Opportunités d’être embauché par des sociétés à l’étranger

Bien qu’ils ne soient pas diplômés, plusieurs étudiants en dernière année ont été recrutés par des compagnies à l’étranger. Ils touchent un salaire de rêve : de 2.000 à 3.000 dollars/mois.
Opportunités d’être embauché par des sociétés à l’étranger ảnh 1Les étudiants élites ont des possibilités d'être recrutés par des compagnies à l'étranger. Photo : VNA/CVN

Hanoi (VNA) - Bien qu’ils ne soient pas diplômés, plusieurs étudiants en dernière année ont été recrutés par des compagnies à l’étranger. Ils touchent un salaire de rêve : de 2.000 à 3.000 dollars/mois. Faire des études au Vietnam puis travailler à l’étranger devient actuellement une tendance chez les jeunes.

Ayant fait des études en technologies de l’information dans un programme de coopération avec le Japon au sein d’une université de Hanoï, Nguyên Xuân Bach, originaire de la province de Thai Nguyên (Nord), a appris de lui-même l’anglais et le japonais pour trouver un emploi bien rémunéré. La chance lui a souri. En 2016, lors d’une mission d’un groupe d’entreprises nippones dans son université, Bac a été recruté pour le poste d’ingénieur logiciel dans par la société Rakuten de Tokyo, avec un salaire mensuel de 2.300 dollars.

«Être embauché par une société nippone n’est pas très difficile. L’important est de leur montrer ses atouts, son expérience dans les activités sociales, et plus particulièrement son enthousiasme et sa responsabilité pour le travail. C’est ce qui persuade le recruteur», confie Nguyên Xuân Bach.

Travailler dans un environnement international et être bien rémunéré devient le rêve de beaucoup de jeunes. Ces derniers temps, de nombreux jeunes déposent leur candidature auprès de compagnies à l’étranger. C’est le cas de Vu Manh Tuân, étudiant à Hanoï. Voulant faire des études à l’étranger, Tuân n’a pu réaliser son rêve pour des raisons financières. Comme ses amis de classe, il a déposé sa candidature auprès de sociétés nippones. Après plusieurs échecs, Tuân a été recruté par la société Iret, spécialisée dans le marketing en ligne.

Outre un salaire dans la même grille que ses collègues japonais, Tuân a reçu l’assistance financière de sa compagnie pour étudier le japonais pendant un an. Après son diplôme qu’il obtiendra en octobre prochain, Tuân partira au Japon travailler pour la compagnie Iret. «Pour les jeunes diplômés, le niveau de rémunération n’est plus important qu’avoir l’occasion de travailler dans un environnement international. C’est une bonne opportunité pour acquérir de nouvelles technologies, des connaissances et de l’expérience», partage Vu Manh Tuân.
 
La recherche d’un emploi à l’étranger n’est pas difficile
 
Bùi Van Huy est un ancien étudiant de l’Université d’industrie de Hanoï. Il s’occupe actuellement du marketing digital de la société Focal Max, à Shenzhen en Chine. «Je connais certains étudiants chinois qui étudient à Hanoï. J’ai décidé de choisir la Chine comme pour y travailler. Après six mois de recherche sur Internet, et plusieurs e-mails, j’ai reçu enfin la réponse d’une société chinoise. Je suis allé à Shenzhen pour un entertien, et heureusement, je l’ai réussi. Je suis un employé de cette société et ai un salaire identique à un Chinois".

Opportunités d’être embauché par des sociétés à l’étranger ảnh 2Bùi Van Huy (2e, gauche) et ses collègues chinois lors d'une d'exposition industrielle en Chine. Photo : Thanhnien/CVN

D’après Huy, la difficulté de travailler à l’étranger, c’est de travailler en équipe, alors que les jeunes vietnamiens n’y sont pas encore habitués. La langue aussi est importante. Si l’on franchit ces barrières, on s’intègre parfaitement à son environnement en quelques mois», raconte Huy.

Selon Phan Thi Ngoc Tu, directrice adjointe de la société Nipponlink Vietnam spécialisée dans les services de consultant en ressources humaines, la faiblesse des travailleurs vietnamiens tient au manque de savoirs comportementaux, de conscience envers le travail, et plus particulièrement, d’un mauvais niveau en langue étrangère. Il suffit de parler couramment soit l’anglais, le coréen, le japonais ou le chinois, de montrer de la confiance en soi-même et des capacités d’adaptation à de nouvelles situations, alors un jeune peut facilement être sélectionné par des recruteurs étrangers.

