Pour donner une bonne éducation aux enfants de Lai Châu

Malgré de nombreuses difficultés qui leur sont imposées au quotidien, deux enseignantes ont décidé de travailler à Pa U, dans la province de Lai Châu pour apporter une meilleure éducation aux enfants.

Lai Châu (VNA) - Malgré de nombreuses difficultés qui leur sont imposées au quotidien, deux enseignantes du nom de Ngô Thi Ha et Dinh Thi Thai ont décidé de travailler à Pa U, la commune la plus démunie du district de Muong Tè, dans la province septentrionale de Lai Châu, pour se consacrer à une mission sacrée : apporter une meilleure éducation aux enfants locaux.

Pour donner une bonne éducation aux enfants de Lai Châu ảnh 1 L'enseignante Ngô Thi Ha. Photo: VOV

Ngô Thi Ha et Dinh Thi Thai, qui y travaillent depuis des années, sont aujourd’hui habituées à leurs conditions de travail dures, surtout à l’éloignement de leur famille. Mais cela n’a pas toujours été le cas…

"Les premiers jours, j’avoue avoir été choquée parce que les classes sont presque toutes construites avec des bâches et des bambous… Le premier mois a été le plus difficile… Vivre loin de ma famille et devoir travailler dur, j’ai perdu 10 kg et j’ai même eu l’intention de démissionner… Mais ainsi va la vie et cela fait déjà 17 ans aujourd’hui que j’y enseigne", nous confie Ngô Thi Ha.

"Mes enfants me manquent beaucoup mais j’aime ma carrière d’enseignante et je souhaite apporter une bonne éducation aux élèves de cette commune défavorisée", partage Dinh Thi Thai.

Quant à Ngô Thi Ha, en plus d’une forte passion pour sa carrière c’est surtout le soutien de la part de sa famille qui constitue sa principale source d’encouragement.

"Heureusement, j’ai un mari qui me soutient et qui s'occupe bien de toutes les tâches ménagères afin que je puisse me vouer entièrement à mon travail", poursuit-elle.


La commune de Pa U est l'endroit où vivent principalement les La Hu. Son taux de pauvreté est supérieur à… 80%. Dans le passé, chaque fois qu’arrivait la saison agricole, les enfants locaux avaient l’habitude d’aider leurs parents dans les champs au lieu d’aller à l’école. Par conséquent, les enseignantes comme Hà et Thai ont dû venir persuader les parents d’élèves de laisser leurs enfants aller à l’école.

Pour donner une bonne éducation aux enfants de Lai Châu ảnh 2 L'enseignante Dinh Thi Thai (droite). Photo: VOV

Issue de l’ethnie Muong à Hoa Binh, Thai a déménagé à Muong Te et y enseigne depuis 30 ans, notamment dans les communes frontalières les plus défavorisés telles que Pa U, Ka Lang ou encore Thu Lum,. Elle et ses collègues mènent assez souvent des rencontres avec les parents d’élèves pour les encourager à envoyer leurs enfants à l’école.

"Il y avait des jours où aucun élève ne se rendait en classe et nous devions alors aller les chercher dans les champs dont l’accès est particulièrement difficile. Cela pouvait prendre des heures. Ici, nombreux sont ceux qui pensent que ce n’est pas nécessaire d’aller à l’école… Nous, les enseignantes, devons faire de notre mieux afin de convaincre les parents d’élèves de l’importance de la scolarisation pour qu’ils envoient leurs enfants en classe", fait savoir Thai.

C’est grâce aux enseignantes dévouées, comme Thai et Ha, que le taux de scolarisation de Pa U s’est progressivement amélioré, atteignant désormais 100%.

En effet, Thai et Ha œuvrent toujours activement pour améliorer la qualité de l’éducation et des conditions d’apprentissage des élèves. Pour mieux communiquer avec ses élèves et faciliter l’enseignement, Thai a également dû apprendre non seulement les coutumes et pratiques mais aussi le dialecte des La Hu.

Chaque année, grâce aux aides mobilisées par les enseignantes, les élèves reçoivent de nouveaux vêtements, livres et fournitures scolaires nécessaires. Ils bénéficient aussi des déjeuners gratuits. Ly Sa Pu, l’un des parents d’élèves, fait part de son respect et de sa gratitude envers les enseignantes.

