L’agriculture en quête d’une stratégie de compétitivité

Si les accords de libre-échange permettront au Vietnam de pénétrer les marchés internationaux, la concurrence risque en revanche d’être très vive sur le marché domestique.

Hanoi (VNA) – Si les accords de libre-échange permettront au Vietnam de pénétrer les marchés internationaux, la concurrence risque en revanche d’être très vive sur le marché domestique où les produits vietnamiens se révèlent encore peu compétitifs, notamment dans le domaine agricole.

L’agriculture en quête d’une stratégie de compétitivité ảnh 1Source: Internet


Au cours des 8 premiers mois de 2019, les exportations de produits agricoles ont rapporté au Vietnam plus de 26 milliards de dollars, soit une hausse de 1,6% en glissement annuel, un chiffre qui permet au pays de se maintenir dans le top 15 des plus grands exportateurs agricoles du monde.

Mais, dans la même période, le volume des importations agricoles a aussi progressé de façon spectaculaire. A titre d’exemple, rien qu’au cours du premier semestre de cette année, le pays a importé plus de 3.500 tonnes de pommes de terre de Belgique, contre 385 tonnes pour toute l’année 2010.

Il en va de même pour les produits agricoles américains dont les importations ont augmenté de 70% par rapport à 2018. La  cause de cette situation ? Les produits importés se révèlent plus compétitifs sur le marché domestique que les produits vietnamiens. Plus on en importe, plus les prix baissent. Alors que les consommateurs s’en réjouissent, l’agriculture vietnamienne risque, elle, d’en pâtir si sa compétitivité sur le marché intérieur n’est pas revue à la hausse.

Les participants au 4e Forum national sur l’agriculture organisé en octobre dernier par le ministère de l’Industrie et du Commerce et l’Association des agriculteurs vietnamiens ont exposé les défis que l’agriculture vietnamienne devra relever après l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) et de l’accord de libre-échange UE-Vietnam (EVFTA).

A défaut, le risque sera de voir l’agriculture vietnamienne souffrir plutôt que de bénéficier de ces accords. Les agriculteurs se doivent donc de moderniser leurs outils et techniques de production et produire à plus grande échelle. Pour le moment, la superficie moyenne des exploitations agricoles est inférieure à un demi-hectare et leurs techniques de production restent rudimentaires.

Pour les millions de petits producteurs vietnamiens, il est essentiel de s’agréger aux grandes chaînes de production. Et dans ce processus, l’État doit jouer son rôle d’incitateur et de facilitateur. – VOV/VNA

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