La Pagode au Pilier unique de Hanoi a aussi son imitateur au Sud

Qui dit Pagode au Pilier unique dit Hanoi. Néanmoins, il en existe à Hô Chi Minh-Ville une autre, de même forme et de même taille. Un témoin de l’attachement des gens du Sud envers la capitale.
Hanoi (VNA) – Qui dit chùa Môt Côt (Pagode au Pilier unique) dit Hanoi. Néanmoins, il en existe à Hô Chi Minh-Ville une autre, de même forme et de même taille. Un témoin de l’attachement des gens du Sud envers la capitale millénaire.
La Pagode au Pilier unique de Hanoi a aussi son imitateur au Sud ảnh 1Chùa Môt Côt (Pagode au Pilier unique) à Hô Chi Minh-Ville. Photo : Ngôn Trong/CVN

Les Vietnamiens considèrent chùa Môt Côt comme un des symboles de la capitale millénaire. Ce petit édifice religieux bouddhique carré en bois, posé sur une colonne au milieu d’un étang carré couvert de lotus, trône gracieusement dans l’arrondissement de Ba Dinh à Hanoi.

Construite au XIe siècle, sous la dynastie des Ly (1009-1225), la pagode - appelée alors Diên Huu - évoque la forme d’un lotus. Si sa colonne fait penser à la tige, le toit couvert de tuiles rouges aux quatre coins recourbés symbolise les pétales.

À Hô Chi Minh-Ville, dans l’arrondissement de Thu Duc, il y a une petite construction religieuse dont la forme, la structure, l’envergure sont semblables à celle de la Pagode au pilier unique de Hanoi. Initialement dénommée Nam Thiên Nhât Tru (littéralement : Pilier unique dans le Ciel du Sud), elle est plus connue de nos jours sous le nom de "pagode au pilier unique de Saigon (ndlr : ancien nom de Hô Chi Minh-Ville)".

Conçue par l’architecte Nguyên Gia Duc, Nam Thiên Nhât Tru fut édifiée en 1958 par le bonze supérieur Thich Tri Dung. Elle trône au milieu d’un étang aux eaux émeraude de forme carrée, du nom de Hô Long Nhân (œil du dragon), situé au sein d’un espace d’un hectare environ.

Un cadeau fait aux Saïgonnais

Faite de bois, elle est supportée par une grande colonne en béton armé. Comme son homologue de Hanoi, son toit, aux quatre coins recourbés, est couvert de tuiles rouges. À l’intérieur, trône une majestueuse statue de la Boddhisattva Kouan Yin ou Déesse de la miséricorde.
La Pagode au Pilier unique de Hanoi a aussi son imitateur au Sud ảnh 2Vue panoramique de la Pagode au Pilier unique de Saigon. Photo : Ngôn Trong/CVN

Mais pourquoi existe-t-il à Hô Chi Minh-Ville une pagode similaire à celle de Hanoi ? L’explication se lit dans une stèle posée à côté : "Pendant longtemps, les habitants du Sud entendaient avec admiration le nom et l’histoire de la pagode au pilier unique de Hanoi, sans pour pouvoir l’admirer. La construction de Nam Thiên Nhât Tru à Saigon a pour but d’assouvir leur soif de la contempler. Cet ouvrage architectural joue désormais un double rôle : vestige historique et site pittoresque".

Nombreux sont les habitants du Sud, dont ceux originaires de Hanoi, qui visitent ce lieu sacré, notamment les weekends. "Je suis ravi de voir à Saigon une pagode au pilier unique semblable  à celle de Hanoi. Venir ici me rassérène, tous les tracs de la vie quotidienne se dissipent", confie Nguyên Viêt Hùng, un Hanoien travaillant à Hô Chi Minh-Ville.

Un trésor enfoui

L’histoire de Nam Thiên Nhât Tru recèle un fait plutôt mystérieux. Au moment de la mise en chantier de l’ouvrage en 1958, le bonze supérieur Thich Tri Dung découvrit dans le sol un disque de 6,4 kg en métaux précieux de 36 cm de diamètre. Sa face était agrémentée de 24 sortes de motifs ornementaux différents, avec au milieu un idéogramme chinois signifiant "cinq enfants réussissant un concours de lettrés".

"Ce cadeau du Ciel qui cache tant des choses à découvrir", a souligné le bonze bâtisseur, celui-ci refusa de le vendre à fort prix à un collectionneur hongkongais. En 1988, Thich Tri Dung offrit ce disque au Musée de Hô Chi-Minh : "c’est le seul lieu capable de conserver un objet aussi précieux, pour la recherche scientifique et aussi pour le faire admirer au plus grand nombre".
 
Légende de la Pagode au Pilier unique

La tradition rapporte que la pagode au pilier unique de Hanoi fut construite en 1049 par le roi Ly Thai Tô. N’ayant pas d’enfant mâle, le roi vit en songe la Bodhisattva Kouan Yin (Déesse de la miséricorde) assise sur une lotus lui donnant un garçon. Peu après, sa jeune épouse, une paysanne, lui donna un héritier. Pour exprimer sa reconnaissance, il fit construire une petite pagode symbolisant le lotus, avec à l’intérieur la statue de la Déesse de la miséricorde aux mille bras et mille yeux.  – CVN/VNA

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