Premier colloque international sur la traduction au Vietnam

Le colloque international : "Traduction dans l’ère 4.0 : formation, recherche et pratique" (UCIT 2020) s’est déroulé le 27 octobre à Hanoï.

Hanoi (VNA) - Le colloque international : "Traduction dans l’ère 4.0 : formation, recherche et pratique" (UCIT 2020) s’est déroulé le 27 octobre à Hanoï. De nombreux diplomates, gestionnaires, enseignants, experts et scientifiques vietnamiens et étrangers y ont participé.

Premier colloque international sur la traduction au Vietnam ảnh 1UCIT 2020 est le premier colloque international sur la traduction au Vietnam.

UCIT 2020 est le premier colloque international sur la traduction organisé au Vietnam. L’événement a été placé sous les auspices de l’Université des langues étrangères (relevant de l’Université nationale de Hanoï) et l’École normale supérieure de Taïwan (Chine). Le colloque a mis l’accent sur les questions liées à la formation des traducteurs et interprètes dans les établissements éducatifs vietnamiens et étrangers et sur les mesures visant à augmenter la qualité de cette formation, notamment dans l’ère 4.0.

"UCIT 2020 constituera également un pont entre les établissements éducatifs et les entreprises qui fournissent des services en la matière ainsi que les organisations qui nécessitent l’aide de traducteurs et d’interprètes", a souligné Lâm Quang Dông, vice-recteur de l’Université des langues étrangères. Il a ajouté que ce pont contribuera à "diversifier les programmes de formation, de favoriser la pratique et les stages ainsi que de faciliter l’accès à l’emploi pour les étudiants".

À cette occasion, les intervenants ont discuté de la situation de la traduction et ont abordé la qualité, les problèmes à résoudre ainsi que les critères à évaluer. "Des changements importants ont été réalisés ces derniers temps, l’objectif étant d’augmenter la qualité de la formation par l’amélioration des méthodes d’enseignement des langues étrangères dans les universités et l’application des technologies modernes dans le secteur", a informé Trân Trong Hung, chef adjoint du Comité de la gestion du Projet national de langues étrangères. Il a également félicité la formation offerte par l’Université des langues étrangères qui se concentre davantage sur la pratique. "Grâce à cette formation, les étudiants bénéficieront d’une meilleure préparation pour leur avenir", a-t-il insisté.

Nécessité d’une association de traducteurs et d’interprètes

Premier colloque international sur la traduction au Vietnam ảnh 2Le colloque a vu la participation de nombreux diplomates, traducteurs et interprètes chevronnés. 



Au Vietnam, "aucune université n’offre de parcours spécialisé dans la traduction/interprétation. En général, cet enseignement s’inscrit parmi les dizaines de disciplines du programme universitaire. De plus, le pays n’a aucune association de traducteurs et d’interprètes", a informé Bùi Thê Giang, ancien ambassadeur vietnamien auprès de l’ONU. "Il est temps de changer cette situation", a souligné le diplomate, "et le colloque UCIT 2020 est un premier pas dans la résolution de ce problème urgent".

Le colloque a attiré des diplomates et des traducteurs, interprètes chevronnés qui ont fait part de leurs expériences ainsi que de leur point de vue à l’audience. "La traduction au Vietnam se développe considérablement, à la fois au Nord et au Sud du pays. Aujourd’hui, plus de 50% des livres de 59 éditions sont des traductions", a partagé Pham Van Chuong, ancien chef adjoint de la Commission des relations extérieures du Comité central du Parti communiste du Vietnam.

Le nombre de traducteurs ne cesse d’augmenter et la plupart d’entre eux sont jeunes. Dix langues étrangères sont récurrentes : l’anglais, le français, le japonais, le chinois, le coréen, l’allemand, l’espagnol, l’italien, le russe et le polonais. Pourtant, la qualité de la traduction laisse encore à désirer. Beaucoup de traducteurs n’ont pas de vraie passion pour leur métier. Les jeunes traducteurs ne consacrent pas assez de temps aux recherches qui leur permettraient d’élargir leurs connaissances. Pour être un bon traducteur, il est nécessaire de maitriser tant la langue source que la langue cible et d’avoir des connaissances profondes sur les deux cultures. "Si le traducteur n’a que des connaissances limitées sur le sujet qu’il traite, la qualité de sa traduction sera médiocre", a conclu M. Chuong, qui exerce le métier de traducteur depuis 1955 et d'interprète depuis 1963.

Tôn Nu Thi Ninh, ancienne ambassadrice du Vietnam en Belgique et à l’Union européenne, a noté l’évolution des besoins des clients en matière de services d’interprétation. Ils s’étendent à de nouveaux secteurs en raison de l’intégration économique internationale : environnement, énergies renouvelables, villes intelligentes, hygiène alimentaire…

Les services d’interprétation simultanée, d’interprétation consécutive et d’interprétation en ligne (à cause du COVID) connaissent également une demande croissante. Les interprètes de langue anglaise sont les plus recrutés. Mais si de nombreuses sociétés proposent des services de traduction et d’interprétation, il reste néanmoins de gros efforts à fournir pour atteindre une meilleure qualité. - CVN/VNA

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