Sous la plume de Vo Quôc Ven, le photoréalisme augmenté

Vo Quôc Ven n’est pas un artiste comme les autres. Étudiant à Hô Chi Minh-Ville, ce portraitiste hors pair n’a pourtant suivi aucune formation en beaux-arts.

Vo Quôc Ven n’est pas un artiste comme les autres. Étudiant à Hô Chi Minh-Ville, ce portraitiste hors pair n’a pourtant suivi aucune formation en beaux-arts. Ses œuvres, essentiellement sur les célébrités, sont saluées par les professionnels.

Sous la plume de Vo Quôc Ven, le photoréalisme augmenté ảnh 1Le dessinateur Vo Quôc Ven, alias Ken Ken.

Bien assis sur sa chaise, quelques crayons sur la table et une feuille de papier canson de format A4 dans la main gauche, le smartphone posé devant lui, le jeune homme tapote l’écran de sa main droite  et la photo de la mannequine Pham Huong, sourire élatant, chevelure longue et ondulée, apparaît sur le téléphone. Après avoir fixé son portable sur un support, il commence son travail : dessiner le portrait de cette jeune fille élue Miss Univers Vietnam 2015. S’il reste bien concentré et que rien ni personne ne le dérange, le portrait au crayon noir pourrait être achevé en quatre heures. 

Une passion nourrie depuis l’enfance

Vo Quôc Ven, 22 ans, est étudiant en dernière année à la Faculté de décoration intérieure de l’École des technologies de Hô Chi Minh-Ville. Sa passion pour le dessin ne date pas d’hier, il y consacre des heures entières depuis ses trois ans. Mais l’école demande aussi du temps, si bien qu’il ne commence à s’investir sérieusement dans le dessin que baccalauréat en poche et après avoir réussi le concours d’entrée à l’université.

Sous la plume de Vo Quôc Ven, le photoréalisme augmenté ảnh 2Un portrait agrémenté d’aquarelles plus vrai que nature.

En quatre ans passés à la fac, Vo Quôc Ven a réalisé majoritairement trois types de dessins : 500 portraits au crayon noir, au stylo à bille et à l’aquarelle de Leningrad, mais aussi une trentaine d’ouvrages faits avec de la poudre de café et pas mal d’œuvres consistant à compléter une photo coupée en deux verticalement. Avec à chaque fois le même flot de compliments une fois présentés à ses amis ou postés sur son compte Facebook, y compris des professionnels.  

«Occupé par mes études universitaires, je n’ai suivi aucune formation en beaux-arts mais je dessine comme je vis, quand je pense que c’est le meilleur moment pour le faire», confie l’étudiant au sourire dévastateur. Parmi les types d’art auxquels il s’essaie, Vo Quôc Ven - qui signe souvent de son pseudo Ken Ken sur ses œuvres - avoue que la complétion d’une photo est pour lui le plus enthousiasmant. Le jeune homme raconte minutieusement les démarches de ce qui constitue un sacré challenge.

Sous la plume de Vo Quôc Ven, le photoréalisme augmenté ảnh 3Dessin du footballeur anglais de Liverpool, Steven Gerrard, réalisé sur une feuille de format A0.

«Normalement, j’ai besoin d’une photo-portrait au format A4 que je place devant moi. Avec un crayon noir ou un stylo à bille, je vais dessiner sur une feuille de même format la moitié du visage, verticalement. Le dessin terminé, je le fais glisser au dessus de la photo. Le but est que les deux moitiés se combinent parfaitement et qu’aucune différence, ou plutôt incohérence, ne soit perceptible, jusque dans les moindres détails».  

Une concentration hors du commun

Pour Vo Quôc Ven, la réussite d’un portrait dépend essentiellement de deux éléments : les yeux et la bouche, qui déterminent l’expression du visage et du regard. Il est donc logique que ce soit sur ces détails que l’artiste consacre le plus de temps. À ses débuts, une seule œuvre lui demandait une, voire deux journées entières, avec en moyenne cinq ou six brouillons jetés directement dans la corbeille. «Ce type d’art exige une grande précision. Le dessinateur doit faire preuve d’une concentration de tous les instants», dit-il.

Mais, aujourd’hui, l’expérience emmagasinée permet à Ven de parachever une œuvre en cinq ou six heures seulement. Niveau matériel, il reste fidèle aux crayons noirs, aux stylos à bille et à l'aquarelle de Léningrad. Son indéniable talent lui permet même aujourd’hui de financer ses études, ce qui ne l’empêche pas de refuser des commandes ! «Réaliser des portraits demande du temps et de la patience. Je ne dessine que lorsque j’en sens l’envie», confie-t-il.

Sous la plume de Vo Quôc Ven, le photoréalisme augmenté ảnh 4L’expression du regard est déterminante pour la réussite ou non d’un portrait.

Outre les portraits, Quôc Ven explore depuis peu la voie des dessins 3D, de plus en plus populaires au niveau mondial. Car d’après lui, la maîtrise de la perspective permet d’entrer dans une nouvelle dimension artistique. À l’aide d’une simple feuille et d’un crayon, il peut donner l’impression que ses oeuvres sortent littéralement de la page, prêtes à bondir sur ceux qui les contemplent. Affaire à suivre... -CVN/VNA

Voir plus

Hô Chi Minh-Ville accueillera le premier Salon de la bande dessinée francophone. Photo : les organisateurs

Le Salon de la bande dessinée francophone fait des bulles à Hô Chi Minh-Ville

Le salon proposera une programmation riche et variée d’expositions, d’ateliers créatifs, de lancements de livres et de séances de dédicaces, ainsi que des rencontres avec des auteurs internationaux, offrant ainsi au public une exploration complète de l’univers de la bande dessinée. Au-delà de l’édition, il s’étend également à l’ensemble de l’écosystème créatif, avec la participation de studios d’animation et de représentants de l’industrie audiovisuelle.

