Précision et spiritualité: les sculptures de Luc Yên attirent l’œil !

Depuis longtemps, le district de Luc Yên, province montagneuse de Yên Bai (Nord), est renommé pour ses métiers de sculpteurs sur pierre.
Précision et spiritualité: les sculptures de Luc Yên attirent l’œil ! ảnh 1Une statue de Bouddha en marbre blanc.
Photo: Viêt Dung/VNA/CVN

Hanoï (VNA) - Depuis longtemps, au delà des chants "Then" des Tày et des sites historiques et culturels le long de la rivière Chay, le district de Luc Yên, province montagneuse de Yên Bai (Nord), est renommé pour ses métiers de sculpteurs sur pierre.

Luc Yên est l’une des plus grandes réserves de pierres du Vietnam. Une originalité locale réputée notamment pour ses rubis, mais surtout grâce à ses réserves de marbre blanc. Il s’agit d’une source minérale pour fabriquer de nombreux produits en pierre, tels que des poudres de CaCO3, des pierres en bloc exportées dans de nombreux pays du monde.

En outre, ce district compte des centaines d’ateliers de sculpture sur pierre qui exportent dans les pays du monde entier. Des activités concentrées essentiellement dans le bourg de Yên Thê et dans les communes de Minh Xuân, de Yên Thang, de Liêu Do ou encore de Tân Linh.

Des artisans très habiles

Ces établissements recrutent des milliers de travailleurs locaux pour la confection de tableaux, d’objets (tables, chaises à bras, vases,…) ou encore de statues bouddhistes en pierre. Sous les gestes précis et la créativité des artisans, les grands marbres blancs bruts sont transformés en œuvres des beaux-arts, attirant ainsi, de nombreux amateurs d’art nationaux et internationaux.

Situé à l’entrée du bourg de Yên Thê, le village de Chuông, dans la commune de Tân Linh, est devenu une adresse familière pour de nombreux sculpteurs de pierres. Cette même région qui a vu s’installer les premiers ateliers de fabrication de pierre il y a un peu plus de 15 ans, exporte aujourd’hui dans des dizaines de marchés internationaux.

Des mains habiles, un esprit créatif et surtout une âme pure. Trois qualités essentielles pour pratiquer l’art de la sculpture sur pierre, d’après Luu Dinh Hoành, un artisan du village, qui pratique ce métier depuis plus de 15 ans.

Le sculpteur ajoute qu’il est nécessaire d’avoir des compétences et une expérience à un niveau très élevé, pour pouvoir créer des sculptures et productions artistiques sacrées. C’est un travail artistique, intellectuel et manuel, nous confit-il.

De l'exploitation, au choix des pierres et jusqu’à la manipulation, la sculpture sur pierre est un travail difficile et pénible. De la plus petite des mascottes au Bouddha de plusieurs tonnes, telles des abeilles ouvrières, les sculpteurs pourraient ne jamais se reposer avant l’achèvement de leur art, conclut-il.

Néanmoins, avec l’aide des machines, le travail des ouvriers est devenu moins fatiguant, mais les phases finales dans la finition des objets en pierre restent exclusivement réservées aux artisans plus expérimentés.

"Lors de la fabrication, vous devez vous concentrer afin de souffler votre âme dans chaque œuvre de sculpture", a expliqué Trân Van Dinh, un sculpteur de pierre du village de Chuông.

Où acheter ces pierres ?

À Luc Yên, les touristes peuvent également voyager à travers un marché des pierres précieuses ouvert tous les matins de 7 heures à 10 heures.

