Oeuvrer pour améliorer le climat de l’investissement

Le Vietnam est à ce jour au 6e rang de l’ASEAN en termes de compétitivité et de qualité de son environnement d’affaires, alors qu’il doit atteindre le 4e, conformément aux objectifs définis pour 2017
Oeuvrer pour améliorer le climat de l’investissement ảnh 1Les déclarations douanières en ligne permettent aux entreprises d’économiser
du temps et de l’argent.
Photo : VNA

Le Vietnam est à ce jour au 6e rang de l’ASEAN en termes de compétitivité et de qualité de son environnement d’affaires, alors qu’il doit atteindre le 4e, conformément aux objectifs définis pour 2017 par son gouvernement.

Le pays a mis en œuvre un ambitieux programme de réforme. La simplification de 41 procédures administratives, la suppression de 14 autres, la dématérialisation de 98% des déclarations, la diminution de 370 heures du temps consacré aux déclarations et autres formalités en matière d’imposition du revenu des entreprises… sont quelques-uns des résultats obtenus en une année de mise en œuvre de la résolution 19 du gouvernement relative à la réforme de l’environnement d’affaires et au renforcement de la compétitivité nationale. Des acquis dans les secteurs de la fiscalité et des douanes qui ont d’ailleurs été reconnus par les institutions financières internationales.

Ainsi, selon Aseem Goyal, un responsable de la banque ANZ Vietnam, «avec les réformes radicales de ces derniers temps, le gouvernement vietnamien va dans la bonne direction. Cela témoigne de sa volonté de donner de bonnes conditions à l’activité des entreprises».

Constantino Sambuy, directeur général de Piaggio Vietnam, a déclaré que «nous recevons au Vietnam une grande assistance, notamment en matière de procédures fiscales et douanières, ce qui nous permet d’économiser beaucoup de temps et d’argent».

La réforme institutionnelle, notamment dans les administrations fiscale et douanière, est l’une des percées stratégiques réalisées en 2015 qui réduira encore, cette année, le temps nécessaire pour le règlement des impôts à 171 heures, et de même pour les formalités d’import-export et d’échanges transfrontaliers.

Selon une enquête réalisée auprès de 1.491 entreprises étrangères situées dans 14 villes et provinces du Vietnam, ce dernier a réduit son écart avec ses voisins de la région en termes d’attraction de l’investissement. La confiance de ces entreprises dans l’environnement d’affaires est plus grande, atteignant le niveau le plus élevé depuis 2011.

Les quatre points forts du Vietnam sont la fiscalité, le retour sur investissement, l’effectivité et la stabilité des politiques. Les investisseurs étrangers ont estimé que la charge fiscale au Vietnam était moindre qu’en Chine et aux Philippines.

S’agissant de l’effectivité des politiques, les entreprises issues de l’IDE interrogées ont indiqué qu’au Vietnam, il était davantage tenu compte de leurs avis et de leurs souhaits que dans d’autres pays. De fait, la communauté des entreprises étrangères a de réelles opportunités de dialoguer directement avec les administrations vietnamiennes de tous niveaux.

Enfin, 94% des investisseurs ont souligné que les politiques au Vietnam étaient plus stables que dans les autres pays de la région. Il s’agit d’un point important pour définir leurs stratégies d’affaires.

Des premiers résultats positifs

En mars 2014, le gouvernement a promulgué une résolution destinée à améliorer l’environnement d’affaires et à substantiellement accélérer la réforme administrative en 2014 et 2015 en vue de figurer dans la moyenne des membres de l’ASEAN.

Depuis son entrée en vigueur, des progrès significatifs ont été enregistrés puisque les formalités de constitution d’entreprise ont été ramenées de 31 à 6 jours avec 5 étapes administratives au lieu de 10. Le temps nécessaire pour le règlement des impôts et des cotisations sociales a été réduit de plus de la moitié, passant de 870 à 400 heures.

L’indice de protection du pays a augmenté de 65 points sur l’échelle mondiale. Les procédures de dédouanement ont été considérablement simplifiées grâce à l’application d’un mécanisme de contrôle a posteriori.

Nguyên Dinh Cung, directeur de l’Institut national de recherche et de gestion économiques, précise : «Les autorités vietnamiennes ont pris conscience au niveau central comme local de la nécessité d’améliorer l’environnement d’affaires et elles sont déterminées à le faire. Le gouvernement suit de près l’application des mesures prises, et je peux affirmer que les résultats obtenus sont déjà positifs».

Wendy Werner, directrice de la branche commerce et concurrence pour l’Asie-Pacifique de la Banque mondiale, estime que s’il reste encore beaucoup à faire, le Vietnam s’emploie de manière très convaincante à modifier son environnement d’affaires.

Des facteurs importants

La réforme fiscale mise en place a permis d’accélérer le paiement des impôts des entreprises, progrès dont il a été tenu compte par la Banque mondiale dans son rapport sur l’environnement d’affaires de 2016. Si elle est indispensable, la réforme administrative n’est cependant qu’une des conditions de l’amélioration de l’environnement des entreprises d’un pays.

