Que devraient faire les entreprises pour éviter le piège du «tout est bon marché»?

Dans le passé, une fois le pic de la crise passé, ses effets négatifs ont continué de «pénétrer profondément» dans l'économie et de causer de nombreux impacts aux entreprises.
 

Hanoi - Dans le passé, une fois le pic de la crise passé, ses effets négatifs ont continué de «pénétrer profondément»  l'économie et de causer de nombreux impacts aux entreprises.

Que devraient faire les entreprises pour éviter le piège du «tout est bon marché»? ảnh 1Des ouvriers trient le piment à la compagnie Dace Photo : CTV / Vietnam +


En ce moment, l'ensemble de la société concentre tous ses efforts sur la prévention de l'épidémie, et les entreprises, de toutes les manières, recherchent des opportunités d’affaires pour surmonter ces moments difficiles. Mais après, que se passera-t-il dans la période post-COVID-19?

Dans le passé, une fois le pic de la crise passé, ses effets négatifs ont continué de «pénétrer profondément» dans l'économie et de causer de nombreux impacts aux entreprises.

«Le contrôle des flux monétaires dans la période actuelle est très important. Les entreprises doivent être vigilantes car elles peuvent facilement tomber dans le piège du +tout est très bon marché+ », a déclaré Nguyen Thi Thu Ha, chef de projet pour le développement des entreprises pour le développement (EFD) de Oxfam au Vietnam, lors d’un échange en ligne sur "la situation et les solutions pour surmonter les difficultés dans le contexte de pandémie de COVID-19".

Bien équilibrer les flux de trésorerie

Mme Nguyen Thi Thu Ha a partagé ses expériences de la crise financière de 2008, lorsque la période la plus difficile des entreprises est arrivée deux ans plus tard, en 2011. Sur le marché, les taux d’intérêt des prêts bancaires atteignaient 18 % / an et plus les frais, de nombreuses entreprises devaient payer des intérêts de 25 à 30% / an pour les prêts.

Analysant d’une façon plus approfondie, Mme Nguyen Thi Thu Ha a déclaré: «Après la crise, les flux de trésorerie dans l'économie peuvent être rares, les entreprises doivent donc calculer des plans d'affaires dès maintenant, sans compter sur les taux d'intérêt en baisse à cette période car ce n’est qu’un facteur à court terme. À long terme, les banques sont obligées d'examiner leurs flux de trésorerie et de procéder à des ajustements raisonnables dans leurs affaires et la véritable crise pourrait se produire ces prochaines années. »

Par conséquent, Mme Nguyen Thi Thu Ha a déclaré que les entreprises devaient équilibrer de façon étroite le flux de trésorerie.

Dans leurs affaires, les entreprises doivent savoir où se situe le risque et toujours regarder les flux de trésorerie. Le marché difficile n'est pas le pire, la crise monétaire est la pire », a souligné Mme Nguyen Thi Thu Ha.

Que devraient faire les entreprises pour éviter le piège du «tout est bon marché»? ảnh 2En début de saison, les commandes étaient régulièrement exportées vers la République de Corée et le Japon - Dace Company.   Photo: CTV / Vietnam +

Changement de modèle, renforcement du «système immunitaire»

«Si les entreprises attendent que l'épidémie soit contrôlée, cela sera extrêmement grave», a souligné Phan Tat Thu, président du conseil d'administration et expert en chef du groupe KNV.

Selon Phan Tat Thu, à l'heure actuelle, les entreprises doivent envisager de modifier leur modèle commercial. Les grandes entreprises sont gravement affectées par les impacts internes avec des coûts administratifs énormes ..., tandis que les petites et moyennes entreprises peuvent «être opérationnelles plus durablement».

Que devraient faire les entreprises pour éviter le piège du «tout est bon marché»? ảnh 3Le prix de vente de l'anis est très élevé cette année - Compagnie Vina Samex.  Photo CTV / Vietnam +

Pour un développement à long terme, les entreprises doivent modifier et construire des modèles économiques flexibles, réduire leurs ambitions de croissance, considérer l'entreprise comme un «corps» et construire un «bon système immunitaire» avec un modèle basé sur 4 axes: clients, production, finance, trésorerie.

Selon Tran Tien Duc, un expert en gestion stratégique qui partage le même point de vue,  cette période difficile est l'occasion de changer la perception de la société dans son ensemble et, pour les entreprises, de revenir aux valeurs fondamentales. «C'est un bon moment pour la communication interne, pour renforcer la culture, les valeurs fondamentales et la responsabilité sociale de l'entreprise», a-t-il déclaré.

Selon M. Duc, les épidémiologistes ne savent quand la crise du COVID-19 prendra fin. La réponse du gouvernement permettra de freiner les petites épidémies au cours des deux prochains mois et il s'agit d'un scénario positif au Vietnam. Mais pour beaucoup d'autres pays du monde, cela prendra beaucoup plus de temps et leurs économies  auront besoin d'au moins une autre année pour récupérer.

«La pandémie  progresse de façon imprévisible, passant à une nouvelle étape avec un nombre de cas toujours en augmentation, couvrant une vaste zone. Cela affectera certainement la production et les activités commerciales des entreprises. Cependant, les producteurs doivent évaluer calmement la situation ainsi que les risques pour voir quelles sont les menaces directes et indirectes pour leurs activités, afin de planifier des réponses appropriées », a également Mme Nguyen Thi Thu Ha.

"En outre, les entreprises doivent rechercher activement des informations sur les fonds d'investissement et d'autres sources extérieures à la banque pour se préparer au développement de leurs affaires et de leur production au bon moment ", a déclaré Mme Nguyen Thi Thu Ha.- Vietnamplus

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