Nouveau record attendu pour les devises envoyées par les Viêt kiêu

Cette année, le volume de devises transférées par les Vietnamiens résidant à l’étranger (Viêt kiêu) devrait progresser de 20% par rapport au précédent record de 11 milliards de dollars de 2013.

Cette année, le volume de devises transférées par les Vietnamiensrésidant à l’étranger (Viêt kiêu) devrait progresser de 20% par rapportau précédent record de 11 milliards de dollars de 2013.

Surles cinq premiers mois de l’année, les banques commerciales ontconstaté un important volume de devises envoyées par les Viêt kiêu. Chezla Sacombank, il a atteint un milliard de dollars entre janvier et mai,soit une augmentation de 10% en variation annuelle, et elle comptefinir l’année avec 1,9 milliard.

La compagnie de devisesde Viêt kiêu, une filiale de la banque Dông A, est satisfaite de labonne croissance des transferts lors de ces cinq premiers mois avec 1,53milliards de dollars, également 10% de plus sur un an. Pour toutel’année, elle attend une croissance annuelle de 20 à 25% par rapport à2013.

Fin mai, le volume de devises transférées à Hô ChiMinh-Ville s’élevait à 1,6 milliards pour 3% en glissement annuel, adéclaré Nguyên Hoàng Minh, vice-directeur de l’antenne de la Banqued’État du Vietnam à Hô Chi Minh-Ville. Selon les prévisions, 2 milliardssont attendus pour le premier semestre, et 5 milliards pour l’année,contre 4,85 milliards de dollars en 2013.

Toujours selonNguyên Hoàng Minh, 70% des devises envoyées par les Viêt kiêu sontinvesties dans des affaires, et 21% dans l’immobilier. Ces dernierstemps, la tendance majoritaire est à l’investissement dans l’immobilier.Ces devises proviennent essentiellement d’Europe et d’Amérique.

Les fonds des Viêt kiêu ne sont pas imposables

LaBanque d’État du Vietnam (BEV) vient de prendre une décisiond’incitation des transferts de devises par les Viêt kiêu. Legouvernement vietnamien accorde désormais de meilleures conditions ettenant compte des législations des pays d'origine, a affirmé la BEV.

Maintenant,les fonds transférés par les Viêt kiêu ne sont pas imposables auVietnam, et il en va de même pour ceux qui sont envoyés par desétrangers pour assister des proches ou financer des activitéscaritatives. Le transfert de devises est accepté dans tout organismebancaire, financier ou entreprise de services financiers ou postaux,mais aussi par des particuliers entrant au Vietnam. Les destinatairespeuvent recevoir leurs fonds en devise ou en dông.

Selonles organismes financiers internationaux et les données du Vietnam, cedernier figurait en 2013 parmi les neuf pays ayant reçu le plus dedevises de leur diaspora. Il s’agit d’une des grandes sources decapitaux pour le développement de l'économie nationale, d’autantqu’actuellement, le Vietnam recense près de 5 millions de Vietnamiensvivant dans 103 pays et territoires du monde.

En 2013, lesdevises étrangères transférées par ces derniers étaient de 11 milliardsde dollars, contre 10,5 milliards en 2012, a rappelé le Comité d'Étatchargé des Vietnamiens résidant à l'étranger du ministère des Affairesétrangères. Un montant qui représente tout de même 10 % du Produitintérieur brut national (PIB).

Ces dernières années, lesVietnamiens travaillant à l'étranger dans le cadre de conventionsd’envoi de personnel sont une source de plus en plus abondante dedevises pour le pays. Ministères, administrations et entreprises ontcoopéré étroitement afin de s’assurer des qualifications de ce personnelafin de développer les marchés de main-d'œuvre, mais aussi d’augmentersignificativement les transferts de devises. Selon leurs estimations,plus de 400.000 Vietnamiens à l’étranger envoient près de deux milliardsde dollars chaque année.

Ce sont les pays d’Amérique duNord et l’Australie qui demeurent les principales sources puisque leurvolume représentait ces dernières années plus de 60% des fonds reçus auVietnam. Toutefois, Trinh Hoài Nam, directeur adjoint de la Compagnie dedevises Dông A, a estimé que les marchés employant du personnelvietnamien recèlent désormais davantage de potentiels, car l’envoi depersonnel à l’étranger est une des tendances inéluctables dans uneéconomie moderne. Ces derniers temps, Taïwan (Chine), la République deCorée, le Japon et la Malaisie sont les principaux pays employant desVietnamiens. -VNA

Voir plus

L'indice de production industrielle enregistre un bond de 12,3% sur neuf mois. Photo: VNA

L'indice de production industrielle enregistre un bond de 12,3% sur neuf mois

La production industrielle vietnamienne a maintenu une croissance à deux chiffres au troisième trimestre 2026, avec une hausse estimée à 14,8% sur un an. Sur les neuf premiers mois, l’indice de production industrielle (IIP) a progressé de 12,3%, son rythme le plus élevé pour cette période depuis 2019, porté notamment par l’industrie manufacturière.

Des pêcheurs dans le port de pêche de Dông Tac (district de Phu Yên, province de Dak Lak) se préparent à prendre le large. Photo : VNA

À Dak Lak, les pêcheurs prennent le large et la tête de la lutte contre la pêche INN

Désormais, chaque sortie en mer exige des préparatifs renforcés : de la vérification des équipements techniques au suivi météo, en passant par l’optimisation des systèmes de communication. L’objectif est triple : assurer la sécurité des marins, optimiser les rendements et intensifier la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Photo : VNA

Un forum pour dynamiser l’économie maritime et renforcer la coopération

Le Forum de l’économie maritime (MEF) vise à fédérer les autorités, les collectivités locales, les entreprises, les établissements de recherche et les partenaires nationaux et internationaux afin de mobiliser les ressources en faveur d’une économie maritime verte, durable et à forte valeur ajoutée.

La péninsule de Thu Thiem, appelée à devenir le cœur du Centre financier international du Vietnam. Photo : VNA

Le Vietnam modifie son projet d’amélioration de la notation souveraine à l’horizon 2030

Le Vietnam se fixe pour objectif d’atteindre d’ici 2030 une notation souveraine de ''catégorie investissement'', tout en consolidant ses fondamentaux budgétaires et financiers, en renforçant la sécurité du système bancaire et en améliorant la transparence des informations, afin de contribuer à réduire le coût de mobilisation des capitaux et le risque de crédit souverain.