"Nous sommes vraiment admiratifs envers ces enseignantes qui ne se soucient pas des difficultés de cette commune reculée…", ­déclare-t-il.

Il est vrai que les difficultés restent nombreuses ici mais Thai et Ha se sont engagées à transmettre de nouvelles connaissances et valeurs de la vie, dans l’espoir sans nul doute qu’un avenir meilleur et plus prospère se dessine pour leurs chers élèves. Pour ces deux femmes, chaque jour passé à l’école est une joie. Une aspiration à laquelle elles espèrent un jour rendre réalité. -VOV/VNA

Voir plus

Le Premier ministre Lê Minh Hung s'exprime lors de la séance de travail, à Hanoi, le 14 avril. Photo: VNA

Le PM exige de mettre en service les deuxièmes campus des hôpitaux Bach Mai et Viêt Duc

Le Premier ministre Lê Minh Hung a demandé aux ministères de la Santé, de la Construction, de la Défense et de la Sécurité publique de diriger les organismes concernés à mobiliser un maximum de ressources et à résoudre rapidement les problèmes et obstacles en suspens à ces deux projets en vue de leur mise en service dans le courant du deuxième trimestre.

Des élèves du Centre d'incubation des talents (HITA) lors de la cérémonie de lancement. Photo : VNA

Un centre d’incubation de talents pour la jeunesse vietnamienne en République tchèque

Les organisateurs ont décrit le lancement comme un point de départ et une étape importante dans un parcours visant à ''cultiver la vertu et éclairer les esprits'', avec pour objectif de former une génération de jeunes Vietnamiens épanouis en République tchèque et en Europe, solidement ancrés dans le savoir et riches de leur identité culturelle.

Bui Thi Minh Hoai, membre du Bureau politique, secrétaire du Comité central du Parti et présidente du Comité central du Front de la Patrie du Vietnam. Photo : VNA

Un appel à la solidarité pour le Mois de l’action humanitaire

Un appel pour soutenir le Mois de l’action humanitaire 2026 vient d'être lancée aux agences, organisations, entreprises, bienfaiteurs ainsi qu’aux Vietnamiens résidant au pays et à l’étranger par la présidente du Comité central du Front de la Patrie du Vietnam.

Les enceintes des pagodes de la province d’An Giang deviennent des salles de classe gratuites pour les enfants khmers. Photo: baoangiang.com.vn

Les pagodes khmères se mettent au service de la transmission linguistique et culturelle

An Giang abrite une importante population khmère. Son héritage linguistique repose sur plusieurs langues: le khmer, langue maternelle; le pali, langue liturgique du bouddhisme theravāda utilisée pour les textes sacrés et les rituels; ainsi que le sanskrit, langue ancienne de l’Inde présente dans différentes traditions religieuses. Ces langues sont transmises non seulement à l’école, mais aussi au sein des pagodes, lieux essentiels de préservation culturelle.

Spectacle artisitque dans le cadre du programme « Têt armée-population à l’occasion du Nouvel An traditionnel khmer Chol Chnam Thmay 2026 ». Photo: VNA

« Têt armée-population », un pont entre soldats et population khmère à Can Tho

Le programme de cette année, doté d’un budget total de plus de 18 milliards de dôngs, a permis la réalisation de nombreux ouvrages d’intérêt public. Parmi ceux-ci figurent l’installation de 140 lampadaires à énergie solaire, la construction de trois ponts ruraux, ainsi que l’entretien et le dégagement de plus de 60 kilomètres de routes dans plusieurs localités.

Des représentants de l’ambassade de France au Vietnam, des organisations partenaires et la direction de l’établissement félicitent les deux scientifiques honorés par les Palmes académiques. Photo : USSH

Deux scientifiques vietnamiens décorés des Palmes académiques

Spécialiste de l’histoire du commerce en Asie du Sud-Est aux XVIIe et XVIIIe siècles, le professeur Hoàng Anh Tuân est également reconnu pour son rôle dans le développement des partenariats scientifiques franco-vietnamiens au sein de son université. Le professeur associé Nguyên Tuân Cuong, spécialiste des études Han-Nôm et de la philologie, est quant à lui connu pour ses travaux sur le déchiffrement des inscriptions anciennes et la valorisation de sources historiques rares.