Luala concert, quand tradition rime avec modernité

 Luala concert vient de faire un retour impressionnant à Hanoi. Musique classique, traditionnelle, électronique, jazz, chant... la porte est ouverte à toute expérimentation.

 Luala concert - ce programmemusical en plein air créé en 2011 - vient de faire un retourimpressionnant à Hanoï. Au cœur de la ville, artistes traditionnels etmodernes se partagent la scène, ou plutôt le trottoir, pour le plusgrand plaisir des passants ébahis. C’était joyeux, convivial et… à titregracieux. Reportage de la Voix du Vietnam.

Ces samedis etdimanches du 20 avril au 5 mai dernier auront vraiment été des momentsde grâce. Musique classique, traditionnelle, électronique, jazz, chant…C’était la porte ouverte à toute expérimentation… Satisfaction garantie,pour les spectateurs vietnamiens et étrangers mais aussi pour lesartistes impliqués. Quyen Thien Dac, saxophoniste : « Nous avonstravaillé 2 mois durant sur la combinaison entre le cai luong (théâtrerénové) du Sud Vietnam et le jazz. Pendant le concert, toutes lesimprovisations tournaient autour du cai luong, mais les musiciens sesont amusés à y apporter chacun quelque chose de nouveau. Et le résultatnous a étonnés nous-mêmes. Nous en sommes très heureux.»

Quant au groupe Phù Sa, il s’est amusé à marier le jazz avec le ca trù,les chants populaires du Nord, les gongs du Tay Nguyen et la musiquetraditionnelle des H’Mong.
Le public était sous le charme,entraîné par des rythmes galvanisants. « Ce mariage musical met envaleur la diversité des instruments et crée une musique nouvelle, trèsattrayante. », estime Nguyen Hong Loan, une spectatrice.

6concerts en 3 semaines, et tous très différents ! Qui dit mieux ? Si latroupe de musique traditionnelle de la compagnie de cirque « Mon village» proposait une ambiance rurale typique du delta du fleuve Rouge, lajeune chanteuse-compositrice Le Cat Trong Ly amenait son public vers lescontrées les plus lointaines du pays, dans les montagnes du Nord-Ouestou les hauts plateaux du Centre, en faisant intervenir diversinstruments de musique ethnique : guimbarde, gongs… Le Cat Trong Ly : «J’adore ce concert. C’est une chance pour moi de me produire dans unespace nouveau, de vivre une expérience nouvelle. »

A chaqueconcert, une expérimentation. Pour Do Ngoc Minh, président du groupe DX,créateur du Luala concert, le succès de l’édition printemps-été 2013 adépassé ses attentes : « C’est la 4 ème saison du Luala concert, et ladeuxième du programme printemps-été. Nous avons trouvé la bonne formulepour nos prochaines éditions. Désormais, le programme printemps-été seraconsacré à des concerts plutôt expérimentaux combinant tradition etmodernité. Quant au programme automne-hiver, il mettra en valeur lesœuvres de musique classique. »

Le créateur du Luala concertne cache pas son ambition. Il souhaite faciliter l’accès du public à lamusique classique en le rapprochant des artistes. Il veut aussiencourager l’écoute de la musique traditionnelle en proposant toujoursplus de nouveautés et de modernité. Luala concert reviendra en find’année ! Soyez au rendez-vous ! - VNA

Voir plus

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...