Redonner aux jeunes le goût de la musique traditionnelle

Un projet pour redonner le goût de la musique traditionnelle aux jeunes

Le Service de l’éducation et de la formation de Hô Chi Minh-Ville a déployé ​un projet d'éducation de la musique traditionnelle au sein des écoles primaires et collèges, et bientôt dans les lycées.

Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Le Service de l’éducation et de la formation de Hô Chi Minh-Ville a déployé un projet d'éducation de la musique traditionnelle au sein des écoles primaires et collèges, et bientôt dans les lycées. Le but : réapprendre aux jeunes à apprécier le style musical traditionnel.

Un projet pour redonner le goût de la musique traditionnelle aux jeunes ảnh 1À l’école primaire Phan Chu Trinh à Hô Chi Minh-Ville, les élèves sont fascinés par le son que produisent les instruments de musique traditionnels. Photo : CTV/CVN

Pour faire face à la déferlante des musiques occidentales et K-pop, les autorités ont décidé de redonner une seconde vie à la musique dite «folklorique», et ce, à travers le projet «Éducation à la musique traditionnelle».

De nombreux établissements ont répondu présent, et ont déployé chacun des activités des plus variées, en fonction de leurs budgets. Concerts, spectacles de danse et de chant, l’idée est de présenter et mettre en valeur la richesse de la musique traditionnelle.

Un apprentissage progressif et ludique

Le 12e arrondissement a été remarqué pour sa grande créativité. À cause du manque de financement, il n’était pas possible d’inviter des artistes reconnus. C’est pourquoi les écoles de cet arrondissement ont intégré la musique traditionnelle directement dans les activités para-scolaires.

Par exemple, pendant une semaine, les élèves étudient la flûte et le đàn tranh (la cithare à 16 cordes). La semaine suivante, l’établissement organise un quiz général : les jeunes écoutent des mélodies et doivent deviner de quel instrument il s’agit, des activités ludiques qui leur permettent de mieux comprendre et cerner la portée des instruments traditionnels. Pour Hoàng Tuân Vi, élève de la classe 5/7 de l’école primaire Vo Van Tan, c’est une vraie redécouverte de ses racines.

«J’aime vraiment ces présentations d’instruments de musique et de mélodies traditionnelles organisées par mon école. Mes amis et moi-même sommes désormais familiarisés avec de nombreux instruments. Nous avons pu découvrir leur structure et leurs sons, comme le lithophone et la cithare à 16 cordes et  nous avons appris des chansons. J’espère pouvoir participer à de nombreuses activités similaires», s’est exclamée la jeune fille.

Bien que la musique ne soit pas une matière inscrite au programme officiel dans les lycées, ces derniers l’ont subtilement intégrée dans d’autres matières, telles que la littérature ou la géographie.

«Nous avons  introduit la musique traditionnelle dans les cours de littérature populaire. Les élèves ont écouté des chansons folkloriques, du «quan ho» et pu suivre des pièces de théâtre. De plus, ils ont aussi mis en scène leur propre pièce de théâtre. Ces cours sont attrayants pour eux», a déclaré Vu Thi Thu Trang, enseignante au lycée Binh Phu dans le 6e arrondissement.

Des enjeux parfois difficiles à atteindre

Un projet pour redonner le goût de la musique traditionnelle aux jeunes ảnh 2Un artiste professionnel participe à une présentation d’instruments de musique à l’école Nguyên Binh Khiêm. Photo: CVN

Un autre objectif du projet «Éducation à la musique dans les écoles» est de réglementer efficacement l’enseignement musical. Toutefois, selon les enseignants, ce projet est trop axé sur la théorie.

«Une des ambitions de ce projet est de redonner l’amour pour la musique traditionnelle à la jeunesse. Ainsi, la ville devrait commencer l’enseignement de la musique traditionnelle dans les écoles maternelles. Les enfants entre 3 et 5 ans pourraient écouter et chanter des airs folkloriques simples», explique Trân Thi Thanh, proviseur du lycée Nguyên Van Linh, 8e arrondissement.

Mais, selon elle, ce projet vise à ce que tous les élèves atteignent une certaine habileté dans l’utilisation des instruments traditionnels, chose difficilement réalisable parce qu’ils s’intéressent également à tellement d’autres sujets et matières.  C’est pourquoi, nous ne devons enseigner que les connaissances musicales de base. Pour ce qui est des élèves les plus passionnés, nous pouvons leur présenter des centres de formation.