Ici, vous trouverez une vingtaine de commerçants qui vendent toutes sortes de pierres exposées sur de petites tables en bois: des pierres précieuses comme le rubis, le saphir ou l’émeraude, ou semi-précieuses comme le quartz ou l’améthyste. Les prix d’achat de ces pierres varient entre des centaines de milliers de dôngs et des centaines de millions de dôngs, les pierres précieuses étant bien sûr les plus chères. -CVN/VNA
source

Voir plus

La Semaine du film pour enfants Vietnam–Suède se tient du 1er au 5 juin. Photo: comité d'organisation

La Semaine du film Vietnam-Suède enchante le jeune public

Jusqu’au 5 juin, la Semaine du film Vietnam-Suède propose une sélection de classiques du cinéma suédois ainsi que de films d’animation vietnamiens restaurés, favorisant ainsi la narration et les échanges culturels auprès du jeune public.

Grâce à une scénographie originale et à des technologies modernes, chaque espace d’exposition propose une expérience immersive permettant aux visiteurs de découvrir la richesse historique et culturelle des ethnies vietnamiennes. Photo : Vietnam+

Musée d’ethnographie du Vietnam : Maîtriser l’IA pour façonner l’avenir numérique

Du 1er au 7 juin, le Musée d’ethnologie du Vietnam, rattaché à l’Académie vietnamienne des sciences sociales, organise une série d’expériences numériques, à la fois en présentiel et en ligne, dans le cadre de la Semaine internationale des musées 2026 (MuseumWeek). À travers ces initiatives, le musée entend faire du numérique un véritable moteur de médiation culturelle, capable de transformer les expositions traditionnelles en parcours immersifs et interactifs, tout en incitant les visiteurs à explorer de manière active l’histoire, les coutumes et les modes de vie des communautés ethniques du pays.

L’ancienne prisonnière politique Lê Tu Câm, émue, contemple son portrait restauré par numérisation et réalisé à partir de feuilles de lotus, exposé au Musée de Côn Dao. Photo : qdnd.vn.

Un nouveau souffle pour les musées intelligents au Vietnam

Portés par la transformation numérique, les musées vietnamiens se réinventent grâce à la numérisation, à la réalité virtuelle et aux technologies interactives. Une évolution qui redonne vie au patrimoine, enrichit l’expérience des visiteurs et rapproche l’histoire des jeunes générations.

Comment les jeunes Vietnamiens réinventent un artisanat ancestral

Comment les jeunes Vietnamiens réinventent un artisanat ancestral

Bien plus qu’un simple savoir-faire artisanal, chaque impression de Dong Ho porte la mémoire culturelle de générations de Vietnamiens. Grâce à leur créativité et à leur attachement au patrimoine national, les jeunes contribuent aujourd’hui à faire vivre cet héritage, en lui donnant une expression en phase avec leur époque.

Des visiteurs contemplent des oeuvres exposées. Photo: VNA

De la Seine au Fleuve Rouge : un pont culturel entre le Vietnam et la France

À travers des supports variés tels que la soie, le papier dó (connu à l’international sous le nom de poonah), la gravure monotype, l’acrylique ou encore l’art conceptuel, l'exposition intitulée "De la Seine au Fleuve Rouge" a offert un panorama saisissant de la scène artistique contemporaine vietnamienne, mêlant techniques traditionnelles et expressions modernes.

Présentation d’un extrait du festival "pồôn pôông" de la communauté ethnique Muong de la province de Thanh Hoa. Photo : VNA

Développer la culture à l’ère numérique

L’essor spectaculaire des concerts, des programmes de divertissement et des créations diffusées sur les plateformes numériques témoigne d’une profonde mutation des pratiques culturelles. Dans ce nouvel environnement, les technologies numériques, les plateformes de contenu, les communautés créatives et le public deviennent des acteurs à part entière de la diffusion et de la construction des valeurs culturelles. La Résolution n°80-NQ/TW du Bureau politique fixe ainsi l’objectif de bâtir un écosystème culturel numérique moderne, capable de préserver l’identité nationale tout en renforçant la compétitivité et le rayonnement international du Vietnam.

