Hanoi (VNA) – Le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement a déclaré mardi 2 avril que la pollution de l’air par les micropoussières existe à Hanoi mais n’est pas aussi élevée que le laisse croire le Rapport sur la qualité de l’air dans le monde 2018.
 
La pollution aux particules fines est aggravée par la densité du trafic, la concentration des chantiers immobiliers et des usines. Photo: vea.gov.vn


"La pollution aux particules fines à caractère local à Hanoi supérieure au seuil toléré est une réalité", a admis le vice-ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement Vo Tuân Nhân lors de la conférence de presse périodique du gouvernement du mois de mars.

"Cette pollution est aggravée par la densité du trafic, la concentration des chantiers immobiliers et des usines, et l’incinération des déchets par les particuliers", a-t-il expliqué.

"Les données recueillies montrent que la pollution aux particules fines augmente souvent en hiver et au printemps, soit du mois de décembre d’une année aux mois de février et de mars de l’année suivante", a-t-il fait savoir.

Les particules fines, désignées sous le terme de PM2,5 d’après la terminologie anglaise "particulate matter", sont des particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres. En raison de leur petite taille, les particules fines ont la capacité de pénétrer dans les poumons, et pour les plus petites d’entre elles d’atteindre les alvéoles. 

"Le taux de PM2,5 a dépassé le seuil limite durant un certain nombre de jours de janvier, février et mars 2019", a-t-il poursuivi, citant les chiffres des observatoires de l’Administration de l’environnement du Vietnam, du Département des ressources naturelles et de l’Environnement de Hanoi et du système de mesure de la pollution de l’air installé à l’ambassade des Etats-Unis au Vietnam.

Les dernières données sur la pollution atmosphérique compilées dans le Rapport sur la qualité de l’air dans le monde 2018 classent Hanoi comme la deuxième ville la plus polluée de l’Asie du Sud-Est, derrière seulement Jakarta.

"Cette conclusion est infondée compte tenu du fait que le tableau statistique ne présente que les données de 20 villes de quatre des 11 nations de l’Asie du Sud-Est", a-t-il indiqué. – VNA