«Les personnes diplômées de l’université et maîtrisant une langue étrangère, surtout l’anglais, ont plusieurs opportunité de travailler à l’étranger. C’est aussi une grande opportunité pour la main-d’œuvre qualifiée du Vietnam d’améliorer son savoir-faire professionnel dans des pays industrialisés. Ce qui augmente les possibilités d’adaptation à un environnement de travail professionnel et multiculturel», affirme Nguyên Thi Lan Huong, ancienne rectrice de l’Institut des sciences, du travail et de la société. -CPV/VNA

Voir plus

Le vice-Premier ministre permanent Nguyên Hoa Binh lors du Dialogue sur la finance et la technologie Vietnam-États-Unis. Photo : VNA

Les entreprises américaines veulent investir plus dans le secteur fintech au Vietnam

S’exprimant lors du Dialogue sur la finance et la technologie Vietnam-États-Unis, placé sous le thème « Technologie et avenir de la finance mondiale », le vice-Premier ministre permanent Nguyên Hoa Binh a réaffirmé l’engagement du Vietnam en faveur d’un environnement favorable aux investissements, grâce à des politiques novatrices et à une protection renforcée des investisseurs étrangers.

Le Centre financier international du Vietnam à Dà Nang, inauguré le 9 janvier, marquant une étape majeure dans la mise en place d’un modèle de centre financier international moderne, axé sur l’innovation, les technologies numériques et la finance durable. Photo : VNA

Le Centre financier international de Dà Nang intéresse les entreprises japonaises

Plus qu’un simple regroupement d’institutions financières, ce centre constitue un véritable écosystème intégré: capitaux, technologies, services et talents s’y rencontrent et interagissent. En choisissant Dà Nang pour accueillir ce modèle, le Vietnam mise sur un nouveau pôle de croissance, capable d’expérimenter des politiques innovantes et d’attirer des investisseurs à la recherche de flexibilité.

Des représentants d'entreprises danoises participent au dialogue. Photo : VNA

Vietnam–Danemark : un dialogue pour attirer des investissements de haute qualité

Le dialogue d’affaires constitue une opportunité pour permettre aux investisseurs danois d'échanger directement avec les décideurs politiques vietnamiens et d'obtenir des informations actualisées sur le climat d'investissement favorable, les secteurs prioritaires et les politiques visant à attirer les investissements, notamment de qualité, au Vietnam.

La Résolution n°57 stimule la production à grande échelle des cultures principales

La Résolution n°57 stimule la production à grande échelle des cultures principales

La Résolution n°57‑NQ/TW encourage le secteur agricole à évoluer vers une agriculture verte et circulaire, intégrée à des chaînes de valeur solides et à des liens étroits entre production et consommation. Elle promeut également la création de zones de production concentrées à grande échelle, en valorisant les cultures principales adaptées aux spécificités de chaque localité.
Exemple dans la commune de Tue Tinh, ville de Hai Phong, où ce modèle est appliqué aux cultures de carottes. Les producteurs mettent en œuvre des techniques respectueuses de l’environnement tout en assurant la traçabilité et la qualité de leurs produits destinés à l'exportation.

Le Premier ministre Pham Minh Chinh, chef du Comité directeur du gouvernement chargé du développement de la science, de la technologie, de l’innovation, de la transformation numérique et du Projet 06, s'exprime. Photo: VNA

Le Premier ministre préside une réunion sur la transformation numérique et le Projet 06

Lors de la réunion du Comité directeur du gouvernement chargé du développement de la science, de la technologie, de l’innovation, de la transformation numérique et du Projet 06, le Premier ministre Pham Minh Chinh a appelé à capitaliser sur les bonnes pratiques et les expériences réussies, tout en identifiant clairement les insuffisances afin d’y remédier.

M. Nguyen Viet Tu (à droite) et un technicien de la coopérative vérifient le champ de piments forts prêts à être récoltés pour l'exportation vers les pays européens. Photo : VNA

Les herbes aromatiques vietnamiennes conquissent le marché européen

Les herbes aromatiques vietnamiennes, telles que le ngò gai, le basilic ou le tía tô, ont désormais trouvé leur place sur les étagères des supermarchés européens. Grâce à l'initiative de Nguyen Viet Tu, jeune entrepreneur de Ho Chi Minh-Ville, la Coopérative Châu Pha a non seulement réussi à exporter ces produits vers le marché européen mais a également créé un modèle de production agricole propre, en utilisant des technologies modernes et des normes strictes.