Hanoï (VNA) - Actuellement, les agriculteurs des principales régions productrices de poivre au Vietnam entrent dans la saison de récolte 2026. Avec les prix élevés observés sur le marché, les exportations devraient dépasser celles de 2025, offrant des revenus plus importants aux agriculteurs et des bénéfices aux entreprises.
Dans les Hauts Plateaux du Centre, plusieurs cultures majeures comme le café et le durian ont déjà enregistré de bons prix. Les agriculteurs entament maintenant la récolte du poivre, dont le prix dépasse 150.000 dôngs le kilogramme au début de la saison, ce qui laisse espérer une année particulièrement favorable.
Cependant, un paradoxe apparaît : malgré la hausse des prix, la superficie consacrée au poivre diminue. Entre 2018 et 2020, lorsque les prix avaient chuté à environ 34.000-35.000 dôngs/kg, bien en dessous du coût de production estimé à 50.000 dôngs/kg, de nombreux agriculteurs ont abandonné leurs plantations. Depuis 2021, certaines surfaces ont été replantées, mais à une échelle limitée.
Face à cette baisse structurelle de la production nationale, les entreprises vietnamiennes doivent importer davantage de poivre. En 2025, le pays a importé plus de 42 680 tonnes, soit une hausse de plus de 16 % en volume par rapport à 2024. Dans le même temps, l’offre mondiale devrait reculer de 15 à 20 % en 2026, tandis que la demande internationale, notamment aux États-Unis et en Chine, devrait se redresser nettement.
Afin d’assurer un développement durable de la filière, les autorités encouragent les entreprises à renforcer les zones de production, à nouer des partenariats plus étroits avec les agriculteurs et à investir dans la transformation à forte valeur ajoutée.
En 2025, le Vietnam a exporté plus de 246 000 tonnes de poivre, générant 1,66 milliard de dollars de recettes – un niveau record. Les États-Unis demeurent de loin le principal marché d’exportation du poivre vietnamien. -VNA