Séance de travail entre la Fédération de pickleball de Da Nang (DPF) et les dirigeants de la Coupe du monde de pickleball, dans le cadre de leur visite au Vietnam. Photo : DPF

Da Nang accueillera la Coupe du monde de pickleball

La ville de Da Nang, dans le centre du Vietnam, accueillera la Coupe du monde de pickleball du 30 août au 9 septembre. L’Association de pickleball de la ville prévoit d’accueillir environ 4 000 joueurs venus de 80 pays, a annoncé la Fédération vietnamienne de pickleball dans un communiqué.

Khanh Hoa - pionnier du tourisme vert et durable

Préserver et faire rayonner les valeurs culturelles vietnamiennes à l'ère du numérique

Dans la trajectoire de développement de toute nation, la culture constitue le socle spirituel de la société. Elle nourrit les valeurs, oriente les valeurs de vie et contribue à façonner l’identité humaine. Forte d’une base culturelle solide, une société peut non seulement soutenir sa croissance économique, mais aussi préserver son identité, son éthique et sa stabilité sur le long terme.

Le thé vietnamien – passerelle culturelle, moteur du commerce

Le thé vietnamien – passerelle culturelle, moteur du commerce

Dans un contexte de développement croissant des relations entre le Vietnam et le Japon, les activités de mise en relation des communautés d’entreprises des deux pays font l’objet d’une attention accrue et se déploient sous des formes de plus en plus diversifiées. Parmi celles-ci, la valorisation des traditions culturelles en tant que vecteur de dialogue et de coopération suscite un intérêt grandissant au sein des milieux d’affaires bilatéraux.

La délégation vietnamienne ouvre la marche du Défilé international de Macao 2026. Photo: VNA

Le Vietnam impressionne au Défilé international de Macao 2026

Organisé par l’administration de la Région administrative spéciale de Macao, le défilé international met en valeur la richesse culturelle de la Route de la Soie maritime à travers des spectacles artistiques variés et contribue à forger une image dynamique de Macao sur le plan culturel.

Photo d'illustration. Source: VNA

Le parachèvement des institutions relatives aux cultures des minorités ethniques

La Résolution n°80-NQ/TW du 7 janvier 2026 du Bureau politique sur le développement de la culture vietnamienne affirme le principe selon lequel la culture doit être placée au même niveau que la politique, l’économie et la société. Elle y est définie comme un socle fondamental, une ressource endogène et un moteur essentiel du développement national.

Le concert « Hanoï paisible » a réuni des milliers de spectateurs autour d’artistes de renom. Photo: VNA

Hanoï : la culture, levier de croissance dans la nouvelle ère

Conformément aux orientations de la Résolution n°80-NQ/TW du 7 janvier 2026 du Bureau politique et au programme d'action n°08-CTr/TU du Comité municipal du Parti, la culture est désormais placée au centre de la stratégie de développement de Hanoï. Elle ne se limite plus à la conservation, mais s’affirme comme une ressource capable de se transformer en produits, services et valeurs économiques concrètes.

Des spectacles culturels et artistiques animés sont présentés lors de la fête des fleurs de Son tra dans la commune de Ngoc Chien. (Photo : VNA)

Entre nature et culture : la fête des fleurs de Son Tra à Ngoc Chien

Organisée chaque année au mois de mars dans le village de Nam Nghiep, qui abrite la plus vaste forêt de cette espèce au Vietnam, la fête des fleurs d’aubépine — appelées localement Son Tra — de la commune de Ngoc Chien (district de Muong La, province de Son La) met à l’honneur la beauté immaculée de ces floraisons sur les hauts plateaux du Nord-Ouest.
Cet événement culturel et touristique unique attire de nombreux visiteurs désireux de contempler ce spectacle éphémère et de s’immerger dans l’authenticité et la richesse de la culture locale.

Quand le site devient spectacle : ouverture de la fête de Tây Yên Tu, dans la province de Bac Ninh (Nord). Photo : VNA

Festivals traditionnels : vers une économie du patrimoine

D’espaces de culte communautaire et de préservation culturelle, les fêtes traditionnelles évoluent vers des produits de l’industrie culturelle et du tourisme durable. La combinaison des rituels, de l’art, de la technologie et des méthodes de gestion modernes permet de créer un modèle inédit, dans lequel le patrimoine devient un véritable actif au service du développement socio-économique et culturel.

Le Festival du Pho 2026 du 19 au 22 mars à Ninh Binh. Photo: VNA

Intégrer le pho dans le flux du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Le pho est un bouillon de boeuf avec des nouilles de riz et du boeuf émincé - ou son équivalent au poulet, le tout agrémenté de quelques jeunes oignons verts et de coriandre, de quelques lamelles de piment, d’un peu de poivre et d’une pointe de jus de citron vert. Ce plat acclamé veut désormais séduire l’UNESCO.