Redonner au sport scolaire et périscolaire toute sa place

Malgré son importance pour le développement global des enfants, l’éducation physique et sportive n’a pas, dans de nombreuses écoles, la place qu’elle mérite. Des mesures ont été prises.

Hanoi (VNA) - Malgré son importance pour le développement global des enfants, l’éducation physique et sportive n’a pas, dans de nombreuses écoles, la place qu’elle mérite. Des mesures ont été prises pour inverser cette tendance.

Redonner au sport scolaire et périscolaire toute sa place ảnh 1Une compétition de basketball des élèves du collège-lycée Nguyên Tât Thành, arrondissement de Câu Giây, Hanoï. Photo : Huong Linh/CVN

Des statistiques incomplètes du ministère de l’Éducation et de la Formation montrent que 95% des écoles au niveau national proposent des cours d’éducation physique et sportive (EPS) dans leur programme scolaire et que 75%  organisent des activités sportives périscolaires, qui bénéficient à environ 70% des 15 millions d’élèves. Il en ressort aussi que de nombreuses écoles manquent d’infrastructures d’EPS adéquates.

Rôle important du sport scolaire

Si le sport jouit d’une place relativement importante à l’école, notamment au regard du nombre d’heures d’enseignement, les limites en matière de personnel enseignant et le manque d’installations dans beaucoup d’établissements ne permettent pas toujours aux élèves de profiter pleinement de ses vertus.

Une circulaire conjointe du ministère de l’Éducation et de la Formation et de celui de la Santé, datée de 2011, a réglementé que les zones de jeu et d’entraînement physique doivent occuper 40-50% de la superficie totale des écoles. Cependant, la réalité montre que seulement  7% des écoles du pays disposent d’une salle de sport, 15% de terrains de sport et 1% de  piscines. À  Hanoï, la plupart des écoles publiques ont des aires de jeux. Les écoles privées, par contre, en sont majoritairement dépourvues.

Certains districts de la capitale accordent beaucoup d’attention à l’éducation physique. Ainsi, le district de Thanh Trì a investi massivement dans la construction de piscines pour les élèves de 15 de ses 16 communes; et celui de Thanh Xuân a mis en place des piscines mobiles.

Pour sa part, l’école primaire de la zone résidentielle de Sai Dông, dans le district de Long Biên, propose tous les lundis des cours de  natation au Centre sportif du district. Ces dernières années, de nombreux petits Hanoïens ont aussi découvert le taekwondo à l’école, notamment dans les districts de Tây Hô et Nam Tu Liêm. Certaines écoles des districts de Câu Giây, Hai Bà Trung et Ba Dinh proposent aussi des cours de basketball. Canh Bach Yên, directrice du collège Vietnam-Algérie dans l’arrondissement de Thanh Xuân, a informé qu’outre deux heures d’EPS par semaine, son école a créé des clubs de sport. Des terrains de foot et  de basket sont même en projet.

Remettre en avant le sport à l’école

Redonner au sport scolaire et périscolaire toute sa place ảnh 2 À Hanoï, la plupart des écoles publiques ont des aires de jeux. Photo : TT/CVN

Lors d’une conférence avec le ministère de l’Éducation et de la Formation tenue fin février 2017, le vice-Premier ministre Vu Duc Dam a souligné «la nécessité de promouvoir   l’EPS à l’école», considérant que «c’est une partie importante du programme scolaire». D’après lui, l’éducation physique doit «retrouver la place qu’elle mérite». Pour cela, la façon d’enseigner et de pratiquer l’EPS devra être réévaluée et améliorée.

Le projet de développement de l’EPS pour la période 2016-2020, et vision d’ici 2025, donne la possibilité aux élèves de choisir un sport  dès la première classe, avec deux heures par semaine. Pour une meilleure qualité de formation, les élèves doivent être divisés en groupes en fonction de critères comme leurs capacités physiques.

Concernant les limites, aussi bien d’un point de vue qualitatif que quantitatif, en matière de personnel enseignant, le ministère de l’Éducation et de la Formation envisage de réévaluer la qualité de ce contingent, et de demander aux écoles de formation d’élaborer des plans répondant aux exigences des nouveaux programmes d’enseignement.

D’ici à 2020, chaque année, le secteur aura besoin de 460 enseignants d’EPS, la plupart pour les écoles primaires. L’école doit offrir les conditions à tous et toutes de se développer dans différents domaines. Le champ sportif en est un majeur. Rappelons que le sport permet à l’enfant d’acquérir cinq compétences : développer sa motricité et apprendre à s’exprimer en utilisant son corps ; s’approprier par la pratique physique et sportive des méthodes et des outils ; partager des règles, assumer des rôles et des responsabilités ; apprendre à entretenir sa santé par une activité physique régulière ; s’approprier une culture physique sportive et artistique. Il a aussi été prouvé que le sport est un facteur de réussite scolaire, ce qui n’est pas le moindre de ses avantages.-CVN/VNA

Voir plus

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».