Pour mieux protéger la Réserve naturelle de Vân Long

Vân Long, dans la province de Ninh Binh, est la plus importante zone humide classée Réserve naturelle du Nord du Vietnam. Un lieu dédié à la fois à la préservation de la nature et à l’écotourisme.
Pour mieux protéger la Réserve naturelle de Vân Long ảnh 1Vân Long est une zone pleine de charme, qui surprend et ravit autant les scientifiques que les photographes et touristes.

Ninh Binh (VNA) - Vân Long, dans la province de Ninh Binh, est la plus importante zone humide classée Réserve naturelle du Nord du Vietnam. Un lieu dédié à la fois à la préservation de la nature et à l’écotourisme.

Fondée en 2001 suite à une décision du Comité populaire de la province de Ninh Binh (Nord), la Réserve naturelle de Vân Long détient deux records nationaux: "site comptant le plus de langurs de Delacour" - une espèce de singe en voie d’extinction -,  et  "site ayant les plus beaux paysages de montagnes en +pains de sucre+ du pays".

Une biodiversité exceptionnelle

Selon Mai Van Quyên, directeur du comité de gestion de la forêt à usage spécifique de Hoa Lu - Vân Long, la Réserve naturelle de Vân Long s’étend sur 2.736 ha répartis entre sept communes du district de Gia Viên et se compose à 75% de forêts sur roches et le reste, d’une vaste zone humide.

Son écosystème terrestre comprend des forêts secondaires sur karst, des montagnes calcaires non ou peu végétalisées, des prairies et arbustes sur karst, des forêts plantées (acacia, dalbergia tonkinensis, chukrasia, pins)…Son réseau de grottes (Bong, Ca, Tranh...) a un intérêt aussi bien biologique, archéologique que touristique.

Vân Long dispose aussi d’éco-systèmes aquatiques diversifiés comme des  marais, des ruisseaux, des grottes inondées... Les scientifiques ont recensé 687 espèces de plantes terrestres poussant sur les roches calcaires, dont huit dans le Livre Rouge du Vietnam comme le chucracia, le cycas, le vomiquier, le drynaria fortunei... et de nombreuses espèces aquatiques, dont une belle collection d’algues. Sur près de 1.000 ha de marais, on a découvert 35 espèces végétales aquatiques, 258 de micro-algues et 108 d’animaux aquatiques appartenant à 61 familles.

Concernant les mammifères, on dénombre 39 espèces dont 12 rares telles que l’ours noir d’Asie, le serow,  le loris, le macaque...Cette réserve a été notamment reconnue comme le plus grand site à langur de Delacour, avec une centaine d’individus recensés. Cette  espèce endémique du Nord du pays est incluse depuis 2000 dans la liste des 25 espèces de primates les plus menacées au monde.

Vân Long est aussi l’habitat de 72 espèces d’oiseaux, nicheurs ou migrateurs, avec la part belle faite aux oiseaux d’eau tels que les aigrettes, les hérons, les bihoreaux, les râles, les jacanas à longue queue... En outre, cette réserve recèle également une valeur historique et culturelle. La grotte Thoi Tho abrite en effet des vestiges datés de la culture de Hoà Binh (12.000-10.000 ans avant J.C).

Dix-huit ans après sa fondation, une série de mesures ont été mises en œuvre à Vân Long pour protéger ses forêts et zones inondées, diminuer les risques  d’incendies ainsi que lutter contre le braconnage. Les effectifs de langurs de Delacour sont ainsi passés de 40 à environ 180 individus. Le couvert forestier s’est étoffé, bénéficiant à la faune et aussi aux professionnels du tourisme. 

Le comité de gestion a mis l’accent sur une restauration-protection reliée à la création de moyens d’existence durables pour les habitants locaux. Ceux-ci vivent directement au contact de la réserve et n’ont pas été déplacés. Actuellement, la région de Vân Long compte près de 14.000 familles, soit 50.000 habitants, qui vivent essentiellement de l’agriculture et du tourisme. Le développement n’est cependant pas homogène d’une commune à l’autre.

Des défis à relever

Vân Long est une zone pleine de charme, qui surprend et ravit autant les scientifiques que les photographes et touristes. Cependant, Mai Van Quyên estime que la réserve est confrontée à de nombreux problèmes: abus de produits chimiques dans l’agriculture, grand volume de déchets solides sans traitement dans la zone tampon, surexploitation des ressources naturelles, tourisme non contrôlé, et même braconnage et trafic d’animaux sauvages...

Trân Van Manh, chef du poste de gardiennage N°7, situé dans la commune de Gia Hoà, district de Gia Viên, informe que la réserve compte 10 stations similaires. Ces derniers temps, la sienne a renforcé les activités de communication et d’éducation sur la nécessité de la protection de l’environnement. À noter que les 500 bateliers qui transportent les touristes dans de petites embarcations en bambou sont obligés de ne pas utiliser de moteur.

Depuis quelques années, Vân Long accueille en moyenne 4.000 visiteurs par an. Le prix du billet d’entrée est bas, de l’ordre de 20.000 dôngs (moins d’un dollar). Les recettes tirées du tourisme l’année dernière ne s’élevaient qu’à 10 milliards de dôngs, un chiffre insuffisant pour mener des activités de protection efficaces.

C’est pourquoi, le Service de préservation de la nature (Département général de la sylviculture), en coopération avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a élaboré un dossier pour un classement dans sa "Liste verte des aires protégées". Il s’agit d’un nouveau système de certification de la qualité de gestion et de gouvernance des aires protégées, qui promeut une approche positive de la conservation, et visant à reconnaître, encourager et valoriser les succès obtenus par les gestionnaires de ces aires protégées. Un mécanisme de gestion de la réserve est en train d’être établi avec la participation du comité de gestion de la forêt à usage spécifique de Hoa Lu - Vân Long, des autorités locales, des habitants et d’ONG.

Pour que Vân Long puisse atteindre des critères de cette "Liste verte des aires protégés", il faudra élaborer un plan d’exploitation touristique géné-rant des revenus au profit des habitants locaux. -CVN/VNA

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