L’héritage céramique de la dynastie des Trân

Parmi les 200.000 objets préservés au Musée national de l’histoire du Vietnam, des centaines sont issus de la dynastie des Trân, dont le thông, une jarre typique de l’époque en céramique.

Hanoi (VNA) - Parmi les 200.000 objets préservés au Musée national de l’histoire du Vietnam, des centaines sont issus de la dynastie des Trân, dont le thông, une jarre typique de l’époque en céramique.

L’héritage céramique de la dynastie des Trân ảnh 1La zone du Temple des rois Trân à Nam Dinh témoigne une étape marquante dans l’histoire nationale. Photo : CTV/CVN

Arborant la  forme d'une fleur de lotus, le thông a une panse renflée divisée en huit quartiers égaux. Sur chacun de ces derniers, on y trouve trois petits lotus éclos, sertis de quatre feuilles et plantés en pot, le tout en relief. De 57 cm de haut, le thông, recouvert entièrement d’émail brun, peut peser une cinquantaine de kilos.

Cette jarre a été découverte en 1972 à un mètre sous terre lorsque les habitants du hameau de Tuc Mac du quartier de Lôc Vuong dans la ville de Nam Dinh (province éponyme, Nord) ont creusé un puit dans la zone du Temple des rois Trân. Selon les écrits, elle était un objet courant dans le palais royal, et demeure un bel exemple de la technique de décoration et de fabrication des céramiques sous la dynastie des Trân (1225-1400) dans le Nord.

Liens forts avec le bouddhisme

Le métier de fabrication des objets en céramique s’est fortement développé depuis la fin du XIe. Le céladon, ou porcelaine verte, était typique de la dynastie des Ly (1009-1225) tandis que l’émail brun était plus caractéristique de la dynastie des Trân. Ces céramiques ont émergé au moment où le bouddhisme est devenu une religion nationale, et il n’est pas étonnant d’y retrouver ses deux symboles fétiches, le lotus et le chrysanthème. Certaines pièces pouvaient également représenter des scènes de vie, comme des candidats aux concours mandarinaux honorant leurs ancêtres ou de guerriers sur leurs éléphants avant une bataille.

Ces céramiques étaient lourdes, et cuites à des températures comprises entre 1.000°C et 1.300°C. On les trouvaient régulièrement à Hanoï, mais aussi dans les localités de Hai Duong, Nam Dinh, Hoà Binh, Thai Binh (Nord), Nghê An, ou encore à Hà Tinh (Centre).

 
L’héritage céramique de la dynastie des Trân ảnh 2Le thông en céramique à l’email brun, un trésor de la dynastie des Trân. Photo : MNHV/CVN

Bien que le style se soit étendu sur près de 200 ans, peu d’objets ont pu être préservés jusqu’à nos jours. Les pièces restantes ont cependant su garder tout leur caractère historique, culturel et artistique.

Thiên Truong, des terres chargées d’histoire

Le hameau de Tuc Mac, ville de Nam Dinh (Nord) a été l’un des épicentres de la dynastie des Trân. Selon les historiens, le roi Trân Thai Tông y fit construire en 1239 un palais. En 1262, il plaça la ville au cœur de la région de Thiên Truong nouvellement dessinée par ses soins. De nombreux ouvrages royaux y ont été érigés, dont notamment le palais Trùng Hoa pour le roi lui-même et le palais Trùng Quang pour son père.

À noter que dans l’histoire vietnamienne, le prince héritait habituellement du trône à la mort du roi. Depuis la dynastie des Trân, un nouveau régime intitulé «père roi» avait été mis en place: arrivé à la quarantaine, le roi devait céder le pouvoir à son fils. Sans fonction officielle, il restait néanmoins à proximité pour le surveiller et l’éduquer.

En plus d’être un centre politique, Thiên Truong a été un avant poste militaire stratégique pour repousser les attaques ennemies. Elle a joué un rôle essentiel dans les deux batailles contre les armées sino-mongoles. Lors de la dynastie suivante des Hâu Lê ou Lê postérieur (1427-1789), elle est restée un centre culturel et économique prépondérant pour tout le littoral Nord du pays. La région de Thiên Truong se compose actuellement de la ville de Nam Dinh, des communes au sud des districts de My Lôc et Nam Truc (province de Nam Dinh), et une partie au sud du district de Vu Thu (province de Thai Binh, Nord).

La zone du Temple des rois Trân était délimitée par les deux anciens palais Trùng Quang et Trùng Hoa. À côté de ces derniers, on y trouvait les palais de Dê Nhât, Dê Nhi, Dê Tam, et Dê Tu où habitaient les proches et les mandarins, et qui se situaient au bord des rivières Hoàng Giang, Nhi Hà et Vi Hoàng. Ils étaient considérés comme des remparts de protection pour les deux palais royaux. Mais ces édifices ont été détruits entre temps, et aujourd’hui cette zone ne se compose plus que de deux temples : Thiên Truong (ou temple Supérieur) et Cô Trach (ou temple Inférieur). C’est ici que les archéologues ont découvert de nombreux objets d’époque, dont le thông en céramique présenté au Musée national de l’histoire du Vietnam. – CVN/VNA

Voir plus

Des mannequins présentent l'ao dài de la styliste Lan Huong lors de la Semaine de la mode de l’ao dài 2026. Photo : VNA

Les belles marches de l’ao dài sur la scène internationale de la mode

Le projet «Semaine de la mode de l’ao dài» vise à introduire la tunique traditionnelle vietnamienne sur la scène de la mode mondiale. Après Londres, le projet devrait se poursuivre à Paris et à Milan, deux capitales mondiales de la mode, afin de promouvoir davantage l’identité culturelle vietnamienne.

