Nguyên Vân Dung, l’amour du français en héritage

En plus de 30 ans de carrière, l’enseignante de français Nguyên Vân Dung, du Département de langue et de culture françaises de l’Université des langues et d’études internationales relevant de l’Université nationale de Hanoi, contribue beaucoup à l’œuvre d’échange culturel et linguistique entre le Vietnam et la France.
En plus de 30 ans de carrière,l’enseignante de français Nguyên Vân Dung, du Département de langueet de culture françaises de l’Université des langues et d’étudesinternationales relevant de l’Université nationale de Hanoi, contribuebeaucoup à l’œuvre d’échange culturel et linguistique entre le Vietnamet la France.

Née dans une famille enseignante,Nguyên Vân Dung a hérité de l’amour pour le français de ses parentsfrancophones. C’est tout naturellement qu’elle a décidé d’inscrire sespas dans les leurs. « Mon père a eu une grande incidence sur monorientation professionnelle. À cette époque, il était enseignant auDépartement de français de l’École supérieure de langues étrangères. Lemétier d’enseignant est ancré dans la tradition familiale, puisque mesdeux sœurs ont aussi opté pour cette voie», confie la Docteure enlinguistique, professeure associée Nguyên Vân Dung.

Ayant héritédes expériences de son père, elle veut transmettre à son tour l’amourpour l’enseignement et la langue française. « En plus de 30 ans decarrière, j’aime toujours autant mon métier. Bien que cette professionsoit souvent critiquée par pas mal de gens, elle m’apporte beaucoup desatisfactions», poursuit-t-elle.

Nombre de ses étudiants fontaujourd’hui une belle carrière. Certains sont devenus ses collègues ausein du Département de français. En parlant d’elle, ses étudiants etcollègues expriment des sentiments les plus sincères.

« Avoirdes cours avec la professeure Nguyên Vân Dung est une grande chance pournous. Elle a beaucoup d’expériences acquises tout au long de sacarrière mais aussi de ses nombreux voyages à l’étranger. À chaquecours, elle nous ouvre un nouveau monde», déclare l’étudiante NguyênThi Tu Linh.

Quant au Docteur Trinh Duc Thai, doyen duDépartement de langue et de culture françaises de l’Université deslangues et d’études internationales , il a avoué : « Elle est uneexcellente collègue, une professeure qualifiée de haut niveau capabled’assumer les formations universitaires et postuniversitaires. Elle a debonnes relations dans notre département, et est à la fois une grandesoeur, une amie, qui aide ses collègues en toutes circonstances ».

Celafait également une dizaine d’années qu’elle collabore avec l’Agenceuniversitaire de la Francophonie (AUF) dans le rôle de coordinatrice duprojet de français du Bureau régional d’Asie-Pacifique de l’AUF. Ici,elle organise des activités extrascolaires pour les étudiantsfrancophones au Vietnam et dans certains pays de la région. Avec sescompétences et expériences professionnelles, elle est très appréciée deses collègues internationaux.

Une famille d’enseignants et francophone

«Mme Vân Dung a formé tous les francophones du Nord Vietnam. Et quandce n’est pas elle, c’est son mari. C’est sa famille qui a permisd’installer cette francophonie. À l’Agence, elle a un rôle importantparce qu’elle dirige le projet de français. Elle met en place les courspour les étudiants, les professeurs, mais aussi des rassemblementsrégionaux comme l’université d’été des étudiants»
, dit Olivier Garo,directeur du Bureau régional d'Asie-Pacifique de l’AUF.

Ses contributions à l’œuvre d’échanges culturels et linguistiquesentre le Vietnam et la France ont été reconnues par les plus hautessphères de l’État français, qui lui ont remis en 2005 l’insigne deChevalier des arts et des lettres.

Outre l’héritage spirituel deson père, elle doit aussi cette réussite au soutien de son époux, NguyênThanh Khuê, lui-même enseignant de français au Département de langueet de culture françaises .

Rares sont les étudiants francophonesà ne pas connaître cette famille enseignante. Malgré plus de 30 ans àdispenser des cours mais aussi à vivre ensemble, les professeurs VânDung et Thanh Khuê communiquent toujours autant autour de leur travail,cette passion qui les a réunis, qui constitue leur vie.

Ils ontmené ensemble différents travaux de recherches scientifiques, un desderniers en date leur ayant valu une invitation en Allemagne pour unexposé.

Nguyên Vân Dung dirige également des thésards. Dans lamaison familiale des professeurs Vân Dung et Thanh Khuê, de nombreusesgénérations d’étudiants ont reçu la direction du couple. Parmi eux,nombre ont opté pour le métier d’enseignant et travaillent à l’UNH oudans d’autres établissements éducatifs de la ville.

«J’ai aiméles professeurs Thanh Khuê et Vân Dung dès le début de mes études. Aprèsla sortie de l’Université, je suis devenue leur collègue au Départementde français. J’admire leur dévouement, leur sens moral. Quand jepréparais ma thèse de doctorat sous la direction de Mme Vân Dung, j’aiparticulièrement apprécié son esprit et la cohérence de ses idées»,avoue Dô Bich Thuy, enseignante au Département de langue et de culturefrançaises .

Dans la famille de Mme Vân Dung, le français setransmet de génération en génération. Pour preuve, sa fille et songendre suivent des études post-universitaires en France. « Comme noussommes très attachés au français, nous enverrons nos petits-enfantssuivre des cours de français. Bien que la société soit aujourd’huiquasi-exclusivement orientée vers l’anglais, le français reste un outilde choix. Nos petits-enfants apprendront les deux », fait savoir M.Thanh Khuê.

On l’a bien compris, cette famille vit au quotidienavec la langue de Molière. Tous continuent à transmettre l’amour pour laculture et la langue françaises à la jeunesse. Un amour intemporel. -VNA

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