Cérémonie de clôture et remise des prix du Festival du film asiatique de Da Nang (DANAFF) 2025. Photo : VNA

Festival du film asiatique (DANAFF) 2026 : un pont vers le monde

La 4e édition du Festival du film asiatique de Da Nang (DANAFF 2026) confirme une montée en puissance, tant par son envergure que par son contenu, avec l’élargissement de ses activités vers la formation, les échanges professionnels et la coopération internationale.

Le concert exceptionnel intitulé « The Flow of Music » (Le Flux de la musique) a eu lieu le 31 mai au Théâtre Ho Guom à Hanoï. Photo: VNA

La musique au service de l’amitié Vietnam-Pologne

Un concert exceptionnel intitulé « The Flow of Music » (Le Flux de la musique) s’est tenu le 31 mai au Théâtre Ho Guom à Hanoï, à l’occasion du 76e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Vietnam et la Pologne. Porté par des artistes vietnamiens et polonais, l’événement a mis en valeur l’amitié entre les deux pays ainsi que le pouvoir universel de la musique comme langage de dialogue et de rapprochement.

Des étudiants singapouriens visitent le Musée des vestiges de la guerre du Vietnam. Photo : VNA

Le Vietnam, une destination d’apprentissage de plus en plus prisée à Singapour

Au sein de l’Université nationale de Singapour (National University of Singapore - NUS), l'Initiative d'amitié en Asie du Sud-Est (Southeast Asia Friendship Initiative - SFI) vise à mieux faire connaître l’histoire, les cultures et les sociétés de l’Asie du Sud-Est, tout en favorisant la compréhension mutuelle entre les peuples de la région.

Des artistes interprètent la chanson "Trong Com" (Tambour de riz), traduite en français. Photo : VNA

La musique traditionnelle vietnamienne à la rencontre du public français à Arcueil

Une exposition consacrée aux instruments de musique traditionnelle vietnamienne, accompagnée de démonstrations musicales, a permis au public français de découvrir une grande variété d’instruments emblématiques du Vietnam, parmi lesquels le « dan bau » (monocorde), le « dan T’rung » (xylophone en bambou), différents types de tambours, des gongs, des flûtes, des lithophones ainsi que plusieurs instruments issus des minorités ethniques vietnamiennes.

Le vénérable Thich Tri Quang, patriarche suprême du Sangha bouddhiste du Vietnam, offre de l'encens devant la statue du Bouddha. Photo : VNA

Célébration solennelle du Vesak 2570 à Ho Chi Minh-Ville

Le patriarche suprême du Sangha bouddhiste du Vietnam, Thich Tri Quang, a appelé les dignitaires bouddhistes, les bonzes, les bonzesses et les fidèles à poursuivre leur engagement au service de la communauté dans un esprit de pleine conscience et de sérénité.

Le tissage de brocart de Van Giao assure non seulement les moyens de subsistance des habitants, mais préserve aussi une tradition emblématique de la communauté khmère. Photo : VNA

An Giang : entre héritage et modernité, les villages de métiers gardent vivante l’âme du delta

Réputée pour ses villages de métiers ancestraux, la province d’An Giang apparaît comme l’un des précieux gardiens des valeurs culturelles du Sud-Ouest. À l’heure de la modernisation et de l’intégration, la préservation et la valorisation de ces métiers traditionnels jouent un rôle essentiel dans la sauvegarde du patrimoine culturel de la région, tout en insufflant un nouvel élan au tourisme et à l’économie locale.

Des artisans enseignent la danse et le khèn Hmong aux élèves de l’École primaire semi-internat pour minorités ethniques de la commune de Ta Mung (Lai Chau). Photo d'illustration : VNA

Préserver l’âme du khèn des Mông dans les écoles en zone montagneuse

Le khèn est l’instrument de musique emblématique des Mông, celui qui les relie au monde invisible. Sous le soleil des premiers jours d’été sur le plateau rocheux de l’extrême Nord, la cour de l’école primaire en internat semi-pensionnaire pour minorités ethniques de Sung La, dans la commune de Sa Phin (province de Tuyên Quang), résonne d’une mélodie singulière.