Trinh Van Quyêt, secrétaire du Comité central du Parti et chef de sa Commission de la sensibilisation, de l’éducation et de la mobilisation des masses, remet les prix A aux lauréats. Photo: VNA

Les 8es Prix nationaux du livre récompensent plus de 50 ouvrages exceptionnels

Deux prix A, la plus haute distinction de ces prix, ont été décernés à « Lich su Viet Nam bang hinh » (L’Histoire du Vietnam en images), ouvrage de Dong A et plusieurs auteurs, publié conjointement par la Maison d’édition de l’Université nationale d’éducation de Hanoi et la Société par actions culturelle Dong A.

L'architecte Thibault Fèbrer et la chanteuse Thanh Tâm interprètent la chanson l’air traditionnel « Bèo dat mây trôi» lors du programme. Photo: VNA

Le programme "Couleurs du printemps" promeut la culture vietnamienne en France

Le programme comprenait des mélodies traditionnelles telles que le « dan tinh » (un instrument de musique) et les chants traditionnels «then» de l’ethnie Tày, des chants populaires Quan ho de Bac Ninh, ainsi que des musiques folkloriques du Nord et du Sud du Vietnam, des extraits de «cai luong» (théâtre rénové) et des chansons populaires célébrant la Patrie, le printemps et l’amour.

Des visiteurs à l'exposition. Photo : VNA

Exposition de peintures et de livres « L’âme vietnamienne en France »

Le Club des amis des mers et des îles du Vietnam en France, en coordination avec l’association Huong Sac Vietnam – Europe, a organisé une exposition de peintures et de livres, placée sous le thème « L’âme vietnamienne en France », qui s’est tenue dans l’après-midi du 7 mars (heure locale) au centre culturel Marius Sidobre, dans le Val-de-Marne, région Île-de-France.

Dans le respect de l’esprit martial, le festival de lutte du village de Sinh interdit formellement toute prise ou tout coup dangereux. Photo : Mai Trang – VNA

Festival de lutte du village de Sinh : une tradition martiale au cœur du Têt

Dans la matinée du 10ᵉ jour du premier mois lunaire, de nombreux habitants et touristes affluent vers l’arène de lutte du village de Sinh (Hue, au Centre), installée dans l’enceinte du temple communal de Lai An. La particularité de l’événement est d’être ouvert à tous les participants, qu’ils soient ou non originaires de la localité. 

Ouverture du 12e Festival de l’ao dai de Ho Chi Minh-Ville 2026, placé sous le thème "Fils de soie dorée – Tisser des aspirations", le 6 mars. Photo: : VNA

Coup d'envoi du 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville

Le 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville propose 17 activités principales tout au long du mois de mars, transformant la métropole en une vaste scène culturelle où l’ao dai s’invite non seulement dans les spectacles artistiques, mais aussi dans la vie communautaire, les espaces urbains et les activités touristiques.

Des femmes en ao dài. Photo: VNA

Le mois de mars resplendit d’élégance avec l’ao dài, tunique traditionnelle

Début mars, les scènes de femmes en ao dài prenant des photos de printemps au bord des lacs, dans les parcs, devant les bureaux, les temples et les sites historiques sont devenues un spectacle familier à Hanoi. Les réseaux sociaux regorgent également d’images et de récits autour de cette tenue élégante, devenue un symbole de la saison dédiée à la célébration des femmes.

Le comité d'organisation rend hommage aux artistes et chanteurs présents lors de la cérémonie d'annonce et d'ouverture du vote pour la 20e édition des Prix Công hiên.

Soobin et Hoa Minzy, premier duo d’ambassadeurs des Prix Công hiên 2026

Le choix de Soobin et Hoa Minzy s’est fondé sur leur stature artistique, leur esprit créatif et leur dévouement, valeurs en parfaite adéquation avec celles des Prix Công hiên (Contributions). Ce choix leur permettra de tisser des liens plus étroits avec un public plus jeune, tout en préservant leur professionnalisme.

L’ikebana incarne l’esthétique et la philosophie japonaise, offrant un regard profond sur la relation entre l’homme et la nature. Photo: Musée des beaux-arts du Vietnam

À l’écoute des fleurs de pêcher sur les ailes de l’ikebana, art floral japonais

Inspirée par la douce brise d’est annonçant le printemps, l’exposition reflète la renaissance des vergers de pêchers le long du fleuve Rouge après le typhon Yagi, qui a causé d’importants dégâts à Hanoi en 2024. Plutôt que de se concentrer sur la perte, l’événement met en lumière la résilience et le renouveau, explorant comment la nature et les êtres humains se relèvent après l’adversité.

Photo: VNA

Intelligence, courage et ambition : les femmes façonnent le Vietnam d'aujourd'hui et de demain

Au Vietnam, les femmes s’imposent comme une force motrice essentielle du développement économique national. Leur influence, loin de se limiter aux secteurs traditionnels, s’étend aujourd’hui de la production manufacturière aux affaires et aux services, en passant par l’entrepreneuriat innovant, l’économie numérique, l’économie verte, l’économie circulaire et la finance inclusive.

Des étudiants de l'Université nationale de Brunei Darussalam à un atelier de décoration avec des motifs traditionnels vietnamiens et brunéiens. Photo : VNA

Au Brunei, le Têt vietnamien devient un pont culturel entre les deux peuples

À l’occasion du Nouvel An lunaire 2026 (Têt traditionnel de l’Année du Cheval), l’ambassade du Vietnam a organisé, les 26 février et 3 mars, une série d’événements consacrés aux coutumes du Têt vietnamien, créant un espace d’échanges culturels riche en couleurs associant promotion linguistique et artisanat traditionnel vietnamien auprès des étudiants et du public brunéiens.