Quang Ninh : Quand des enseignants luttent contre la déscolarisation

En plus de prodiguer des cours, les enseignants du district reculé de Ba Che doivent également lutter contre la déscolarisation des élèves.
Quang Ninh : Quand des enseignants luttent contre la déscolarisation ảnh 1 Triêu Van Bao, enseignant dans le district de Ba Che, se bat quotidiennement contre la déscolarisation en faisant du porte-à-porte chez ses élèves. Photo : CVN

Hanoï (VNA) - En plus de prodiguer des cours, les enseignants du district reculé de Ba Che doivent également lutter contre la déscolarisation des élèves. À l’approche de la rentrée scolaire, ils font même du porte-à-porte afin d’inciter les familles à laisser leurs enfants aller à l’école.

Malgré la pluie torrentielle due à la tempête tropicale Wipha qui a balayé les localités du Nord, dont la province de Quang Ninh, plusieurs enseignants de l’Internat pour ethnies minoritaires Dôn Dac II, dans le district de Ba Che, se rendent dans les foyers afin d’encourager les parents à laisser leurs enfants aller à l’école.

Patience et dévouement

Ba Che est le district le plus reculé de la province de Quang Ninh. Les maisons se trouvent loin les unes des autres. La population locale, plutôt modeste, vit  principalement de l’agriculture. Comme Ba Che ne dispose que d’une poignée d’établissements scolaires, nombreux sont ceux qui habitent à plusieurs dizaines de kilomètres de la première école. Pour s’y rendre, il faut parfois traverser des forêts et des lacs. Un facteur dissuasif supplémentaire.

Ce jour-là, Nguyên Van Minh, vice-directeur de l’Internat Dôn Dac II, s’est rendu pendant la pause-déjeuner chez Chiu Minh Truong, un élève de 7e classe. À cause de la pluie, le chemin était tellement glissant qu’il a dû laisser sa moto et traverser à pied la propriété du voisin pour arriver chez le garçon. Mais, une fois sur place, personne n’était là pour l’accueillir. "Ils ont dû se douter de mon arrivée alors ils m’évitent", devine le professeur. "Tant pis, je reviendrai. Tant que je ne les aurai pas rencontrés, je n’abandonnerai pas", ajoute-t-il.

Selon le vice-directeur, les meilleures heures pour rencontrer les familles sont en général à l’aube ou en soirée, et surtout s’il pleut car personne ne peut travailler dans les champs. Les enseignants se rendent chez leurs élèves tellement régulièrement qu’ils connaissent par cœur leurs adresses et les chemins pour s’y rendre. Cependant, leurs efforts ne sont pas toujours récompensés. "Il reste encore six élèves qui ont abandonné l’école malgré nos encouragements", confie-t-il avec tristesse.

"Beaucoup de parents ne permettent pas à leurs enfants d’aller à l’école sous prétexte qu’ils sont tellement pauvres que les enfants doivent aussi travailler ou s’occuper de leurs frères et sœurs pendant que les adultes sont aux champs. L’école est considérée comme un luxe", ajoute Triêu Van Bao, enseignant à Dôn Dac II.

Travaillant dans cet établissement scolaire depuis une dizaine d’années, il ne compte plus le nombre de fois qu’il s’est rendu chez ses élèves dans le but de raisonner leurs parents. "L’enseignement dans une localité comme la nôtre n’est pas aussi favorable que dans d’autres endroits plus développés. Nous devons d’abord convaincre les élèves puis leurs parents avant de pouvoir donner cours", partage-t-il.

"La plupart des élèves qui quittent l’école ne veulent pas revoir leurs enseignants et nombreux sont les parents qui nous disent +oui+ mais qui emmènent leurs enfants dans les rizières ou en forêt le lendemain pour travailler... Il faut s’intéresser à la vie des élèves, il est nécessaire de les comprendre, de s’investir personnellement".

Aider les enfants à réaliser leurs rêves

Dans sa maison vétuste construite grâce aux subventions de l’État, Chiu Quynh Luong range les manuels de sa dernière année scolaire. À l’arrivée de son enseignant Triêu Van Bao, son visage s’illumine. "J’ai envie d’aller à l’école mais je n’ai pas de manuels pour cette année. Je suis vraiment inquiète de ne plus pouvoir continuer d’aller à l’école", avoue-t-elle.

Quang Ninh : Quand des enseignants luttent contre la déscolarisation ảnh 2Le directeur adjoint de l’Internat Dôn Dac II, Nguyên Van Minh, sur le chemin menant à chez son élève. Photo : CVN


Chiu Quynh Luong est issue d’une des familles les plus défavorisées de la commune de Dôn Dac. Sa mère est décédée et son père souffre de problèmes psychologiques. Elle vit donc avec ses grands-parents, sa tante et son oncle, tous agriculteurs. À l’école, Luong est studieuse et, surtout, talentueuse. Avant chaque rentrée scolaire, les enseignants de Dôn Dac II se rendent chez elle afin d’encourager ses proches à la réinscrire. En cas de refus, ils reviennent régulièrement chez les familles et insistent jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause.  

Comme Quynh Luong, Chiu Thi Hai n’a plus que son père, gravement malade aussi. Elle vit aujourd’hui avec son grand-père. Grâce aux encouragements et aux interventions des enseignants de Dôn Dac II, elle fait partie des élèves qui ont repris le chemin de l’école. "Je rêve un jour de devenir prof et d’enseigner aux jeunes de la localité. Je fais donc de mon mieux et j’étudie de manière assidue", dit-elle avec le sourire.

Quynh Luong et Thi Hai sont cependant loin d’être des cas isolés. Selon Truong Van Hùng, enseignant du Collège pour les ethnies minoritaires de Nam Son, nombreux sont les élèves qui travaillent avec leurs parents pendant les vacances d’été et qui, malheureusement, continuent de faire de même quand arrive la rentrée scolaire. "C’est un combat fastidieux", fait-il savoir.

Toutefois, grâce à ces enseignants "défenseurs du savoir", le taux d’enfants scolarisés a augmenté. L’année scolaire 2018-2019 a affiché un taux de scolarisation des enfants de 6 ans de 99%, de 98% chez les élèves entrant au collège (soit plus de 2% par rapport à l’année précédente) et de 85% pour les entrées au lycée (soit plus de 3%).

Pour l’année scolaire 2019-2020, le district de Ba Che vise 100% de scolarisation au primaire et au collège.-CVN/VNA

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