Quand rendre visite à sa fille mariée relève d’un rite

Parmi les traditions des Co Tu, l’une des plus originales concerne les visites rendues aux membres féminins de la famille qui se sont mariés.
Quand rendre visite à sa fille mariée relève d’un rite ảnh 1Photo : VOV

Hanoï (VNA) - Les Co Tu sont une communauté ethnique vivant dans des zones montagneuses des provinces centrales de Quang Nam, Thua Thiên-Huê et à l’ouest de la ville de Dà Nang. Parmi leurs nombreuses traditions, l’une des plus originales concerne les visites rendues aux membres féminins de la famille qui se sont mariés. C’est en ce moment-même qu’elles ont lieu! En effet, les Co Tu n’effectuent ce genre de visite qu’à l’approche du Nouvel An lunaire.

Colau Bhlao habite Voong, un village rattaché à la province de Quang Nam et situé à la frontière avec le Laos. Il dit avoir de la chance puisque ses deux filles se sont mariées avec des hommes du village. Leur rendre visite ne lui prend donc qu’une demi-journée. «C’est une tradition ancienne qui célèbre l’attachement entre deux familles liées par les liens du mariage», explique-t-il.

La tradition veut que la famille d’une femme Co Tu mariée lui rende visite, à elle et à sa belle-famille, une ou deux fois par an. Pour l’occasion, elle doit préparer des cadeaux dont la quantité et la valeur ne sont que légèrement inférieures à celles des cadeaux du mariage. Il y a du riz gluant cuit dans des tubes de bambou, des «animaux sans patte ou à deux pattes» tels que des volailles, des poissons, des grenouilles, mais aussi des vêtements féminins. «Sans cette visite effectuée une fois par an, on se sentirait abandonnée par notre propre famille», nous confie Colau Hoa, l’une des deux filles de Colau Bhlao.

Suite à l’arrivée de la famille de la bru, celle de son mari organisera un festin auquel elle invitera ses proches. Pour ajouter aux denrées alimentaires apportées par l’autre, elle prépare de la viande de porc, de bœuf ou d’autres quadrupèdes. «La tradition veut qu’on évite de manger la viande qu’on a apportée. Sinon, ça veut dire qu’on récupère ce qu’on a offert… C’est très mauvais et le Ciel nous punira en faisant s’effondrer notre maison!», explique Alang Bhlaanh qui représente la belle-famille de Colau Hoa.

C’est dans une ambiance conviviale que les deux familles partagent leur repas annuel de retrouvailles, au cours duquel les personnes les plus cultivées communiquent… en chantant.

Si les deux familles habitent loin l’une de l’autre, celle de la femme peut passer une nuit chez l’autre. Le lendemain au petit matin, la famille de l’homme met dans une hotte la viande de quadrupède restant de la veille, laquelle hotte sera transportée chez elle par la famille de la femme.

Ainsi prend fin la visite printanière des Co Tu qui, en combinant rite et sincérité, aura contribué à consolider le bonheur du couple bénéficiaire et l’attachement entre les deux familles.-VOV/VNA

Voir plus

Les visiteurs découvrent la culture traditionnelle des H’Mong. Photo: VNA

Les savoir-faire traditionnels, nouvelle source d'inspiration du design vietnamien

La rencontre entre patrimoine et création contemporaine permet à de nombreuses marques vietnamiennes de valoriser les savoir-faire, matériaux et récits culturels locaux dans le design. Pour transformer durablement ces ressources en valeur créative et économique, la mise en place d’un écosystème reliant recherche, production et marché apparaît toutefois nécessaire.

Les athlètes Le Ngoc Phuc, Nguyen Thi Ngoc, Quach Thi Lan et Ta Ngoc Tuong terminent troisièmes, derrière Bahreïn et l’Inde, dans l’épreuve du relais mixte 4x400 m, offrant à l’athlétisme vietnamien sa première médaille de bronze à ces Jeux. Photo: Xinhua/VNA

ASIAD 2026 : Le Vietnam enrichit son palmarès

Le relais mixte vietnamien 4x400 m a décroché le bronze le 24 septembre aux ASIAD 2026, offrant à l’athlétisme vietnamien sa première médaille dans cette édition des Jeux asiatiques.

Le spectacle "Mélodies à travers le monde", une création audacieuse du Théâtre national de musique et de danse du Vietnam, établit un véritable dialogue direct entre le patrimoine musical traditionnel vietnamien et les sonorités du monde entier. Photo : baovanhoa.vn

La tradition musicale du Vietnam va s’offrir un écrin 2.0

Des partitions manuscrites aux enregistrements d’époque, les archives des compositeurs nationaux ne se contentent plus de figer la mémoire collective. L’enjeu est désormais de faire vibrer ce legs au présent en le rendant accessible à tous en un simple clic, garantissant ainsi sa transmission auprès de nouvelles générations de mélomanes.

Le vice-président permanent de l’AN, Do Van Chien s'exprime lors de la réunion. Photo : VNA

Le Vietnam prépare une loi pour développer les industries culturelles

​Le Comité permanent de l’Assemblée nationale a examiné, le 24 septembre, le projet de loi sur le développement des industries culturelles, destiné à établir leur statut juridique officiel et à créer un cadre favorable à la mobilisation des ressources, à la créativité et au développement du marché culturel.

Quai de Nha Rong – lieu de départ du jeune Nguyen Tat Thanh, parti à la recherche d'un moyen de sauver son pays. Photo : Département du tourisme de Hô Chi Minh-Ville.

L’Espace culturel Hô Chi Minh, un levier pour les industries culturelles

Ville portant le nom du Président Hô Chi Minh et liée à plusieurs étapes importantes de sa vie, Hô Chi Minh-Ville dispose d’un patrimoine particulier. Son réseau de vestiges, de sites, de documents et de récits historiques liés au Président Hô Chi Minh constitue une matière première pour les industries culturelles.

Le Vietnam et l'UNESCO dévoilent l’identité visuelle du 50e anniversaire de leurs relations bilatérales. Photo: VNA

Le Vietnam, cœur battant du patrimoine mondial pour le Dialogue Asie-Pacifique

Le Dialogue Asie-Pacifique sur le patrimoine et l’authenticité qui se tiendra du 27 septembre au 1er octobre 2026 à Hanoi et à Ninh Binh, devra adopter le Document de Hanoi sur l’héritage et l’authenticité, marquant un jalon important suite à la Charte de Venise (1964), au Document de Nara (1994) et au Document de Nairobi (2025) dans le processus de préservation du patrimoine mondial.