteinte aux droitssouverains et à la juridiction du Vietnam. Dans ces communications, leVietnam a maintes fois demandé à la Chine de retirer sa plate-formepétrolière et ses navires des eaux vietnamiennes,"
a-t-il fait savoir.

Afin de soutenir l’opération illégale de laplate-forme pétrolière Haiyang Shiyou-981, la Chine a déployé plus de100 navires d’escorte, y compris des navires militaires, dans les zonesmaritimes du Vietnam. Les navires des Garde-côtes chinois ontdélibérément percuté les navires chargés de l’application de la loi duVietnam.

Rien que du 3 mai au 5 juin dernier, lesnavires d’escorte chinois ont attaqué avec des canons à eau etdélibérément percuté les navires administratifs vietnamiens, blessant 12surveillants de la pêche et endommageant 24 navires. Le 26 mai 2014, ungrand chalutier chinois a poursuivi et renversé un bateau de pêchevietnamien, qui a fini par sombrer. Les pêcheurs ont failli se noyer,mais s’en sont sortis.

"Ces actions chinoises ontnon seulement violé l’interdiction de la menace ou l’emploi de la forceen vertu du droit international, mais également constitué une conduiteinhumaine à l’égard d’autres marins," a souligné le document.

"Une fois de plus, le Vietnam demande à la Chine de se conformer audroit international et, à cette fin, de cesser immédiatement toutes lesviolations des droits souverains et de la juridiction du Vietnam. Enparticulier, le Vietnam demande à la Chine de retirer sa plate-forme deforage Haiyang Shiyou-981, tous les navires et autres véhicules etéquipements connexes des eaux du Vietnam et de renoncer aux futuresintrusions dans les eaux vietnamiennes".


"Le Vietnamdemande solennellement à la Chine de résoudre tous les différends pardes mesures pacifiques en conformité avec le droit international, dontla Convention des Nations unies sur le droit de la mer, afin d’éviter laprolongation de la tension, et de s’abstenir d’actions susceptibles dedéclencher des conflits entre les deux pays", a conclu le deuxièmedocument – VNA

Voir plus

Le président de l'Assemblée nationale, Tran Thanh Man rencontre la présidente du Groupe d'amitié parlementaire Italie-Vietnam, Chiara Gribaudo. Photo: VNA

Renforcement de la coopération parlementaire entre le Vietnam et l'Italie

Accueillant le plus haut législateur vietnamien et une délégation vietnamienne de haut niveau l'accompagnant, Chiara Gribaudo a salué la coopération croissante entre les organes législatifs des deux pays et a exprimé le souhait d’effectuer prochainement une visite au Vietnam afin de renforcer davantage les relations bilatérales.

Le secrétaire général du PCV et président To Lam (droite) rencontre le dirigeant chinois Wang Huning. Photo : VNA

Le SG du Parti et président To Lam rencontre le dirigeant chinois Wang Huning

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président vietnamien, To Lam, a souligné le rôle crucial du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois et du Front de la Patrie du Vietnam dans la promotion des échanges entre les peuples et des liens entre les localités des deux pays.

Le président de l’Assemblée nationale du Vietnam, Tran Thanh Man (droite) et Qu Dongyu, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture à Rome. Photo : VNA

Le Vietnam considère la FAO comme un partenaire de premier plan dans l'agriculture

Le président de l’Assemblée nationale vietnamienne, Tran Thanh Man, a rencontré à Rome le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, afin de renforcer la coopération entre le Vietnam et l’organisation onusienne dans les domaines de l’agriculture durable, de la sécurité alimentaire et de la transformation des systèmes alimentaires face aux défis mondiaux.

Le secrétaire général du Parti et président vietnamien To Lam visite la Nouvelle Zone de Xiong’an en Chine. Photo: VNA

Le dirigeant vietnamien To Lam visite la Nouvelle Zone de Xiong’an en Chine

Créée en avril 2017, la Nouvelle Zone de Xiong’an est considérée par la Chine comme un choix stratégique majeur à caractère historique du Comité central du PCC, ainsi qu’une nouvelle zone d’importance nationale, après la Zone économique spéciale de Shenzhen (Guangdong) et la Nouvelle Zone de Pudong (Shanghai).

L’ambassadeur de Turquie au Vietnam, Korhan Kemik. Photo : ambassade de Turquie au Vietnam

La Turquie prête à approfondir sa coopération avec le Vietnam

Le Vietnam est un partenaire important de la Turquie en Asie du Sud-Est. Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1978, les deux pays ont cultivé une coopération fructueuse fondée sur l’amitié, la solidarité et le respect mutuel.

Des représentants de la communauté vietnamienne et des étudiants vietnamiens en Chine accueillent le secrétaire général et président de la République To Lam et son épouse à l’aéroport international de Pékin. Photo: VNA

La visite en Chine du SG et président vietnamien To Lam revêt une importance stratégique majeure

La visite d’État en Chine du secrétaire général et président vietnamien To Lam, du 14 au 17 avril, est perçue comme un jalon stratégique majeur pour approfondir la confiance politique et impulser une nouvelle dynamique aux relations bilatérales. Elle devrait ouvrir des perspectives accrues de coopération concrète entre le Vietnam et la Chine, notamment avec la région du Guangxi.

Le Premier ministre Lê Minh Hung s'exprime lors de la séance de travail, à Hanoi, le 14 avril. Photo: VNA

Le PM exige de mettre en service les deuxièmes campus des hôpitaux Bach Mai et Viêt Duc

Le Premier ministre Lê Minh Hung a demandé aux ministères de la Santé, de la Construction, de la Défense et de la Sécurité publique de diriger les organismes concernés à mobiliser un maximum de ressources et à résoudre rapidement les problèmes et obstacles en suspens à ces deux projets en vue de leur mise en service dans le courant du deuxième trimestre.