Partageant le point de vue de Mme Thanh, Pham Thuy Liên, du 12e arrondissement a ajouté que «les écoles n’ont pas toutes les mêmes capacités financières pour l’achat d’instruments de musique. De plus, les élèves du primaire et du secondaire préfèrent chanter et danser sur des chants folkloriques plutôt qu’apprendre des connaissances théoriques à leur sujet. Aussi, ce projet doit-il se renforcer en présentant des chants populaires, en marge des grands spectacles. C’est une solution économique convenable pour les écoles de banlieue».

Le projet «Éducation de la musique traditionnelle dans les écoles» sera prolongé jusqu’en 2020 avec de nouveaux objectifs. D’abord, il sensibilisera les élèves à la musique traditionnelle, soutiendra aussi la fondation de clubs dans les écoles. Ensuite, il améliorera la capacité à connaître, découvrir et maîtriser les instruments et les mélodies de la musique traditionnelle. Le troisième objectif est l’organisation de spectacles musicaux avec la participation de ces clubs. Pour renforcer son efficacité, la ville va organiser des formations de musique traditionnelle pour les enseignants de musique, qui devront maîtriser au moins un instrument.  Car, parmi les 454 recensés dans la ville, seuls 16 pratiquent des instruments traditionnels. – CVN/VNA

Voir plus

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président vietnamien Tô Lâm (3e à partir de la gauche) lors de la cérémonie. Photo: VNA

Le Vietnam lance le chantier de conservation et de restauration du palais Kinh Thiên

Kinh Thiên était le palais principal de la cité interdite de Thang Long sous la dynastie des Lê. Selon le “Dai Viêt su ky toàn thu” (Annales complètes du Dai Viêt), sa construction débuta en 1428, sous le règne de Lê Thai Tô, et s’acheva sous celui de Lê Thanh Tông, sur les fondations des palais principaux des dynasties des Ly et des Trân.

L’œuvre puise sa source dans le reflet de la lune sur l'eau, capturant le paradoxe d'une image à la fois figée dans l'instant et animée d'un mouvement éternel. Photo : thethaovanhoa.vn

Quand l’ikebana japonais fait onduler la lune au cœur de Hanoi

Au Musée des beaux-arts du Vietnam, l’exposition Sazanami Vol. 1 («Vagues de lune») transcende la simple démonstration technique. En faisant dialoguer l’Ikebana avec le paysage culturel et créatif vietnamien, elle ouvre une voie d’une résonance universelle où l’humanité et la nature s’unissent par la grâce des fleurs.

Le spectacle « La Patrie dans nos cœurs » est organisé par le journal Nhan Dan en collaboration avec le Comité populaire de Ho Chi Minh-Ville. Photo : https://nhandan.vn/

Construire des marques nationales dans l'industrie culturelle

Le 7 janvier 2026, le Bureau politique a promulgué la Résolution n° 80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne dans la nouvelle ère. Celle-ci fixe notamment l’objectif de porter, d’ici 2030, la contribution de l'industrie culturelle à 7 % du PIB et de créer entre 5 et 10 marques nationales dans les secteurs culturels à fort potentiel, tels que le cinéma, les arts du spectacle, le tourisme culturel, le design et la mode.

De nombreux Japonais au festival. Photo : VNA

Premier Festival du banh mi vietnamien au Japon

Premier événement au Japon entièrement consacré au banh mi vietnamien, le festival organisé les 26 et 27 septembre à Tokyo invite le public japonais à découvrir, à travers la gastronomie, la culture vietnamienne et les liens qui rapprochent les deux peuples.

Colline de thé de Cau Da, dans la commune de La Bang, province de Thai Nguyen. Photo : VNA

Thai Nguyen, terre d’excellence du thé vietnamien

Réputée pour la qualité de son thé, Thai Nguyen compte parmi les grandes terres de thé du Vietnam. La province lui consacre plus de 22.000 hectares, répartis dans la plupart de ses communes et quartiers. Entre paysages verdoyants et savoir-faire transmis de génération en génération, Thai Nguyen offre aux visiteurs une belle immersion dans la culture du thé et ses saveurs typiques.

Au souffle Phan Dang Hoàng, 40 silhouettes marquent la Fashion Week de Milan 2027. Photo : Phan Dang Hoàng

Les éclats de Phan Dang Hoàng impressionnent à la Fashion Week de Milan 2027

S’inspirant d’un conte de fées profondément ancré dans la mémoire culturelle de générations de Vietnamiens, la collection explore le parcours de transformation de Tấm : d’une jeune fille douce subissant une profonde injustice, elle devient une figure en quête perpétuelle de redécouverte de soi et d’épanouissement personnel.