La réduction du nombre de faillites, le soutien des PME et des micro-entreprises, ainsi que l’accès au financement, notamment bancaire, sont également des facteurs importants.

De l’avis de Vu Tiên Lôc, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Vietnam, le pays s’efforce très activement d’améliorer son environnement d’affaires pour le conformer aux pratiques internationales.

«La réforme institutionnelle qui a été initiée commence à produire ses effets. Au début de l’année, le gouvernement a promulgué de nombreux dispositifs importants pour améliorer l’environnement d’affaires et élever la compétitivité nationale. Il souhaite aussi accélérer les négociations en cours d’accords de libre-échange avec de grandes économies du monde. La veille sur la progression de cette réforme est renforcée», affirme-t-il.-CVN/VNA

Voir plus

La péninsule de Thu Thiêm est positionnée comme le cœur du Centre financier international à Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA

Un cadre solide de résolution des différends pour renforcer l’attractivité du VIFC

La stratégie de développement du Centre financier international à Hô Chi Minh-Ville (VIFC-HCMC) prévoit un écosystème financier complet englobant la finance verte, les crédits carbone, la fintech, la technologie blockchain, les actifs numériques, la banque numérique et d’autres modèles commerciaux innovants. Ces secteurs fortement internationalisés impliquent des transactions transfrontalières complexes et des structures juridiques sophistiquées.

Pays maritime, dont l’histoire, la tradition, la culture et le processus d’édification nationale sont liés à la mer, le Vietnam vise à faire de la mer un espace de développement stratégique pour construire un pays puissant et enrichi par la mer. Photo: VNA

La mer bleue dans l’image d’un pays maritime puissant au XXIe siècle

Après huit ans d’application de la résolution n°36-NQ/TW du Comité central du Parti du 12e mandat, en date du 22 octobre 2018, sur la stratégie de développement durable de l’économie maritime du Vietnam jusqu’en 2030 avec une vision jusqu’en 2045, l’heure est au bilan mais aussi à une nouvelle résolution à mettre en place.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Le Manh Hung (4e à partir de la droite) et Eric M. Hambly (5e à partir de la droite), président-directeur général du groupe américain Murphy Oil. Photo: moit.gov.vn

Murphy Oil invité à développer de nouveaux projets au Vietnam

Présent au Vietnam depuis 2012, le groupe participe à plusieurs projets pétroliers et gaziers importants, dont Lac Da Vang et Hai Su Vang. Ces projets devraient contribuer à renforcer l’approvisionnement énergétique du pays et à soutenir son développement économique.

Changer les mentalités pour accélérer les technologies stratégiques

Changer les mentalités pour accélérer les technologies stratégiques

Le développement des « technologies stratégiques » constitue actuellement une priorité urgente, nécessitant une mobilisation résolue, depuis l’élaboration des mécanismes et des politiques jusqu’à leur mise en œuvre opérationnelle, afin de générer des percées productives et des résultats concrets et visibles. La maîtrise de ces technologies permettra au Vietnam de devenir un pays dynamique, doté de capacités technologiques avancées et de produits de marque reconnus à l’international.

L'article publié dans le journal français Le Monde. Photo : capture d’écran

Le numérique s’impose comme le nouveau moteur de la croissance économique au Vietnam

Selon des données récemment relayées par le journal français Le Monde, l’e-commerce a progressé de 25 % en 2025 dans le pays, générant 26 milliards d’euros de chiffre d’affaires, notamment grâce à TikTok Shop. Avec une part représentant désormais 11 % des ventes de détail totales, le pays s'affirme comme l'un des marchés les plus dynamiques d'Asie du Sud-Est.

Environ 220 tonnes de bananes fraîches de Dông Nai exportées vers les marchés internationaux. Photo: VNA

L’agriculture confirme son rôle de moteur des excédents commerciaux malgré les turbulences mondiales

Alors que le déficit commercial du Vietnam s’est creusé à près de 14 milliards de dollars au cours des cinq premiers mois de 2026, le secteur agricole continue d’afficher un excédent robuste de 7,5 milliards de dollars. Portée par le riz, les fruits et légumes ainsi que d’autres produits stratégiques, l’agriculture demeure un pilier essentiel de la résilience économique et un levier de croissance durable pour le pays.

Sur le plan macroéconomique, la résolution du gouvernement exhorte à gérer de manière proactive, flexible, opportune et efficace, la politique monétaire en coordination étroite et concertée avec une politique budgétaire expansionniste rationnelle et ciblée. Photo: VietnamPlus

Le gouvernement exige de se mobiliser vers une croissance à deux chiffres

Chaque ministère, organismes, localité, groupe économique et entreprise publique doit adhérer scrupuleusement aux objectifs, exigences et scénarios pour atteindre une croissance économique à deux chiffres en 2026, identifier les marges de manœuvre de croissance sur lesquelles ils pourraient s’appuyer pour atteindre les objectifs fixés, souligne la résolution.